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3 – Des opiniâtres

août 5, 2009

« Il n’y a point de personnes qui aient plus souvent tort que celles qui ne peuvent supporter d’en avoir »
La rochefoucault.

Les opiniâtres sont par définition des personnes extrêmement attachées à leur opinion; Qui veulent toujours avoir raison ou qui ne veulent jamais avoir tort.

Non seulement ces opiniâtres ont toujours tort mais ils se trompent toujours, et lorsqu’ils se sont trompés, ils persistent dans l’erreur par refus de la reconnaître.

« N’auront raison que ceux qui se seront d’abord trompés avec nous »  Devise attribuée à la gauche par JF Revel

Ici nous avons le problème auquel nous sommes confronté en politique, c’est le refus par toute une partie de la population de reconnaître qu’elle s’est trompée ou qu’elle a été trompée – c’est la même chose, puisque si l’on a été trompé, c’est qu’on à fait confiance à tort : qu’on s’est trompé – et qui refuse donc de reconnaître ses erreurs, qui s’obstine et veut avoir raison.

Pour changer, ces personnes se trouvent confronté à deux problèmes : culpabilité et amour-propre, car se tromper est une cause de culpabilité, au moins vis-à-vis de soi, puisqu’il résulte une erreur, une faute de cette tromperie ; Mais à qui attribuer cette faute ?

Un problème d’amour-propre :  qu’on se trompe ou qu’on soit trompé, la reconnaissance n’en est pas facile, car celui-là doit reconnaître ou qu’il est stupide ou qu’il est naïf ou qu’il est incompétent.

La façon de gérer cette situation se fait de deux façons, ou bien ce sera la façon classique des opiniâtres qui refusent de reconnaître qu’ils se sont trompés, soutiennent leurs torts, et sont obligés de nier l’évidence ; Ceci leur permet de rester qualifiés dans le cas où ils sont professeurs ou ont une quelconque responsabilité administrative ; Ou bien encore ils sont obligés de dissimuler, de se mettre la tête dans le sable, de mentir – Ils font donc prévaloir l’intérêt personnel sur l’intérêt général – ils restent ainsi qualifié et peuvent continuer à prétendre ; Ou bien, ils reconnaissent qu’ils se sont trompés, il leur faut alors faire plusieurs choses : gérer la culpabilité qu’ils ressentent, gérer leur disqualification : une andouille qui se reconnaît telle, ne peut plus avoir aucune prétention vis-à-vis d’autrui; – ce qui caractérise un fonctionnaire, c’est une prétention –  Gérer le problème d’amour-propre, de narcissisme, et en dernier terme, remettre en cause toutes ses croyances, revoir tout le logiciel et le mettre à jour ; Enfin gérer les changement induits dans les relations inter personnelles et professionnelles.

On voit donc que ce n’est pas une petite affaire et que la plupart préfèrent le statu quo, s’enferrer dans l’erreur plutôt que faire un travail dont ils se sentent incapables.

Si on prend le cas des patriotes ayant voté pour Sarkozy en 2007, selon une étude publiée en 2009, ces mêmes ne votent plus pour Sarkozy mais ne revotent pas à nouveau FN. Deux ans après, ils n’ont pas encore digéré leur erreur. Imaginez pour les personnes qui ont voté Mitterrand et soutenu le PS et les médias pendant trente ans !

La Loi du Cœur

juin 29, 2009

Charlotte de SOS Racisme

A partir de 2 mn

C’est Hegel qui a exposé la Loi du cœur dans la phénoménologie de l’esprit en 1807.

On en retrouve toutes les caractéristiques :

Elle prétend lutter contre les préjugés alors qu’elle propage ces préjugés.

Elle se bat contre le racisme alors qu’elle excite les communautés les unes contre les autres.

Elle fait ce qu’elle dénonce, elle dénonce ce qu’elle fait.

Elle élabore une humanité souffrante en lutte contre les méchants.

