Archive for the ‘Un système’ Category

L’utilité du coùt des fonctionnaires

mars 14, 2012

–  Voici ce que dit l’économiste Marc Rousset sur les coùts de la fonction publique :
http://www.europemaxima.com/?p=2204

«Il convient de garder présent à l’esprit que les dépenses collectives représentent seulement 46,6 % de la richesse nationale en Allemagne, tandis que la France détient le record mondial de la dépense publique, soit 56,6 % de son P.I.B. Cette différence de 10 % du P.I.B. s’explique pour plus de la moitié par les dépenses de personnel : la France compte 5,3 millions de fonctionnaires alors qu’ils ne sont que 4,7 millions outre-Rhin, pourtant plus peuplé. À degré de fonctionnarisation égal, les agents français ne devraient être que 3,5 millions (Jean-Pierre Robin, dans Le Figaro Économie, 12 septembre 2011, p. 28). Marine Le Pen n’a pas le courage de s’attaquer au problème fondamental du nombre trop élevé de fonctionnaires français dont les salaires représentent 13 % du P.I.B. en France tandis qu’ils représentent seulement 7 % du P.I.B. en Allemagne, ce qui signifie que quinze ans de mauvaise gestion de nos fonctionnaires en France représente la totalité de la dette publique française de 1680 milliards d’euros !»

Gauche et Droite sont comme les deux doigts de la main, ils ne s’opposent pas l’un à l’autre, mais marchent ensemble.

Lorsque les ouvriers et la masse prolétaire – ceux qui n’ont que leur force de travail à vendre et ne comprennent rien à rien – lorsque ces prolétaires sont las d’être gouvernés par la droite, alors les démagogues de gauche arrivent avec leurs promesses mirifiques, qu’ils tiennent en partie en endettant le pays et le mettant ainsi dans la main des banquiers. L’inflation consécutive à la hausse des salaires reprend tout ce qui a été accordé, et les ouvriers payent chaque jour de leur sueur ces droits acquis. La gauche étant incapable de faire tourner correctement l’économie d’un pays, et pour cause, la droite revient au pouvoir et le cycle se poursuit.

Une fois le pays en situation de faillite, ses créanciers, des banquiers, en prennent le contrôle comme l’explique le père regimbald dans l’article ci-dessous.

Sommes-nous comptables des engagements pris par la république en notre nom ?

avril 24, 2010

Aristote ; Politique, livre  V / 4-12

Les origines et les causes des séditions et des révolutions.

« L’agitation atteint les régimes tantôt par violence, tantôt par ruse : par violence et alors la contrainte s’exerce immédiatement, dès le début, soit ultérieurement ; car la ruse peut aussi agir de deux façons ; tantôt après avoir abusé le peuple, on change la constitution avec son consentement ; puis, plus tard, on garde le pouvoir par la violence, sans son consentement. Tantôt on use de persuasion au début ; et ensuite, ces hommes, « mis en condition » par la persuasion, on les gouverne de leur plein gré. »

Aristote ; Politique ; Livre VI / 4-15

Les différentes formes de démocratie.

« Quant à la dernière espèce de démocratie, à cause de la participation de tous au pouvoir, ni toute cité n’est à même de la subir, ni elle-même ne peut se maintenir facilement sans avoir de bonnes assisses grâces à ses lois et à ses moeurs. Pour édifier cette démocratie, les dirigeants donnent d’ordinaire de la force au peuple en lui adjoignant le plus de gens possible et en donnant le droit de cité non seulement aux fils légitimes, mais encore aux bâtards et aux enfants dont un seul des parents est citoyen : je veux dire le père ou la mère ; tout le monde, en effet, convient à une démocratie de ce genre. Voilà comment d’ordinaire les chefs du peuple (dem-agogues) établissent leur régime ; toutefois cette adjonction de citoyens ne doit se faire que jusqu’au point où la masse l’emporte en nombre sur les notables et la classe moyenne, et ne pas dépasser cette limite. En effet, en allant au-delà, on accroît le désordre dans l’Etat et l’on incite les notables à tolérer encore moins facilement la démocratie ; ce fut précisément la cause de la révolte à Cyrène. Un mal, inaperçu lorsqu’il est léger, saute davantage aux yeux quand il a grandit.

De plus, sont utiles aussi pour une démocratie de cet sorte des mesures semblables à celles qu’utilisèrent, à Athènes, Clisthène, lorsqu’il voulut renforcer la démocratie et, à Cyrène, les fondateurs du régime populaire ; Il faut créer d’autres tribus et phratries plus nombreuses, regrouper les cultes privée en un petit nombre de cultes publics et user de tous artifices pour que les citoyens se mêlent le plus possible les uns aux autres et que leurs relations anciennes sont rompues.

De plus, les dispositions propres à la tyrannies, de l’avis général, conviennent toutes à cette démocratie ; je veux dire, par exemple, l’insubordination des esclaves (qui pourrait être utile jusqu’à un certain point) , des femmes et des enfants, et l’indifférence au genre de vie que chacun veut mener ; on aura de fait, grand intérêt à venir en aide à un régime de ce genre, car la multitude trouve plus d’agrément à vivre dans le désordre que dans une sage discipline. »

Aristote ; Politique ; Livre III / 2-2

Qui est citoyen ?

Gorgias de Léontini, peut-être moitié conscient de la difficulté, moitié par ironie disait : «  Les ustensiles faits par les fabricants de mortiers sont des mortiers, et de mêmes sont les Larisséens les citoyens « fabriqués » par leurs « démiurges », car certains de ces magistrats sont des « fabricants » de Larisséens. » [ les magistrats Larisséens donnent la citoyenneté Larisséenne à des étrangers, ce sont donc des fabricants de Larisséens.]

Mais la chose est bien simple, si ces aïeux participaient au pouvoir politique dans le sens de la définition donnée, ils étaient citoyens, car la définition du citoyen comme « né d’un citoyen ou d’une citoyenne » ne saurait s’appliquer aux premiers habitants ou fondateurs d’une cité.

Mais voici une chose qui crée peut-être plus de difficulté : c’est le cas de ceux qui ont acquis le droit de cité à la suite d’une révolution et dont on a un exemple dans les mesure prises par Clistène à Athènes après l’expulsion des tyrans : il incorpora dans les tribus beaucoup d’étrangers et d’esclaves domiciliés. La difficulté dans leur cas est de savoir, non pas qui est citoyen, mais si tel citoyen l’est légitimement ou non. Toutefois on pourrait encore ajouter cette question : n’est-il pas vrai qu’un citoyen, s’il ne l’est pas légitimement, n’est pas du tout un citoyen, car les termes « illégitimes » et « faux » se valent ? Mais puisque nous voyons aussi certains magistrats exercer illégitimement leur pouvoir – pouvoir dont nous affirmons la réalité mais non la légitimité – .et que, d’autre part, le citoyen se définit par un certain pouvoir, il faut évidemment dire que ces gens-là sont aussi des citoyens.

III 1- Quant à savoir s’ils sont citoyens légitimement ou illégitimement, ceci se rattache étroitement à un débat précédemment exposé. Des gens, en effet, se demandent à quel moment c’est la cité qui agit et quand ce n’est pas la cité : par exemple, lorsqu’on passe d’une oligarchie ou d’une tyrannie à une démocratie. Certains alors refusent de s’acquitter des engagements contractés, sous prétextes que ce n’est pas la cité, mais le tyran qui les a pris ; Ils rejettent aussi beaucoup d’autres obligations de même genre, sous prétexte que certains régimes ont pour raison d’être la domination et non l’intérêt général. Si donc on a une démocratie de ce type, il faudra attribuer à cet Etat les actes de ce régime au même titre que ceux de l’oligarchie ou de la tyrannie.

Les adoubements

octobre 3, 2009

et disqualifications

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les pouvoirs publics ont décidé de disqualifier les Français : d’en faire des étrangers dans leur propre pays, de leur retirer leurs droits naturels, voilà le but recherché derrière les prétextes humanistes avancés. En dénigrant sans arrêt les Français, les pouvoirs publics les délégitimisent, leur retirent toute prétention dans leur propre pays, en résumé, selon les pouvoirs publics, les Français sont  :  » des beaufs alcooliques, idiots, racistes, leur religion est débile, ils ont un passé honteux d’esclavagistes, d’exploiteurs colonialistes, qui, avant 1789, vivaient sous la domination de tyrans, dans l’obscurantisme et la noirceur.  »  : Ils n’ont donc aucun droit dans leur propre pays, voici ce qui doit être entendu et voilà la nouvelle élévation spirituelle enseignée aux Français : « Vous êtes des moins-que-rien ! » Le but de cette doxa est de fabriquer des loosers, des vaincus, des gens qui ont renoncé à se battre, il s’agit de tuer dans l’œuf toute volonté de rébellion.