Elle est dans l’épidictique, le beau et le laid – c’est à vomir- dit-elle.

Elle est dans la morale, le Bien et le Mal, mais une morale très poussée.

Elle est extrême, il n’y a pas de juste milieu, ou vous êtes d’accord avec elle, ou vous êtes des Salauds. Vous n’avez pas le droit de ne pas être d’accord, donc :

Elle est fanatique,  ses certitudes sont mieux établies que les évangiles et elle est prête à la violence pour les faire triompher, ( les Nathalie Ménigon et autres XG)

Elle est opiniâtre, rien ne peut la faire changer d’avis.

Elle est de mauvaise foi, mais une cause aussi bonne DOIT ( c’est un devoir) être défendue par tous moyen.

Elle est inconséquente car elle n’écoute que son cœur, elle est aveugle aux conséquences de ses prises de positions, la violence, les morts, les débuts de guerre civile, ne sont que des détails qui doivent céder face à son idéal «uber all »

La loi du cœur est une folie.  Le plus souvent c’est un délire féminin, mais on y trouve aussi des hommes, c’est une maladie de jeunesse qui passe….ou qui ne passe pas !

http://www.fdesouche.com/articles/50165

La passion d’avoir raison.

juin 6, 2009

La tante à Dany

Henry Fielding;  Les aventures de Joseph Andrews

Chapitre X – 3° partie
[Quasi dans son intégralité. C’est l’histoire que lit un enfant]

Histoire de deux amis pour servir de leçon à ceux qui
entreprennent de mettre la paix dans le ménage d’autrui.

« – Paül
– Lisez Paul, c’est une diphtongue, dit adams. [Le précepteur]
– Laissez lire l’enfant sans l’interrompre, s’écria lady Booby : vous m’impatientez.
Alors Jannot continua :
– « Léonard et Paul étaient amis depuis leur enfance, et si attachés l’un à l’autre qu’une longue absence, pendant laquelle ils ne s’écrivirent aucune lettre, ne diminua point leur attachement mutuel. Au bout de quinze ans …… [Ils se retrouvent et Léonard invite Paul à passer une semaine chez lui. Arrivé au château… !]
… Dès qu’il vit l’épouse de son ami, il la reconnut pour l’avoir vue dans une garnison où elle faisait la joie et l’ornement de toute la ville. Elle était fort jolie, et bonne par excellence, mais toujours femme, c’est-à-dire un ange fragile…
Car quoique sa figure fût angélique, son âme n’était que celle d’une femme, dont son opiniâtreté invincible était une preuve convaincante. Deux ou trois jours se passèrent sans que rien ne parût ; mais l’humeur de la dame ayant trop de peine à se contraindre, elle éclata peu à peu. Le mari, qui ne se gênait point pour Paul, y répondait avec tant de vivacité, que leurs querelles étaient aussi fréquentes que leurs conversations, et poursuivies avec autant de chaleur que s’il se fût agi de leur fortune, quoique le plus souvent ce ne fût que des broutilles. Souvent même un rien servait de prétexte pour les aigrir.- Si vous m’aimiez, lui disait-elle, vous ne me chicaneriez point pour une bagatelle. [Reproche de reproche] Le mari retournait l’argument, qui était autant pour lui que pour elle, en ajoutant qu’étant le chef, on devait lui céder. Pendant ces disputes Paul gardait le silence, sans se déclarer ni pour l’un, ni pour l’autre, pas même des yeux, jusqu’à ce qu’un jour qu’elle les avait quittés dans une fureur épouvantable, le mari lui parla en ces termes :
– Que ferai-je, mon cher Paul, de cette femme ? Je l’adore, et je n’ai aucune plainte à faire d’elle. Que ne puis-je lui ôter cette opiniâtreté qui lui fait soutenir tout ce qu’elle avance, en dépit de la raison et du bon sens ! Car, on a beau lui démontrer qu’elle a tort, quoiqu’elle en soit convaincue dans le fond, elle mourrait plutôt que d’en convenir. Ma patience est à bout : que dois-je faire ? Conseillez-moi je vous en conjure.
– Si vous voulez que je vous parle en ami, répondit Paul, je ne puis que vous blâmer. Pourquoi vous, qui condamnez son obstination, vous montrez-vous aussi têtu qu’elle dans les disputes où il ne s’agit de rien d’essentiel. Qu’importe de quelle couleur était la veste que vous portiez le jour où vous l’avez épousez. Voilà pourtant le fond de votre querelle d’aujourd’hui.
Si vous l’aimez si tendrement, que ne la laissez vous dans une erreur qui ne vous porte aucun préjudice, plutôt que de la chagriner et de vous nuire ainsi à vous-même ? Pour moi, si jamais je prends une femme, je ferai un accord avec elle, que celui de nous deux qui sera persuadé de son bon droit dans les disputes de cette nature, sera obligé de céder. Ainsi chacun, prévenu pour son opinion, s’empressera de s’avouer vaincu.
Ils se quittèrent bientôt après, et léonard fut chez sa femme lui faire des excuses, lui disant que son ami lui avait fait voir son tort. Elle se récria sur les vertus de Paul, en quoi le mari la seconda, et tous les deux conclurent que c’était le plus sage et le plus vertueux des hommes. Au souper, elle ne put s’empêcher de le regarder tendrement, en lui disant : – voulez-vous de ce pâté de bécasses ?
– C’est un pâté de perdreaux, ma mie dit le mari.
– Je demande à votre ami s’il veut goûter de ce pâté de bécasses, répliqua la femme ; je dois savoir, apparemment, de quoi le pâté est fait, puisqu’il est de ma façon.
– Si le pâté est de votre façon, repartit le mari, le gibier qui est dedans est de ma chasse, et je puis vous assurer que je n’ai point encore vu de bécasses cette année. Qu’importe cependant ?
Quoique j’aie raison, je vous cède, et les perdreaux seront des bécasses.
– Cela m’est fort indifférent, reprit Mme Léonard : mais je vois clair, et ne puis souffrir qu’on m’en impose. Vous voulez avoir raison : mais votre ami sait de quoi il est question, puisqu’il en a mangé.
Paul ne dit mot, et la dispute ne finit que quand le sommeil les accabla, bien avant dans la nuit.
Le lendemain, la femme rencontra Paul par hasard ; et, sachant qu’il avait parlé pour elle la veille, elle lui tint ce discours :
– Avez-vous jamais vu, monsieur, un homme aussi déraisonnable que mon mari ? Il est fort honnête homme, j’en conviens, mais si entêté qu’il n’y a qu’une femme comme moi qui puisse le supporter. Cependant, il met souvent ma douceur et ma complaisance à des épreuves bien rudes.