Cette disqualification se fait à plusieurs niveaux, à l’école, par la police, et dans les médias. A l’école en enseignant une histoire fausse dénigrant le passé;  en donnant un lait empoissonné aux enfants ; en leur inculquant des principes faux comme l’identité homme-femme, la disqualification est alors une conséquence résultant de l’ignorance. Par la police, en promouvant des personnes trop autoritaires, ayant une revanche à prendre ou cherchant une reconnaissance publique indue, des hommes qui ne sont pas simplement amoureux  des  « effets extérieurs de l’obéissance des hommes, séparés de la vue de leurs pensées», mais des ambitieux qui «veulent commander à des hommes» et dont le «plaisir consiste dans la vue des mouvements de crainte et d’admiration qu’ils excitent dans les autres. » La sélection ne se fait pas au mérite, mais au caractère, sont choisis les personnes qui « veulent exciter des mouvements de terreur, de respect et d’abaissement sous leur grandeur, et des idées conformes à ces jugements par lesquels on les regarde comme puissants. » car ces personnes plaçant leur bonheur dans les pensées d’autrui et s’estimant elles-mêmes en fonction des mouvements de crainte qu’elles excitent, trouvent leur plaisir dans ce beau rôle. Les hommes, dit Aristote, font le mal pour deux raisons : gain ou plaisir, ici les deux motivations sont réunies.

Du plaisir. Aristote,

« Le désir est une impulsion vers l’agréable »

« Vaincre est agréable, non seulement pour les ambitieux, mais pour tout le monde, car il se produit  une imagination de supériorité »

« De même; les honneurs et la bonne réputation sont parmi les choses agréables, parce que chacun imagine qu’il possède les qualités de l’homme de bien, surtout quand ceux qu’il tient pour véridiques l’affirment. »

« En outre, comme les hommes sont la plupart du temps ambitieux, il est nécessairement agréable de censurer le prochain et de lui commander. »                                           Rhétorique; Livre 1:

Il serait utile de faire une analyse structurelle, qui mettrait en rapport le rôle social des fonctionnaires avec le caractère des hommes remplissant ces rôles, comme le fait Lavau, même s’il est désinformé à propos de l’inquisition, il a raison dans l’esprit :

« La Sainte Inquisition sous les rois Très Catholiques a fonctionné avec peu de sadiques vraiment maladifs : essentiellement le Grand Inquisiteur. Pour le reste, les carriéristes ont suffi presque partout. Opportunistes, les carriéristes ont flairé où étaient les carrières sûres et juteuses : dans l’administration royale. Le roi avait besoin de terroristes assis, pour terroriser son peuple, ils ont fait carrière dans le terrorisme assis, sans autres scrupules ni “états d’âme. »

La disqualification des Français passe donc ensuite par les médias, elle est peu visible car les journalistes n’expriment pas eux-mêmes leurs opinions, ils invitent sur les plateaux TV des porte-parole, des personnes qui expriment leurs idées à leur place. Pour les autres moyens, ils ont été exposés ailleurs.

Or, pour en venir au point central, cette disqualification des français, leur estrangéation – ce procédé qui vise à en faire des étrangers dans leur propre pays, à nier leurs droits de citoyens vivant sur la terre de leurs ancêtres – cette déligitimisation se fait en parallèle avec l’adoubement d’étrangers dont on fait des citoyens français avec tous les avantages financiers y afférant, mais en outre, ils sont invités dans les émissions TV, on leur demande leurs avis à propos des indigènes de ce pays(les Français), on leur donne des postes dans l’administration: ON LES ADOUBE, on leur accorde des privilèges, par une promotion scolaire passant par la discrimination aux dépends de français, qui se trouvent ainsi dépouillés indirectement de leurs biens et de leurs droits.

Lorsque des associations soutiennent des étrangers en situation illégale, et exigent qu’il leur soit donné des papiers en faisant des citoyens Français,  ces associations cherchent à adouber ces étrangers; elles usurpent ainsi un droit fondamental, celui du peuple Français, qui seul détient le pouvoir d’accorder la citoyenneté Française (dans une démocratie réelle). Ces associations sont dans l’illégalité, elles s’expriment en nom et place des Français, elles s’approprient un droit d’état qu’elles n’ont pas, elles piétinent la démocratie. C’est une usurpation d’identité, celle du peuple français, de ses représentants et de l’état censé les représenter. Pour parvenir à ce point d’inertie, il a fallut faire accepter l’inacceptable aux Français, d’où la propagande et les autres procédés visant à les asservir et à les disqualifier à leurs propres yeux.

Le système est structuré de telle sorte qu’il n’y ait jamais d’adoubement, de transmission de légitimité, d’un Français à un autre Français ; D’un Français appartenant à la génération 40-60, détenteur d’une autorité quelconque mais reconnue par l’ensemble de l’opinion, à un Français de la génération 15-25, car c’est à ce moment que les procédés d’adoubement ont lieu et sont le plus nécessaire et les plus efficaces. Le système scolaire organise bien des épreuves qui sont censées valoir initiation, mais le diplôme est un fétiche vide qui ne remplit pas de rôle d’adoubement; L’armée qui était censée faire des enfants des hommes, n’était que la continuation de l’école par d’autres moyens, mais visait toujours à la veautisation des français.

Ces problèmes d’adoubement sont typiquement de l’ordre du religieux.

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Mes posts sont des accusations à charge contre le système, mais le procès en biennitude est la doxa, que tout le monde connaît, et qui n’a pas besoin d’être répété ici.

Looser : avec deux O pour rendre la sonorité équivalente. Loser : perdant. Loose : détendu, lâche, flottant, relaché.

Lavau : le site est intéressant par l’élaboration de concepts sociaux originaux.

http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/index_psycho.html

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Quel est mot dont la définition est : acte par lequel est donné la citoyenneté d’un pays ? Adouber, c’est remettre solennellement ses armes et armures au chevalier. L’acte qui consiste à inviter une personne sur les plateaux TV pour qu’elle s’exprime devant les français, l’air de dire: vous êtes le bienvenu, vous êtes chez vous, vous avez le droit, est une forme d’adoubement, mais les mots manquent pour exprimer l’acte dans la langue française.

Adoubement de Lancelot

Adoubement de Lancelot

Système et idéologie

septembre 21, 2009

Questions réponses 2 – Jean-Pierre CHEVALLIER, business économiste

« Question : Une remarque de ce post m’a plus particulièrement fait réagir, c’est celui qui dit qui tout ceci (dette, déficit etc…) n’intéressent personne en France. Je pense, mais c’est tout à fait personnel et discutable, que cela tient plus à un (malheureux) déficit en culture économique qu’un véritable dédain. Je suis moi-même titulaire d’un diplôme du supérieur et les (maigres) connaissances économiques que je possède viennent de livres généraux ou de revues spécialisées (aucune formation, même minimale, formation nécessaire pourtant aujourd’hui pour quiconque prétend être informé).

En fait, plus je lis d’articles ou de billets économiques comme les vôtres, plus je me demande si ça n’est pas précisément cette ignorance qui nous coûte très cher… Les Français ne sont des veaux que dans la mesure où ça profite au berger…

Réponse : Hé oui ! Le problème fondamental est le manque de culture économique et financière des Français, même dans les milieux dits bien informés, économiques, et libéraux… et ceci nous coûte cher ! cf. la réaction des Américains face à la grève dans le métro à New York, ou aux fonds de pension… rejetés même par Laurence Parisot et par les libéraux…»

viaQuestions réponses 2 – Jean-Pierre CHEVALLIER, business économiste.

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« Pourquoi cette initiative ?
Ni les citoyens ni la classe dirigeante n’ont une idée précise de l’efficacité des différentes façons d’administrer un pays. Les chiffres de croissance ou de création d’emplois dans les pays qui mènent une politique alternative sont généralement inconnus. Les citoyens forment leur opinion sur la base de sentiment, d’intuition vague ou sur base d’une idéologie rigide. Même nos dirigeants décident les lignes politiques sur base des mêmes motifs irrationnels, et non pas sur des critères scientifiques ou des constatations empiriques.»

http://www.workforall.org/html/faq_fr.html

*

La perception due à l’idéologie :« une société pervertie par le « néo libéralisme », une sorte de « jungle ultra libérale » sans foi ni loi, mondialisée, dérégulée, ou la concurrence nécessairement la plus sauvage broie les plus faibles.»

Et la réalité : une société étatisée, entièrement socialiste,ici :

http://www.objectifliberte.fr/2009/09/une-societe-liberale-ou-ca.html

La conscience selon Hegel- III

septembre 18, 2009

Marx n’a pas inventé le concept de « classe sociale », celui-ci est exposé de façon très claire dans la politique d’Aristote, c’est une lutte pour le pouvoir entre différentes factions qui n’ont pas les mêmes intérêts.  Il n’a pas inventé le concept de conscience, celui-ci se trouvait chez Hegel, et enfin Marx n’a pas inventé non plus le concept de conscience de classe, celui-ci se trouvait chez Aristote, ici :  Aristote; Politique; Riches et pauvres; Marx, comme tous ces intellectuels partisans, a surtout rendu les choses obscures; sa renommé vient probablement de la publicité que lui a fait sa propre communauté à travers les médias qu’elle détient; De la même façon qu’aujourd’hui, la célébrité des artistes vient de la voix des médias plutôt que de leur talent, exemple, Amy Winehouse…..

La conscience comme exposé par Hegel et Aristote se forme lentement au fil des années qui comptent, principalement les années de l’enfance, et selon les modalités du vécu de ces années : des expériences de vie. Ce qui différencie par exemple un Barnier : le ministre,  d’un SDF alcoolique, c’est que l’un a accumulé dans sa mémoire des expériences pénibles, douloureuses et que celles-ci sont présentes à chaque instant dans sa conscience : il boit pour compenser le stress qu’il éprouve, il se sent disqualifié et minable, alors que le premier par les souvenirs d’expériences rassérénantes, de confort de vie aisé, d’adoubement, est sûr de lui-même, bien dans sa peau et se sent qualifié. Ce qui veut dire que la différence entre l’un et l’autre n’est pas une différence d’intelligence ou d’utilisation adroite de la raison, mais une différence d’état de conscience. Pour l’un et l’autre, la vérité de la réalité (le réel) sont différentes, ils jugent de la réalité à travers leur état de conscience, celle-ci venant de la somme des expériences accumulées en mémoire. Il est évident qu’une personne déprimée n’aura pas la même appréciation des évènements à venir qu’une personne optimiste, c’est une différence de subjectivité, les « sujets » sont différents. Même si la conscience est un état relativement stable dans le temps, elle varie aussi en fonction des circonstances provisoires, telle situation rendra joyeux, ou provoquera telle émotion affectant l’état de conscience, puisque sentiment et émotion sont des affects de la conscience.

Pour résumer on pourrait dire : une conscience « EST », rien d’autre ! Elle est dans l’immédiateté, le « ici et maintenant ». Elle ne raisonne pas. Elle est sa propre vérité. C’est un état stable. Les consciences communiquent entre elles : elles sentent; l’état de conscience d’une personne est ce que l’on ressent à son contact.

Pour faire une comparaison qu’on me pardonnera, mais la citation n’est pas de moi :

« Une femme qui n’est pas capable de réflexion trouve quelque soulagement dans la petitesse même de ses vues, elle ne sort point du tourbillon qui l’environne. Elle ne voit rien au delà du présent. En un mot, elle ne pense point. » Histoire de Clarisse ; Richardson

C’est cela une conscience : ce qui est présent dans le ici et maintenant !

Les deux premiers articles:

la-conscience-selon-Hegel

la-conscience-selon-Hegel-II

Conscience qui sélève

Conscience qui s'élève

Caractères en tyrannie

septembre 12, 2009

Tyran: usurpateur du pouvoir souverain

Définition par le Chevalier de Jaucourt dans l’Encyclopédie.

«   Tyrannie : tout gouvernement exercé sans le frein des lois.        Les grecs et romains nommaient tyrannie le dessein de renverser le pouvoir fondé par les lois, et surtout la démocratie : il paraît cependant qu’ils distinguaient deux sortes de tyrannie ; une réelle, qui consiste dans la violence du gouvernement ; et une d’opinion, lorsque ceux qui gouvernent établissent des choses qui choquent la manière de penser d’une nation. »                                           Appendice du « discours de la servitude volontaire » La Boétie; en 1553; Flammarion.

« Pourquoi parler de tyran et de servitude ?- Je demanderai à mon tour pourquoi les choses inévitables changeraient de nom et de valeur parce qu’elles sont inévitables, et pourquoi l’asservissement d’un peuple cesserait d’être un malheur et un crime parce que ses fautes, ses discordes,  sa mollesse, l’ont irrévocablement jeté sur cette funeste pente et l’ont précipité vers cet abîme ? »                                                                                Prévost-Paradol    P 200

En tyrannie, il n’existe pas de lois, la seule règle, c’est la loi du plus fort, le droit découle de la force, si vous êtes le plus fort, vous avez raison, point ! Il n’y est donc pas question de savoir qui dit la vérité ou qui ment, de savoir ce qui est juste ou injuste, ni même de se préoccuper de ce qui est légal ou non ; Le seul souci c’est d’acquérir suffisamment de force pour imposer sa loi aux autres :

« Comme il est dans la nature du milan de dévorer des petits oiseaux, c’est celle des personnes telles que Mme Wilkins d’outrager et de tyranniser les petites gens. C’est par ce moyen qu’elles ont coutume de se dédommager de leur servilité et de leur extrême complaisance envers leurs supérieurs ; rien en effet ne saurait être plus équitable que de voir les esclaves et les flatteurs exiger de tous ceux qui sont au dessous d’eux le même tribut qu’ils paient eux-mêmes à tous ceux qui sont au dessus. »                                                                                              Tom Jones ;  Fielding

En tyrannie, la valeur c’est la force, le plus fort pense qu’il mérite le respect d’autrui :

« Ce n’est donc pas les simples effets extérieurs de l’obéissance des hommes, séparés de la vue de leurs pensées, qui sont l’objet de l’amour des ambitieux; ils veulent commander à des hommes et non à des automates, et leur plaisir consiste dans la vue des mouvements de crainte, d’estime et d’admiration qu’ils excitent dans les autres. C’est ce qui fait voir que l’idée qui les occupe est aussi vaine et aussi peu solide que celle de ceux qu’on appelle proprement hommes vains, qui sont ceux qui se repaissent de louanges, d’acclamations, d’éloges, de titres et des autres choses de cette nature. La seule chose qui les en distingue est la différence des mouvements et des jugements qu’ils se plaisent d’exciter; car au lieu que les hommes vains ont pour but d’exciter des mouvements d’amour et d’estime pour leur science, leur éloquence, leur esprit, leur adresse, leur bonté, les ambitieux veulent exciter des mouvements de terreur, de respect et d’abaissement sous leur grandeur, et des idées conformes à ces jugements par lesquels on les regarde comme terribles, élevés, puissants. Ainsi, les uns et les autres mettent leur bonheur dans les pensées d’autrui; mais les uns choisissent certaines pensées, et les autres d’autres. »                                      Logique de Port Royal

Chacun voulant être Calife à la place du Calife pour dominer, asservir et tyranniser; et chacun jugeant autrui d’après lui-même, un mépris général en résulte. C’est l’hommage du vice à la vertu, car chacun reconnaît que cette fin : devenir tyran, est méprisable ! Le désir du tyran passe par autrui, par la domination et l’avilissement qu’il leur inflige, c’est pourquoi le tyran est esclave, il ne peut se passer des autres. Il est méprisé et haït car il cherche à avilir : à retirer aux hommes ce qui fait d’eux des hommes. Il y a une contradiction car si sa valeur était juste, il devrait être honoré et respecté, or c’est le contraire : son système est faux. Pour éviter d’être rabaissé lui-même, il doit être craint, sa respectabilité passe par la crainte qu’il est en mesure d’inspirer et si sa devise est : «  qu’il me haïssent pourvu qu’il me craignent » c’est qu’il a bien compris que sans crainte, il serait en butte aux injures publiques. Le système du tyran est donc simpliste, toutes ses pensées sont tournées vers un seul objectif : acquérir de la force, il raisonne toutes choses en matière de fort ou de faible. Puisque la valeur c’est la force, en tyrannie, on respecte, à défaut d’estimer, les forts, et on n’a que mépris pour les faibles, et un peu plus car on voit la gentillesse et la générosité comme des marques de faiblesse. Le tyran voulant obtenir des honneurs publics dont les signes sont : « des mouvements de terreur, de respect et d’abaissement sous sa grandeur, et des idées conformes à ces jugements par lesquels on le regarde comme terrible, élevé, puissant. » et ces marques d’honneurs lui étant refusées alors qu’il pense qu’elles lui sont dues, il voit ces refus comme des dédains dont le but est de l’outrager, et il en est conduit à une guerre de tous contre tous, dans laquelle pour s’élever, il faut affaiblir et avilir les autres :

Avilir : rendre vil, méprisable. Abaisser.  Ex : on cherche à l’avilir par des calomnies.  Un roi qu’on avilit tombe.  (Hugo)

En tyrannie, on considère que ces objectifs sont naturels et résulte simplement de la nature humaine ; Le marquis de Sade dans les Prospérités du vice :

« J’affirme que le premier et le plus vif penchant de l’homme est incontestablement d’enchaîner ses semblables et de les tyranniser de tout son pouvoir.»