– Eh bien ! Madame, répondit Paul, puisque vous me l’ordonnez, il faut que je vous dise la vérité, au risque de vous déplaire. La dispute n’en valait pas la peine, j’en conviens ; mais c’était des perdreaux, assurément. [Parti de Fielding]
– Je vous plains, monsieur, d’avoir perdu le goût, repartit-elle.
– Un mari, reprit Paul, a droit d’espérer quelque….supposé même que vous ayez raison
– Voilà qui est pitoyable, s’écria-t-elle
– Pitoyable tant qu’il vous plaira, continua Paul ; mais madame c’est une vérité. Une femme d’esprit, telle que vous, en cédant, s’assure une victoire bien plus flatteuse, puisqu’elle fait voir que son génie est infiniment supérieur à celui de son époux.
– Mais, mon cher monsieur, pourquoi me soumettrais-je quand j’ai raison ?
– Parce que par là, répondit Paul, vous lui donnerez une preuve de votre tendresse et de votre pitié. Car y a-t-il rien qui excite plus la pitié que de voir une personne aimée dans l’erreur. ?
– Oui, répliqua la femme ; mais ne suis-je pas obligée de l’en tirer ?
– Avez-vous vu, demanda l’ami, que vos disputes se soient terminées par l’aveu qu’il avait tort ? Plus nous sommes dans l’erreur, plus nous sommes honteux de l’avouer. J’ai toujours remarqué que dans les querelles, celui qui a tort fait le plus de bruit.
– J’avoue qu’il y a une apparence de vérité dans ce que vous venez de dire, repartit Mme Léonard, et je suis résolue à suivre vos conseils.
Léonard entra comme elle achevait de parler, et Paul se retira. Le mari s’approcha gaiement de sa femme.
– Je suis fâché, ma mie, de la sottise que j’ai faite hier au soir.
– Je dois cet aveu à votre complaisance, lui répondit-elle, car je suis fâchée de m’être emportée pour si peu de choses. D’ailleurs j’avoue mon tort.
Ceci fut suivi d’une petite contestation d’amitié ; après quoi, elle lui dit que Paul avait décidé contre elle ; ce qui donna occasion à tous deux de faire l’éloge de leur ami commun.
Paul coulait chez son cher Léonard des jours tranquilles, les disputes étant devenues, grâce à ses sages conseils, moins fréquentes et moins aigres entre le mari et la femme. Mais le diable, qui ne peut souffrir de nous voir heureux, se mêla de brouiller encore le ménage. Paul était toujours le conseiller de l’un et de l’autre : c’était lui qui décidait de tout, et il n’oubliait jamais le dogme de la soumission, quoiqu’en particulier, il donnât tort aux absents ; ce qui était le contraire de ce qu’il faisait au commencement.
Un jour qu’il était absent, une dispute s’étant élevée, ils convinrent de s’en rapporter à ce qu’il en déciderait. Le mari parut persuadé qu’il serait pour lui ; mais la femme lui dit qu’il pourrait bien se tromper, puisque son ami était convaincu qu’elle avait presque toujours raison, et que s’il savait tout…
– Je ne veux rien savoir, répondit le mari : mais si je vous disais ce que je sais mais vous ne croiriez pas que mon ami vous fût si fort dévoué.
– Puisque vous m’y forcez, reprit-elle, je vous en convaincrai. Souvenez-vous de la dispute que nous eûmes au sujet de l’école de mon fils ; j’ai cédé par compassion pour vous, quoique j’eusse raison, et que Paul lui-même me l’ait dit.
– Je ne doute point de la vérité de ce que vous m’avancez, répondit le mari ; mais à mon tour, je puis vous assurez qu’il me dit au sujet de cette même dispute que j’avais bien fait, et que lui à ma place aurait agi de même.
Ils continuèrent à se raconter réciproquement tout ce qu’il leur avait dit en particulier, sur la promesse d’un secret inviolable. A la fin, se croyant mutuellement, ils se récrièrent sur la trahison de Paul, et conclurent qu’il avait été l’auteur de toutes leurs querelles. Ensuite chacun se blâma des fautes passées, et ils s’efforcèrent réciproquement de se donner des preuves d’une complaisance achevée, tandis que Paul devint l’objet de leur exécration. Cependant la femme, qui craignait les suites de cette tracasserie, engagea son mari à dissimuler jusqu’au départ de Paul pour sa garnison, qui était fixé au lendemain, et ensuite de ne le plus fréquenter.
Le procédé de Paul paraîtra peu sensé. Cependant, sa femme lui fit promettre de suivre ce qu’elle lui avait conseillé ; mais la froideur, tant du mari que de la femme, fut bientôt remarquée par Paul, qui, tirant son ami à part, le pressa si fort, qu’il lui dit de quoi il était question. L’autre lui conta tout ce qui s’était passé, et l’assura de la pureté de ses intentions. Léonard lui reprocha un secret gardé mal à propos, et Paul, à son tour, le railla sur ce qu’il ne cachait rien à sa femme. La conversation s’aigrit de part et d’autre ; le mari alla jusqu’à lui reprocher qu’il brouillait son ménage, et qu’il l’avait mis sur le point de se séparer d’avec sa femme, si leur mutuelle confiance n’avait éclairci le mystère, Paul répondit … »