« En faisant du mal, il éprouve tous les charmes que goûte un individu nerveux à faire usage de ses forces ; il domine alors, il est tyran. Et quelle différence pour l’amour propre ! Ne croyons pas qu’il se taise en ce cas. »

« La luxure gagne à l’oppression et à la tyrannie, et les passions s’enflamment bien plus fortement de tout ce  qui s’obtient par la contrainte que de ce qui s’accorde de plein gré ! »

« La plus grande dose de bonheur possible consistera donc dans le plus grand effet du despotisme et de la tyrannie : d’où il résultera que l’homme le plus dur, le plus féroce, le plus traître,  le plus méchant, sera nécessairement le plus heureux. »

Sade ; Philosophie dans le boudoir :

«… Mais les autres vous dit-on à cela, peuvent se venger….à la bonne heure, le plus fort seul aura raison. Hé bien, voilà l’état primitif de guerre et de destruction perpétuelle pour lequel sa main nous créa, et dans lequel seul il lui est avantageux qui nous soyons. »

Ou  Madame de Staël :

« Les hommes sont là pour craindre, s’ils ne sont pas là pour aimer ; la terreur qu’on inspire flatte et rassure, isole et enivre, et, avilissant les victimes, semble absoudre leur tyran. »

Un certain type d’ambitieux veut être craint, dit Port Royal, il veut voir des gens dont il est méprisé s’abaisser à des courbettes, être obligés de le solliciter,  par crainte ou pour des raisons économiques : c’est la même chose, la différence est dans le rapport de force, ici c’est la force, là: la richesse…

« L’appât d’une charge de peu d’importance l’avait rendu esclave d’un certain homme qui exigeait de lui une basse soumission, une obéissance aveugle, et un respect qui allait jusqu’à souffrir ses caprices et ses mépris sans oser sourciller. »                                                                                           Joseph Andrews,  Henry Fielding

C’est la certitude de son pouvoir, de sa valeur, on rampe à ses pieds, on s’avilit devant lui. Mais le tyran révèle ainsi sa faiblesse par la recherche de l’estime publique, celle-ci lui est accordée à contrecoeur, mais le but final c’est cette reconnaissance, non méritée et accordée par force :

« Le tyran voit les autres qui sont près de lui, coquinant et mendiant sa faveur : il ne faut pas seulement qu’ils fassent ce qu’il dit, mais qu’ils pensent ce qu’il veut, et souvent, pour lui satisfaire, qu’ils préviennent encore ses pensées. Ce n’est pas tout à eux que de lui obéir, il faut encore lui complaire ; il faut qu’ils se rompent, qu’ils se tourmentent, qu’ils se tuent à travailler en ses affaires et puis qu’ils se plaisent de son plaisir, qu’ils laissent leur goût pour le sien, qu’ils forcent leur complexion, qu’ils dépouillent leur naturel ; il faut qu’ils se prennent garde à ses paroles, à sa voix, à ses signes et à ses yeux ; qu’ils n’aient ni œil, ni pied, ni main, que tout ne soit au guet pour épier ses volontés et pour découvrir ses pensées. Cela est-ce vivre heureusement ? » La Boétie.

***

Voir également: caractère en oligarchie :

https://antidragon.wordpress.com/2009/09/01/caracteres-en-oligarchie/

Et caractère en Statocratie:

https://antidragon.wordpress.com/2009/08/29/caracteres-en-statocratie/


Les artistes français des 60’s

septembre 8, 2009

Le pouvoir après guerre, ou la république.

Américains; Anglaises; Grecs; Egyptiens; Bulgare; Hollandais.

Joe Dassin; Américain

Anglaise

Demis Roussos ; Grec

La passion de servir

septembre 1, 2009

Discours de la servitude volontaire;   La Boétie

Les commentaires de Prévost-Paradol :

« Qu’est-ce qui intéresse tant de gens au maintient de ce pouvoir despotique ? Quel sentiment porte tant d’hommes à lui prêter les mains, les esprits dont il a besoin et sans lesquels il ne pourrait exister un seul jour ?                                                                           La Boétie ne voit d’autre cause à ce concours d’indispensables serviteurs que l’intérêt personnel, se répandant de proche en proche et rattachant les uns par les autres une foule d’hommes à la tyrannie, qui devient ainsi le centre de toutes les convoitises et la source de tous les avantages. Cinq ou six ont l’oreille du maître, ces six en ont six cents qui profitent sous eux, ces six cent tiennent sous eux six mille. »                                    Prévost-Paradol / P 195

La Boétie :

« Dès lors qu’un roi s’est déclaré tyran, tout le mauvais, toute la lie du royaume, je ne dis pas un tas de larroneaux et essorillés, qui ne peuvent guère en une république faire mal ni bien, mais ceux qui sont tachés d’une ardente ambition et d’une notable avarice, s’amassent autour de lui et le soutiennent pour avoir part au butin, et être, sous le grand tyran, tyranneaux eux-mêmes. »   / P 163

« Voilà ses archers, voilà ses gardes, voilà ses hallebardiers ; non pas qu’eux-mêmes ne souffrent quelques fois de lui, mais ces perdus et abandonnés de dieu et des hommes sont contents d’endurer du mal pour en faire, non pas à celui qui leur en fait, mais à ceux qui en endurent comme eux, et qui n’en peuvent mais. »                                                                                                             La Boétie  /  P 164

Le problème en France, ce sont ces six mille qui sont des fonctionnaires persuadés que l’Etat est le bien, et qui tiennent le système à bout de bras, c’est le corps enseignant et la police qui maintiennent en l’état le système actuel en croyant bien faire. Certains y trouvent leur intérêt :

« Etablissement de nouveaux états, érection d’office, non pas certes à le bien prendre, reformation de la justice, mais nouveaux soutiens de la tyrannie. En somme que l’on en vient là, par les faveurs ou sous faveurs, les gains ou regains qu’on a avec les tyrans, qu’il se trouve enfin quasi autant de gens auxquels la tyrannie semble être profitable, comme de ceux à qui la liberté serait agréable. »                                                                                             La Boétie / P 163

D’autres sont persuadés de bien faire, ils sont dans la passion de servir : les Statistes parlent d’honneur et de fidélité, plumes de paon, car leur conception de l’honneur se confond avec le service de l’état, avec l’obéissance à leurs supérieurs. La fidélité dont ils se réclament est celle qu’ils pensent être dûe à leurs supérieurs hiérarchiques ou à un mode de « living » dont ils ont fait un idéal de vie.

« Comment s’est ainsi si avant enraciné cette opiniâtre volonté de servir, qu’il semble maintenant que l’amour même de la liberté ne soit pas si naturelle ? »                                      La Boétie  /P 139

Un journaliste disait à propos du commissaire Broussard qu’on avait jamais pu savoir s’il était de droite ou de gauche. Celui répondait que la seule chose qu’il désirait était : « servir »

«Quel malheur est celui là ? Quel vice ou plutôt quel malheureux vice ?  Voir un nombre infini de personnes, non pas obéir, mais servir ; non pas être gouvernés, mais tyrannisés, n’ayant ni biens ni parents, femme et enfants, ni leur vie même qui soit à eux !»    P 133

Tout ceci ne tient que par la dissimulation et le mensonge protégé par l’Etat, cela n’aura qu’un temps.

« La colère de dieu se révèle du haut du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui tiennent la vérité captive dans l’injustice. »                                    Épître aux romains : 1-18

Caractères en oligarchie

septembre 1, 2009

Dans une oligarchie tout est affaire d’intérêt, la vie humaine elle-même est une marchandise, les activités humaines sont des affaires : les loisirs, la culture, les distractions, le show-bizz, le sexe. Rien n’y est gratuit. Tout ce qui est gratuit est interdit. Il court un caractère particulier dans le peuple qui a une conception commerciale de la vie. La façon dont il gagne l’argent  n’a pas d’importance, il a recours au dol pour gagner quelques sous. Il est vil car la valeur c’est la richesse, l’argent et non la vertu.

Dans chaque constitution, les gens sont estimés en fonction des valeurs de la constitution en question, ici, la valeur c’est l’argent, les riches sont estimés, les pauvres méprisés. Des gens disent : « Je vaux tant de dollars! ».

Aristote;  Rhétorique;  Caratères des riches; P 217 Google book.

ARISTOTE;  RHETORIQUE; GOOGLEBOOK

Angers: deux gendarmes condamnés.

septembre 1, 2009

Les statistes confondent l’honneur avec le service de l’état :

Deux gendarmes ont été condamnés par le tribunal correctionnel d’Angers à cinq et deux mois de prison avec sursis pour faux et usage de faux dans la rédaction de procès verbaux alors qu’ils étaient affectés à la compagnie de Château-Gontier.

Cette affaire avait été révélée dans le cadre d’une enquête interne diligentée après le suicide, le 10 septembre 2008, d’un autre gendarme de la brigade qui avait signé des procès verbaux de l’enquête à la place de son collègue. Les deux gendarmes condamnés avaient été mutés après la révélation des faits

viaAngers: deux gendarmes condamnés : François Desouche.