Ici, l’enfant fut interrompu par un évènement que vous allez apprendre dans un autre chapitre.

Qui est-elle ?

juin 6, 2009

Elle a toujours voté à gauche, ses parents le faisaient, elle le fait. Elle s’est toujours positionné du coté du Bien, non pas comme ces infâmes capable de voter pour la bête immonde; Hé oui, elle n’a rien à se reprocher, elle peut se regarder en face dans un miroir, Monsieur, sa conscience est propre; Jamais, de toute sa vie,  elle n’a dévié d’une ligne morale sévère.

Oui, la tolérance, la justice sociale, l’égalité pour tous, voilà les valeurs qu’elle a défendue avec acharnement, et qui, à l’automne, font la fierté et l’honneur d’une vie entièrement dévouée à son prochain !

La tante à Dany ?

De la crainte et de la confiance

juin 6, 2009

Comment les personnes qui sont dupes depuis 40 ans, qui ont cru à tous les mensonges, avalé  toutes les couleuvres, y ont crû dur comme fer, qui se sont battues avec acharnement pour réaliser cette merveilleuse société que les politiques de gauche leur promettaient ; Comment donc ces personnes pourront-elles demain se regarder dans le miroir en se disant :

 » c’est moi qui ait mis tout cela en place, la violence, l’insécurité, les agressions, les vols, les meurtres, je croyais bien faire, et j’ai convaincu untel et untel et untel  ? »

Ces personnes reconnaîtront-elles leurs responsabilités ou préfèreront-elles se mettre le nez dans le sable comme l’autruche refusant de voir les problèmes qu’elles ont créés ?

Comment feront-elles pour vivre sous des regards plein de reproches, même s’ils ne le sont pas, ou si le public ne sait pas. – les conjoints ou les enfants eux sauront toujours.  Autrefois elles se seraient retirées loin du monde, dans un couvent, cacher leur honte.

La situation devient dangereuse parce que les responsables de ces problèmes, les coupables pourraient choisir de faire disparaître les témoins gênants, ou leurs éventuels juges. Si bien que la situation devient délicate pour tout le monde.

De la crainte et de la confiance :

« Toutes les choses à craindre le sont davantage quand elles sont dues à une faute qu’il n’est pas possible de réparer, ou parce que le remède est impossible en soi ou parce qu’il ne dépend pas de nous mais de nos adversaires. »

Sont à craindre :

« La haine et la colère de gens ayant pouvoir de nous faire grand mal ; car il est évident qu’ils le veulent ; aussi sont-ils prêts de le faire – L’injustice si elle a ce pouvoir ; car c’est par une préférence raisonnée que l’injuste est injuste. – La vertu outragée, si elle a ce pouvoir ; car il est clair que quand elle est outragée, elle en a toujours l’intention, et notre hypothèse lui en prête le pouvoir. – La crainte éprouvée par ceux qui ont pouvoir de faire quelque mal ; car il est évident que l’homme animé de ce sentiment s’est, comme les précédents, préparé à l’action. – comme la plupart des hommes sont moins bons qu’il ne devraient, dominés par le désir du gain et lâches dans les dangers, c’est la plupart du temps chose à craindre que d’être à la merci d’un autre ; par conséquent, il est à craindre que les complices d’une mauvaise action ne nous dénoncent ou que les lâches ne nous abandonnent dans le danger. – Ceux qui ont le pouvoir de commettre une injustice sont à craindre pour ceux qui la peuvent subir ; car, le plus souvent, les hommes commettent l’injustice, quand ils en ont la faculté. – De même ceux qui ont subi ou croient subir une injustice ; car ils sont toujours à l’affût d’une occasion. – Ceux qui ont commis une injustice sont également à craindre, s’ils ont le pouvoir d’agir, parce qu’ils craignent d’en subir une à leur tour ; en effet, selon notre hypothèse c’est là une chose à craindre. »

« La crainte est une peine et un trouble consécutif à l’imagination d’un mal à venir pouvant causer destruction ou peine »

Aristote; Rhétorique.

La tante à Dany

juin 5, 2009

Extraits d’une conversation prise sur FDESOUCHE

Pierre 1er
Commentaire Nº15 – 4/6/2009 – 11:43

Faudra-t-il qu’un flic soit grillé vif dans sa voiture, et qu’on voie le film au téléphone portable sur internet, avec les commentaires hilares des “jeunes” ponctuant les souffrances du flic pour que nos abrutis de compatriotes se mettent à comprendre ce qui se passe ?

dany
Commentaire Nº30 – 4/6/2009 – 13:22

Pierre 1er 15
Réponse:oui.
Ils sont abrutis, lobotomisés, et en plus la peur au ventre. Comme les autruches, ils se mettent la tête dans le sable, et se conditionnent à dire que tout est beau, tout va bien, et que c`est partout pareil!!
Ma belle mère en est le parfait exemple, pour elle le coran, c`est bien, les muzz, y en a pas beaucoup. Bref, l`abrutie dans toute sa splendeur.

Pierre 1er
Commentaire Nº31 – 4/6/2009 – 13:34

Dany
Commentaire Nº30
J’ai une tante comme ça, moi aussi : très “vieille France”, catholique pratiquante, chante dans les chœurs à l’église, mari militaire de carrière : faut pas lui parler du FN, c’est l’Antéchrist !!
Elle doit voter UMP en croyant que c’est souverainiste, comme de Gaulle…

dany
Commentaire Nº32 – 4/6/2009 – 13:49

Pierre 1er 31
Pour ma belle mère, ce n`est pas du tout ce que fait et pense votre tante.
Elle habite près de Rennes, et ne voit rien de ce qui se passe. Elle a même osé me dire qu`elle ne savait pas ou je prenais l’idée qu`en Bretagne, il y avait des mosquées.
Et puis, j`en passe et des meilleurs.
Quand j`ai dit abrutie, j`étais très très poli.
Je vous la recommande même pour un dîner de cons!

http://www.fdesouche.com/articles/45161

En quelques mots un caractère est peint, un caractère courant que chacun connaît, un archétype. Je prends mon goupillon et baptiste ce caractère : la tante à dany. J’aurai l’occasion d’y revenir.

Une opinion de Giaccomo Casanova

juin 2, 2009

« La jaserie des femmes savantes n’en impose qu’aux sots. Il n’y a pas une seule grande découverte faite par une femme. Le sexe manque de cette vigueur que le physique prête au moral ; mais dans le raisonnement simple, dans la délicatesse du sentiment, enfin dans le genre de mérite qui tient plus du cœur que de l’esprit, les femmes nous sont bien supérieures. »

Mémoires

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De l’amour propre

juin 2, 2009

« La conversation s’anima, c’est-à-dire, elle parla beaucoup et je répondis fort peu; mais comme toutes mes monosyllabes servaient de liaison à ses phrases,  cela pouvait s’appeler une conversation.

Je me souviens qu’elle me fit des avances très marquées. Je lui trouvais de la raison, elle en fut flattée parce qu’elle en manquait. J’eus le secret en peu de mots de dire plusieurs sottises ; elle loua mon esprit ; j’en fus enchanté parce que personne ne m’en trouvait. L’amour propre noua nos chaînes, il en forme bien plus que la sympathie ; et voilà pourquoi elles durent si peu, c’est qu’on cesse de se flatter à mesure qu’on se connaît, et les liens se relâchent à mesure qu’on néglige le principe qui les a serrés. »

Histoire de la félicité ; Voisenon

Du coeur et de la raison

juin 1, 2009

« Depuis longtemps, Alcipe, je désire vous ouvrir mon cœur, et de vous marquer ma confiance, bien moins en vous donnant des conseils, qu’en vous découvrant mes fautes ; vous oublieriez les uns, vous retiendriez les autres ; des préceptes sont plus difficiles à suivre, que des défauts à éviter : un modèle de vertu fait souvent moins d’impression qu’un modèle d’imprudence.