Histoire de la propagande à l’école

août 31, 2009

L’école disciplinaire pour former des petits soldats

Il est désormais bien établi que l’Éducation Nationale est devenue un instrument de propagande pour l’immigration, le métissage et la repentance. Dans son livre Education, Free and Compulsory, l’historien Murray Rothbard explique qu’il en a toujours été ainsi, depuis l’origine même de l’Éducation Nationale. La seule chose qui ait changé au fil du temps, c’est l’orientation idéologique de cette propagande : elle a effectué un virage à 180 degrés entre 1881 et 2009.

Tout comme l’autoritarisme et l’absolutisme prussiens avaient été puissamment stimulés par la défaite face à Napoléon Ier, de même l’autoritarisme et le dirigisme en France furent inspirés par la victoire de la Prusse en 1871. Les victoires prussiennes furent considérées comme les victoires de l’armée prussienne et du maître d’école prussien, et la France, motivée par la soif de revanche, se mit à conformer ses propres institutions au modèle prussien. (…) Les demandes pour une éducation obligatoire naquirent du désir de revanche militaire. Comme le dit l’influent politicien Gambetta : « Le vrai vainqueur à Sedan fut l’instituteur prussien ; c’est à l’instituteur français de gagner la prochaine guerre. »

L’article en entier sur FDESOUCHE :

Histoire de la propagande à l’école : François Desouche.

Les résultats du conditionnement scolaire

août 31, 2009

Inhibition !

Dans un livre qui date de 1975, titre :  » savoir parler en toute circonstance », livre nul, voici ce que dit l’auteur :

« Chez tous ceux qui ne sont pas entraînés (à parler en public) on remarque – et parfois de façon pénible – une intense émotivité, un manque de maîtrise, la peur des autres, de la maladresse à vouloir plaire. C’est en situation d’orateur que beaucoup d’entre nous sont obligés de s’avouer victimes d’un certain nombre de blocages et d’inhibitions.

Le sentiment le plus bloquant : la peur des autres

On a vu quel pouvait être le retentissement de tels états psychiques sur le comportement physique, sur la qualité vocale, sur les attitudes corporelles. Mais on ne peut pas se contenter d’en constater les conséquence, les manifestations : il convient de remonter aux causes. Bien sûr chez ceux qui sont en proie à de graves problèmes, l’expression orale sera particulièrement difficile- à la limite du possible. Mais même chez un être humain normal, le rôle de l’affectivité sera considérable et de façon, hélas ! Négative.

Le sentiment le plus générateur de blocage, c’est incontestablement la peur des autres. Qu’on ne les connaisse pas ou qu’on les connaisse trop, la communication est difficile. Je rappelle toujours à ce propos que les causes n’en sont pas seulement individuelles : les traditions relativement guindées de la politesse française, le vouvoiement, les règles du savoir vivre, le « bon ton «  […]

Autre impression paralysante : parler en public, devant des inconnus, même un auditoire familier, prend souvent des allures d’examen. L’orateur se sent comme un candidat tremblant devant un jury. La situation de communication est ressentie comme une épreuve par celui qui parle, car il s’estime menacé. Il est alors complètement prisonnier de ses angoisses et de ses doutes. Tout son cors retenti : battements de cœur, pâleur ou rougeur, gestes parasites indéfiniment répétés, gorge serrée, mains moites, e c t. C’est ce qu’on nomme d’un mot encore un peu barbare : la somatisation.

Cette hypersensibilité a pour effet complémentaire d’embrumer les fonctions mentales : mémoire, intelligence, attention. Alors les phrases se désagrègent et tournent court, les mots n’arrivent plus, le cerveau se paralyse.

Il y a là comme un phénomène de déconnexion [..] l’homme submergé par l’émotion n’arrive plus à synchroniser la visualisation du texte à lire avec l’articulation : il prononce souvent autre chose que ce qu’il lit. […]

L’exaspération des blocages, la rupture d’équilibre de la personnalité en faveur de l’introversion, la sensation d’être en situation d’examen, et parfois même de procès, tout cela provoque un sentiment de dévalorisation qui peut être très intense : rien comme le fait de rater un exposé, de bafouiller, d’être paralyser sur une estrade, ne donne plus le sentiment d’être minable.»

****************

Lorsqu’on dit d’une personne qu’elle a un coté scolaire, c’est ce coté hésitant, emprunté, qui veut bien faire mais qui ne sait pas, qui ne sait jamais si elle doit répondre par oui ou par non, qui ne prend pas d’initiative. Alors… les personnes qui ne seront pas d’accord avec cette analyse peuvent avoir eu une expérience différente de la scolarité, qui les a épanouis, ou bien n’ont-elles pas ressenti ce coté inhibant parce que l’éducation parentale a servit de contre poison, mais la majorité y est sensible. Il faut se mettre dans la peau du français moyen, car c’est lui qui est visé, de la même façon que la propagande vise monsieur et madame tout-le-monde et non les gens intelligents.                                                                                                          Ce serait comme dire que puisque Bernard Tapie est devenu riche, tout le monde peut le devenir. (Faire d’un cas particulier une généralité).

Le Libre Journal de la France Courtoise – Serge de Beketch

août 31, 2009

La malédiction de l’Abbé Pierre

+ cliquez ici, l’article est plus lisible :

viaLe Libre Journal de la France Courtoise – Serge de Beketch.

ou ICI :

« Malheur à nous gens heureux,

Malheur aux enfants des gens heureux ! »

Cinquante ans après ses débuts dans le chobize, l’Abbé Pierre maudit les Français et leurs enfants. Rien de moins !

Le numéro n’est pas nouveau. Déjà, en son temps, Céline dénonçait la « coquetterie putaine » du fils de riches soyeux lyonnais devenu député MRF de Meurthe-et-Moselle grâce à un brevet de résistance acquis comme… aumônier de la marine à Casablanca.

L’Abbé Pierre fut un épurateur si féroce que même Pierre-Henri Teitgen, qui prétendait avoir ravalé Robespierre au rang d’enfant de choeur, reconnut avoir trouvé plus dur que lui.

Ayant refusé de voter la loi du 9 février 1949 qui amnistiait les mineurs collaborateurs, l’Abbé avait en revanche approuvé le décret du 16 juillet 1947 établissant la réversibilité sur l’enfant de la culpabilité des parents !

********

L’autre politique, celle des industriels du bâtiment, prévoit le doublage du programme à long terme par un programme d’urgence. Avantage : deux fois plus de chantiers.

Derrière ce lobby, un groupe occulte, « X-crise » groupe de polytechniciens pianistes « stalino-fascisants », mondialistes décidés à remplacer la France par un conglomérat d’individus sans racines, sans traditions, sans famille, massifiés comme force de production et de consommation sur des territoires protocolaires gérés par une administration supra-nationale européenne d’abord, mondiale ensuite.

Ce plan suppose l’éradication des structures traditionnelles qui, en France, s’incarnent essentiellement dans la race, la paysannerie et la famille.

Pour ce génocide, le logement de masse est l’arme la plus discrètement efficace(1). En 1961, Edgar Pisani, alors ministre de l’Agriculture de Debré, conçut le projet dément des « agrovilles », grands ensembles « rurbains » pour transformer la paysannerie traditionnelle en prolétariat de l’industrie agricole.

L’affrontement entre Dautry et ce qu’il faut bien appeler les synarques est terrible, et Dautry en meurt. Son successeur impose un objectif de 240 000 logements annuels.

Mais le 1 % patronal destiné à financer l’opération suscite une forte opposition.

C’est alors que, déjà, les manipulateurs d’opinion se mettent de la partie. Il faut une vedette pour « vendre » la politique nouvelle.

Ce sera un homme du mouvement des « Citoyens du monde », compagnon d’Albert Camus, André Breton, du communiste Vercors, etc. : l’Abbé Pierre, prêtre, député, résistant, belle et grande gueule, bref une « icône » comme on dit maintenant et que Radio Luxembourg seule radio publicitaire, propulse en 1952 en le faisant gagner au jeu radiophonique le plus fameux de l’époque, « Quitte ou double »(2).

Dès lors, « le curé en béret-canadienne » vient régulièrement faire son numéro au micro. A l’hiver 54, il lance son fameux appel « Mes amis, au secours ! Une femme vient de mourir… »

En quelques jours, sous la pression de l’opinion publique, le plan Dautry est envoyé aux oubliettes, les crédits de la reconstruction sont redistribués : une part financera les cités d’urgence, le reste paiera la construction de logements durables mais, du coup, plus rudimentaires que prévu.

Le résultat, on le connaît :

– De grands ensembles inhumains, bâclés, sans infrastructures, sans commerces, sans loisirs, sans espaces verts, plus des cités d’urgences qui comme Dautry l’avait prévu vont durer. (A Saint-Pierre-des-Corps, par exemple, les baraquements construits à cette époque abritent encore des familles).

– L’industrie du bâtiment survoltée importe de plus en plus de main-d’oeuvre immigrée.

La bombe sociale qui explose aujourd’hui au visage des Français est née comme ça. Et l’un de ses ingénieurs s’appelait Henri Grouès alias l’abbé Pierre.

viaLe Libre Journal de la France Courtoise – Serge de Beketch.

Faire croire

août 31, 2009

Apparence


Réalité :

Oligarchie tyrannique

=

Oppression; Privilèges; Guerre à mort

Tous les mots sont définis, pour trouver ce qu’est une statocratie ou le code des tyrans, faire antidragon, code des tyrans, par exemple,  dans google


* La France est une oligarchie

août 31, 2009

Deutsche Bank 2° trimestre 2009 – Jean-Pierre CHEVALLIER, business économiste

Aux Etats-Unis, les gens de la Fed et du gouvernement n’ont pas hésité à flinguer de grandes banques et à obliger d’autres à se restructurer pour respecter ces ratios pour éviter un risque systémique.

Rien de tel dans la Vieille Europe où ce sont les dirigeants des grandes banques qui font les lois, qui les modifient en leur faveur et qui font ce qu’ils veulent en toute impunité.

viaDeutsche Bank 2° trimestre 2009 – Jean-Pierre CHEVALLIER, business économiste.

Lorsque les consommateurs consomment, la croissance est au rendez-vous.

En France, on force donc la croissance par des lois qui forcent les français à consommer, qu’ils le veuillent ou non. On fait voter des lois qui obligent à acheter…des équipements pour véhicules, des triangles de sécurités, on fait faire des contrôles techniques et on met des policiers sur les routes pour être sûr que les équipements seront bien achetés et ainsi de suite…..;

http://www.jpchevallier.com/article-34425137.html


L’éducation Française

août 31, 2009

Un sabotage !

AVANT LES ATTAQUES

En 1902 paraît la psychologie des foules dans laquelle Gustave Lebon cite Hyppolite Taine qui lui-même écrivait en 1890:

« Comment l’instruction professionnelle peut-elle développer l’intelligence dans une mesure qui échappe tout à fait à l’instruction classique. Taine l’a fort bien montré dans les lignes suivantes :

«  – Les idées ne se forment que dans leur milieu naturel et normal ; ce qui fait végéter leur germe, ce sont les innombrables impressions sensibles que le jeune homme reçoit tous les jours à l’atelier, dans la mine, au tribunal, à l’étude, sur le chantier, à l’hôpital, au spectacle des outils, des matériaux et des opérations, en présence des clients, des ouvriers, du travail, de l’ouvrage bien ou mal fait, dispendieux ou lucratif : voilà les petites perceptions particulières des yeux, de l’oreille, des mains et même de l’odorat, qui, involontairement recueillies et sourdement élaborées, s’organisent en lui pour lui suggérer tôt ou tard telle combinaison  nouvelle, simplification, économie, perfectionnement ou invention. De tous ces contacts précieux, de tous ces éléments assimilables et indispensables, le jeune Français est privé, et justement pendant l’âge fécond : sept ou huit années durant, il est séquestré dans une école, loin de l’expérience directe et personnelle qui lui aurait donné la notion exacte et vive des  choses, des hommes et des diverses façons de les manier.
… Au moins neuf sur dix ont perdu leur temps et leur peine, plusieurs années de leur vie,  et des années efficaces, importantes ou même décisives : comptez d’abord la moitié ou les deux tiers de ceux qui se présentent à l’examen, je veux dire les refusés ; ensuite, parmi les admis, gradés, brevetés et diplômés, encore la moitié ou les deux tiers, je veux dire les surmenés. On leur a demandé trop en exigeant que tel jour, sur une chaise ou devant un tableau, ils fussent, deux heures durant et pour un groupe de sciences, des répertoires vivants de toute la connaissance humaine ; en effet, ils ont été cela, ou à peu près, ce jour-là, pendant deux heures ; mais, un mois plus tard, ils ne le sont plus ; ils ne pourraient pas subir de nouveau l’examen ; leurs acquisitions, trop nombreuses et trop lourdes, glissent incessamment hors de leur esprit, et ils n’en font pas de nouvelles. Leur vigueur mentale a fléchi ; la sève féconde est tarie ; l’homme fait apparaît, et, souvent c’est l’homme fini. Celui-ci, rangé, marié, résigné à tourner en cercle et indéfiniment dans le même cercle, se cantonne dans son office restreint ; il le remplit correctement, rien au-delà. Tel est le rendement moyen ; certainement la recette n’équilibre pas la dépense. En Angleterre et en Amérique, où, comme jadis avant 1789 en France, on emploie le procédé inverse,
le rendement obtenu est égal ou supérieur.»

L’illustre historien nous montre ensuite la différence de notre système avec celui des Anglo-Saxons. Chez eux l’enseignement ne provient pas du livre, mais de la chose elle-même. L’ingénieur, par exemple, se formant dans un atelier et jamais dans une école, chacun peut arriver exactement au degré que comporte son intelligence, ouvrier ou contremaître s’il est incapable d’aller plus loin, ingénieur si ses aptitudes le permettent. C’est là un procédé autrement démocratique et utile pour la société que de faire dépendre toute la carrière d’un individu d’un concours de quelques heures subi à dix-huit ou vingt ans.

«– A l’hôpital, dans la mine, dans la manufacture, chez l’architecte, chez l’homme de loi, l’élève, admis très jeune, fait son apprentissage, et son stage. [..]         De cette façon, en Angleterre et aux États-Unis, le jeune homme parvient vite à tirer de lui-même tout ce qu’il contient. Dès vingt-cinq ans, et bien plus tôt, si la substance et le fonds ne lui manquent pas, il est, non seulement un exécutant utile, mais encore un entrepreneur spontané, non seulement un rouage, mais de plus un moteur. – En France, où le procédé inverse a prévalu et, à chaque génération, devient plus chinois, le total des forces perdues est énorme.»

Et le grand philosophe arrive à la conclusion suivante sur la disconvenance croissante de notre éducation latine et de la vie

« – Aux trois étages de l’instruction, pour l’enfance, l’adolescence et la jeunesse, la préparation théorique et scolaire sur des bancs, par des livres, s’est prolongée et surchargée, en vue de l’examen, du grade, du diplôme et du brevet, en vue de cela seulement, et par les pires moyens, par l’application d’un régime antinaturel et antisocial, par le retard excessif de l’apprentissage pratique, par l’internat, par l’entraînement artificiel et le remplissage mécanique, par le surmenage, sans considération du temps qui suivra, de l’âge adulte et des offices virils que l’homme fait exercera, abstraction faite du monde réel où tout à l’heure le jeune homme va tomber, de la société ambiante à laquelle il faut l’adapter ou le résigner d’avance, du conflit humain où pour se défendre et se tenir debout, il doit être, au préalable, équipé, armé, exercé, endurci. Cet équipement indispensable, cette acquisition plus importante que toutes les autres, cette solidité du bon sens de la volonté et des nerfs, nos écoles ne la lui procurent pas ; tout au rebours ; bien loin de le qualifier, elles le disqualifient pour sa condition prochaine et définitive. Partant, son entrée dans le monde et ses premiers pas dans le champ de l’action pratique ne sont, le plus souvent, qu’une suite de chutes douloureuses ; il en reste meurtri, et, pour longtemps, froissé, parfois estropié à demeure. C’est une rude et dangereuse épreuve ; l’équilibre moral et mental s’y altère, et court le risque de ne pas se rétablir ; la désillusion est venue, trop brusque et trop complète ; les déceptions ont été trop  grandes et les déboires trop forts.»

Nous sommes-nous éloignés, dans ce qui précède, de la psychologie des foules ?
Non, certes. Pour comprendre les idées, les croyances qui y germent aujourd’hui et écloront demain, il faut savoir comment le terrain a été préparé. L’enseignement donné à la jeunesse d’un pays permet de prévoir un peu les destinées de ce pays. L’éducation de la génération actuelle justifie les prévisions les plus sombres. C’est en partie avec l’instruction et l’éducation que s’améliore ou s’altère l’âme des foules. Il était donc nécessaire de montrer comment le système actuel l’a façonnée, et comment la masse des indifférents et des neutres est devenue progressivement une immense armée de mécontents, prête à suivre toutes les suggestions des utopistes et des
rhéteurs. L’école forme aujourd’hui des mécontents et des anarchistes et prépare pour les peuples latins les heures de décadence.»

http://classiques.uqac.ca/classiques/le_bon_gustave/psychologie_des_foules_PUF/psychologie_des_foules.html


Ce qui était noté ici : la-statocratie-son-outil-principal

Etait donc déjà bien en place en 1890 !