« J’ai été jeune : mon père, qui était plus rigide qu’éclairé, me donna une éducation dure et me dégoûta de la raison, en me l’offrant avec trop de sévérité ; il intimida mon esprit au lieu de l’éclairer, et dessécha mon cœur à force de réprimandes, au lieu de le nourrir et de le former par la douceur.

« Les premières leçons qu’on donne aux enfants doivent toujours porter le caractère du sentiment ; l’intelligence du coeur est plus prématurée que celle de l’esprit ; on aime avant que de raisonner, c’est la confiance qu’on inspire qui fait le fruit des instructions qu’on donne.

« Mon père n’en usa pas ainsi. Le titre de père me donna plutôt une idée de crainte que de tendresse, la contrainte où j’étais me fit prendre un air gauche qui ne me réussit pas ; quand je débutais  dans le monde, mes raisonnements étaient assez justes,  mais dépouillés de grâces, et bien souvent la bonne compagnie ne juge de la solitude (sic) de l’esprit que par son agrément.

« Mon père m’avait présenté dans quelques maisons, et m’avait répété bien des fois que le point essentiel pour réussir était d’être complaisant ; mais pour l’être, sans passer pour un sot, il faut de l’usage du monde dans celui qui a de la complaisance, et du discernement dans ceux qui en sont les objets ; il faut qu’on sache gré à quelqu’un de se prêter aux goûts différents des sociétés, et l’on ne peut pas lui en savoir gré qu’on ne lui en suppose de contraires qu’il sacrifie : vous êtes assez payé de vous plier à la volonté d’autrui, lorsqu’on est persuadé que vous pouvez en avoir une à vous.

«  Mon esprit était trop intimidé pour me faire sentir cette distinction, les gens chez qui j’étais reçu étaient trop bornés pour s’en apercevoir ; J’y allais tous les jours faire des révérences en homme emprunté ; des compliments en homme sot ; et des parties d’ombre, en homme dupe. En un mot, je les ennuyais avec toute la complaisance possible, ils me le rendaient avec toute la reconnaissance imaginable. »

Histoire de la félicité ; Voisenon

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Détournement

mai 28, 2009

Des princesses

« De là vient que les princesses, en dehors du fait qu’elles n’entendent jamais la vérité à propos de quoi que ce soit, enivrées par cette liberté licencieuse qu’entraîne le pouvoir et par l’abondance des plaisirs, plongées dans les délices, se trompent tellement et ont l’esprit tellement corrompu, en se voyant toujours obéies et presque adorées avec des honneurs et une révérence extrême, sans jamais subir de reproches ni même être contredites, qu’elles tombent de cette ignorance dans une présomption sans limites, au point qu’ensuite elles n’admettent plus de conseils ou d’avis d’autrui. Et parce qu’elles croient que savoir régner est une chose fort aisée, et que pour y parvenir il n’y a pas besoin d’autre art ou d’autre science que la seule force, elles appliquent leur esprit et toutes leurs pensés à conserver la puissance qu’elles ont, estimant que le vrai bonheur est de pouvoir faire ce qu’elles veulent.

C’est pourquoi certaines haïssent la raison et la justice, parce qu’elles leur semblent être un certain frein et un moyen qui pourrait les réduire en servitude et diminuer leur plaisir et la satisfaction qu’elles ont de régner, si elles voulaient les observer ; il leur semble aussi que leur pouvoir ne serait pas parfait ni entier, si elles étaient contraintes d’obéir au devoir et à l’honnête, parce qu’elles pensent que celle qui obéit n’est pas véritablement une princesse. »

Castiglione; le livre du courtisan; 1580

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J’avoue……………; la citation est à mettre au masculin et s’adresse en réalité aux seigneurs.