La révolution française et l’éducation Nationale

août 31, 2009

I. La France est une oligarchie.

« La révolution en ouvrant un débat nécessaire sur la nature de l’acte judiciaire, avait conclu à la dangerosité d’une justice instrumentée par la rhétorique du barreau. Dans la même visée rationaliste qui affecta l’enseignement des belles-lettres, et qui substitua la logique à la rhétorique, l’éloquence de la défense judiciaire fut simplement mise hors circuit. »

« Lorsque eut lieu la première session du baccalauréat ès lettres, en 1809, la rhétorique fut au programme. Elle y restera jusqu’en 1902. […]

Mis à part la période 1852 à 1863 [..], la rhétorique verrouilla le premier baccalauréat dans les collèges royaux ou lycées impériaux, et plus encore les collèges privés qui avaient derrière eux tout l’héritage rhétorique des Jésuites et des Oratoriens.[…]

En 1890 le discours est remplacé par la dissertation, une forme écrite nouvelle. […] Cette permutation a deux effets : on ne place plus l’adolescent dans la position d’un futur citoyen délibérant, avocat ou homme politique, mais dans celui d’un critique littéraire fictif ; on installe la philosophie, fortifiée par les réformes successives de l’agrégation qui en étendent toujours plus le domaine, au sommet de l’enseignement des lettres. Le programme rationaliste de d’Alembert et de Condorcet est finalement en place. La rhétorique sort de la république. » Salazar;  Entologie de manuels d’éloquence

*******

Ainsi la rhétorique ne fut plus enseignée en France dès 1902, ce fut l’œuvre de Jules Ferry ; cet art de parler et de penser fut enseigné sous la royauté, et supprimé par la révolution. On aurait pu penser que l’intérêt des Rois était de laisser le peuple dans l’ignorance, et celui des révolutionnaires de l’instruire ; d’autant plus qu’ayant eux-mêmes bénéficié des cours de rhétorique, ils pouvaient en saisir l’utilité ; Mais tout au rebours, ces révolutionnaires montrèrent une volonté et une constance dans le temps afin de supprimer l’éloquence de l’instruction publique. Avaient-ils peur que le peuple ne s’instruisant comme ils l’avaient fait, ne les renverse à leur tour ? Ou pensaient-ils comme le prétendait Condorcet que la Raison seule devait conduire les hommes ? Mais dans ce cas la rhétorique ne pouvait-elle être raisonnée, – comprise avec la raison -si la Raison devait être toute puissante ?

Etrange non ?

En supprimant la rhétorique, les républicains ont fait plusieurs choses, d’abord, ils ont dégénérés les français, car il y eut une coupure dans la transmission du savoir d’une génération à l’autre ; Ils ont retirés aux français les moyens de se défendre, de comprendre les procès, d’éviter les manipulations par les discours politiques, de juger de ces discours.

Les hommes se fient à leur raison et se défient des arguments du cœur, ceux-ci jouent sur les sentiments et prêtent à la manipulation, mais ils sont néanmoins  indispensables pour se faire comprendre. Ce cœur, chez les hommes n’est donc pas inné, l’éducation leur apprenait à en jouer, en supprimant la rhétorique, on les a affaiblit, handicapés.

La suppression de la rhétorique a produit une décadence de l’art de parler que seuls les catholiques, les Jésuites et les Oratoriens ont notés et déplorés, encore une fois, il est étrange que la royauté ait eut plus de souci de l’éducation du peuple que les républicains.

Si on doit mettre cette décadence sur le compte de la république et si on la voit aujourd’hui se tourner en ennemie de son peuple, il est légitime de se poser des questions et de repenser ce système.

Si, en plus, on constate une éducation nationale qui n’en a plus que le nom, qui n’est plus qu’une forme dépourvue de contenu = > rien sur les sciences humaines : psychologie ou rhétorique, rien sur la religion, rien sur le fonctionnement de la société, rien sur l’économie ; une formation qui vise uniquement l’intérêt du futur employeur, en lui fournissant un employé qui ne sait que le minimum utile. (Si le système a besoin d’un mécanicien, depuis l’école maternelle jusqu’à sa sortie de l’EN, l’enfant ne connaîtra qu’une chose : la mécanique.)

Pire, des professeurs qui prétendent donner aux enfants l’éducation dont ils ont besoin pour leur vie d’adulte, ils ne le font que très partiellement, mais de plus, ils leur inculquent des réflexes de Pavlov qui les conditionneront toute leur vie : le besoin de se lever le matin, de rencontrer du monde, d’être occupé, d’avoir des supérieurs, d’obéir sans discuter, d’être en position subalterne, passive, de ne pas prendre d’initiative. Dans un livre, on trouve cette phrase d’Alain Geismar :

« Les écoles sont des prisons où la bourgeoisie dresse les enfants des travailleurs à la soumission à la hiérarchie dans la société. Bons élèves, pions, professeurs, administration, l’école produit une société en miniature, où l’on apprend à monter dans la hiérarchie, où l’on apprend à accéder au pouvoir par le savoir. Pour garder cet univers concentrationnaire : les flics et le pouvoir de l’état. »                        La cause du peuple 1969

Et c’est bien l’éducation nationale que l’on a ! Ce qui est grave ici, c’est la trahison des professeurs qui mentent à leurs élèves et leur enseignent des principes  contraires à leurs intérêts.

La France est une oligarchie.

août 31, 2009

II. La prise du pouvoir et sa conservation.

Tous les historiens sont d’accord pour dire que la bourgeoisie fit la révolution en 1789. Ce fut la mise en application d’un plan arrêté pour renverser la royauté à son profit : pour prendre le pouvoir et le conserver. Dès le début, elle fit croire qu’il s’agissait d’un mouvement populaire « du peuple, par le peuple, pour le peuple» ; Ce requis était nécessaire pour s’assurer la participation du peuple. Une Déclaration des Droits de l’Homme fut proclamé dans la même intention  : leurrer le peuple en lui faisant croire que c’est lui qui faisait la révolution : poudre aux yeux ! Il s’agissait d’un coup d’état mené par une minorité oligarchique profitant d’un moment de mécontentement populaire et d’anarchie : la disette sévissait, et craignant peut-être une révolution qui aurait installé une vraie démocratie comme aux Etats-Unis.

Toujours est-il que la révolution réalisée, une fois au pouvoir, la bourgeoisie a mis en place les structures pour y rester. Ces structures sont toujours en place aujourd’hui, elles se retrouvent dans le code des tyrans : Détruire ou finir de détruire l’ancien régime, l’église et le clergé.- Application des règles de rhétorique : rendre haïssable et méprisable ses prédécesseurs pour paraître sympathique –  Supprimer tout moyen de se défendre : Suppression de la rhétorique ; Interdiction des armes ;  Faire croire au peuple qu’il est souverain en racontant une Histoire fausse ; Lui faire croire que c’est lui qui gouverne, notamment en direction des classes populaires qui sont les plus à même de se révolter ; Appauvrir ce peuple ; Le rendre ignorant ; Et enfin créer l’outil pour maintenir le système en place, cet outil existait en partie, l’éducation nationale et l’Etat tout simplement. ( Cet état est toujours un outil dans les mains des oligarques.)

Une fois le système établit, il a fallut le légitimer en faisant croire qu’il était  démocratique, aujourd’hui encore les professeurs disent aux enfants : « Nous sommes en démocratie, pouvoir du peuple, c’est vous et moi qui gouvernons, je suis payé pour vous instruire dans votre intérêt, au nom de tous les français et avec l’accord de vos parents. » Ainsi les professeurs légitiment leur autorité, même si cette légitimité se fonde sur un mensonge destiné à tromper les enfants, c’est-à-dire pas seulement sur l’instant, mais toute leur vie. Mais sans ce mensonge les professeurs n’auraient aucun droit, aucun ordre à donner aux enfants, aucun coup à leur administrer comme ils se permettaient de le faire après WWII. Ce mensonge leur permet de faire croire qu’ils travaillent pour le bien des enfants, qu’ils savent ce qui est bon pour eux et d’exiger leur respect et leur obéissance.

Cette posture (de bienveillance) est une imposture; Elle agit de façon invisible, à la façon d’une « Main Jaune », elle ne dit  pas aux enfants : «  Nous, la bourgeoisie, avons renversé le pouvoir royal en 1789 et nous sommes les maîtres du pays, les nouveaux princes, ducs et barons ; Vous, vous êtes nos domestiques, vous n’êtes bons qu’à nous servir et c’est ce que vous ferez toute votre vie, que vous le vouliez ou non ! » Parce qu’avec ces cartes en main, le peuple ne serait pas d’accord, son honneur serait bafoué, il se révolterait. Alors que si on ne lui dit rien « il ne sait pas. »  C’est tout simple. Il n’a pas l’intelligence pour comprendre ce qu’on ne lui dit pas ; Ainsi on fait des choses qui le révolterait s’il en avait connaissance, – si  elles étaient verbalisées – mais on ne lui dit pas qu’on les fait.

Dès les débuts donc, les professeurs ont raconté une Histoire fausse comme celle de WWII est fausse. Ceci afin que les élèves ne posent plus de question et que le pouvoir dont ils font partie apparaisse légitime ; ainsi toute rébellion était matée dans l’œuf. On a vu à la fin de WWII, le retour de cette même bourgeoisie accompagnée à nouveau des hussards de la république, en charge d’impressionner et de mater les rebelles qui ne croyaient pas aux fables racontées ou qui n’y attachaient pas suffisamment d’importance

Dès le départ, la bourgeoisie avait prévu cette ruse, il devait être clair que pour que le système soit pérenne, ils ne devait pas être visible : « l’ennemi invisible est invincible ». Elle a ensuite mis en place le cinéma démocratique, à l’aide des journalistes, afin d’entretenir les apparences, et avoir des idiots utiles à son service. Dans la même veine, elle n’agit jamais à visage découvert, et laisse toujours la chaîne longue, afin de faire perdurer l’illusion démocratique….car nous ne sommes pas en démocratie, le peuple ne décide de rien ; a-t-il décidé de l’immigration ? Nous sommes dans une oligarchie qui privilégient ses propres intérêts aux dépends de ceux du peuple, une oligarchie à deux têtes, aujourd’hui : française et juive.

Ce système ne s’est pas mis en place du jour au lendemain, mais l’intention et la volonté étaient bien présentes dès la révolution, on retrouve cette volonté dans la suppression de la rhétorique, puis celle des langues mortes, latin et grec et l’imposition de la méthode globale aujourd’hui.

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Les prémisses : définitions de l’oligarchie, démocratie, statocratie, code des tyrans =>  cliquer sur catégorie > un système. Ou ici :

https://antidragon.wordpress.com/category/un-systeme/

III. Le corps enseignant

août 31, 2009

La France est une oligarchie.

Le dressage à l’obéissance à la hiérarchie se fait par les instituteurs et les professeurs qui se comportent en laquais serviles et empressé de leurs maîtres. Ils prennent l’ouvrage qui leur est confié très à cœur; Le sérieux et l’application qu’ils y mettent leurrent les enfants qui croient à l’importance de ce qui leur est enseigné.

Il faut faire croire au peuple et aux enfants que le système leur donne une formation de haut niveau, la meilleure qui soit, et il faut « tenir » les enfants tout le temps de leur enfance. On les oblige donc à aller à l’école et on les  maintient dans le silence, l’immobilisme et la passivité afin qu’ils ne puisent faire leurs propres expériences. On occupe leurs esprits avec des mathématiques ou de la physique, en leur faisant croire que ce sont des choses importantes, il faut éviter qu’ils ne réfléchissent et n’aient de mauvaises pensées.

Ainsi les enfants n’apprennent que ce qui leur sera néfaste; A la sortie de l’école, ce sont des esclaves ignorants; Si quelques-uns  s’aperçoivent qu’il y a comme un vide, un quelque chose de bizarre, ils sont incapables de l’exprimer, de le verbaliser.

L’important ici, ce n’est pas seulement de former des Ilotes, mais de leur retirer tout moyen de comprendre le système, et de le comprendre dans l’espace d’une vie.

Dans cette hypothèse (oligarchie bourgeoise), on aurait bien une lutte des classes, une lutte invisible, entre riches et pauvres, et c’est l’éducation nationale qui en serait chargée. Celle-ci étant une entreprise destinée à livrer le peuple pieds et poings liés à la bourgeoise, à  former la chair a canon destiné à la servir, travaillant depuis deux siècles à aliéner et tromper le peuple avec un zèle incroyable tout en prétendant l’éclairer et l’instruire.

Ces professeurs, ces êtres étranges qui croient ou font semblant de croire à l’importance et la grandeur de leur métier, et qui ignorent ou font semblant d’ignorer leur rôle réel : Sont-ils sincères dans leur volonté d’instruire le peuple ? Sont-ils stupides ? Sont-ils fous ? Sont-ils complices ? Sont-ils cyniques ? Sont-ils intéressés ? Doit-on douter de la moralité du corps enseignant ? Ou de sa santé mentale ?

Sont-ils des pharisiens conciliant, à la fois, leur prétention à l’intérêt des enfants, à leur utilité sociale, et ayant des pratiques en opposition avec leurs paroles ? Hypocrisie : une moralité qui n’est que prétention toute en parole ? Comment des gens qui sont professeurs depuis plusieurs générations peuvent-il être les laquais des oligarques, tout en prétendant être de gauche, du coté du peuple, tout en abrutissant ce peuple ?

Il y a quelque chose dans le corps enseignant qui tient ou de la folie pure ou de la trahison de Juda. Même Unabomber, qui est américain, a remarqué cette tendance :

« L’histoire des révolutions du passé (la révolution française, la révolution russe de 1917, la révolution cubaine) se ramène à celle de la trahison qu’ont toujours perpétrée les gens de gauche, qu’ils s’appellent Robespierre, Lénine ou Castro. Dans un premier temps ils paraissent d’accord avec les objectifs révolutionnaires, mais ils les détournent dès qu’ils en trouvent l’occasion et finissent par imposer une dictature plus sanglante que celle qu’ils ont contribués à renverser. C’est la raison pour laquelle  « la gauche représente un danger. » »                                               Manifeste Unabomber

« Ils tirent leur patrie des mains des tyrans, pour l’opprimer eux-mêmes »  Fielding

Pourquoi nos élites prêchent-elles la démocratie et veulent-elles imposer ce modèle du Bien au monde entier ? C’est que la démocratie ne distingue pas les citoyens les uns des autres, en raison de leur race ou leur religion; Ainsi une faction peut infiltrer l’état et en prendre le contrôle total, le mettre au service de ses intérêts exclusifs, tout en racontant au peuple qu’il vit en démocratie. Qui prouvera le contraire puisque la faction contrôle même les médias publics. Ce moyen utilisé c’est le coup d’état !

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Les personnes qui doutent ou qui pensent que je suis excessif, peuvent lire les dix premières pages de ce livre : http://www.scribd.com/doc/19891521/Blumchen-Isaac-Urbain-Gohier-Le-droit-de-la-race-superieure

1981 et sa suite.

août 31, 2009

IV – La France est une oligarchie.

Remontons le temps aux quelques années d’une courte vie ; En 1981, la gauche fait voter l’interdiction administrative de licenciement, les patrons ne pouvant plus licencier ont recours à la main d’œuvre intérimaire. Il s’ensuit une explosion des créations de maisons d’intérim, qui enchérissent le coût du travail. Ce surcoût  n’était de l’intérêt de personne, sauf de la bourgeoisie qui a su y trouver une opportunité pour créer ces agences d’intérim. Les entreprises ayant dû payer les surcoûts de main d’œuvre, ont enchéri leur prix des marchandises, et au final ce sont les ouvriers ou l’ensemble de la population qui a payé pour la bourgeoisie.

Voilà typiquement le genre de mesure économique, qui, sous couvert d’être favorable au peuple fait peser tout le poids des réformes sur la majorité en l’appauvrissant au profit des possédants. Couplé à une forte immigration, cette mesure a contribué à faire baisser les salaires, à créer un chômage de masse et à installer la précarité du travail permettant de maintenir la paix sociale.

Toujours sous Mitterrand, l’état français est passé de trois millions de fonctionnaires à six millions ; une grande partie des richesses créées à l’époque  sont passées dans le fonctionnement de l’état, qui est un outil au service de la bourgeoisie, et au dépends de la majorité qui a payé ces réformes et s’est appauvrit ; mesure typique d’une oligarchie ou d’une tyrannie. La majorité travaille pour le roi de Prusse, puisqu’à mesure qu’elle améliore ses conditions de vie par son travail, l’impôt lui reprend ce qu’elle a gagné ; Ainsi elle reste dans la même situation, les pauvres, pauvres et toujours dans le besoin : dans la main de ceux qui peuvent satisfaire ce besoin,  l’état ou les employeurs. (Code du tyran : maintenir dans la pauvreté afin qu’on ait besoin de vous, qu’on soit occupé, qu’on vous soit reconnaissant, qu’on vous mange dans la main.)

De 1981 à 1995 ; Mitterrand ayant particulièrement augmenté les pouvoirs de l’état, nous n’étions ni en démocratie, ni en république, qui sont des gouvernements de la majorité dans l’intérêt général, mais en statocratie car tout était fait dans l’intérêt des fonctionnaires ; dans l’intérêt d’une minorité et non dans l’intérêt de la majorité. Le peuple a supporté le surcoût du doublement du nombre de fonctionnaires et continue à le faire aujourd’hui, il a été le dindon de la farce Mitterrandienne,

En 2009, rien n’a changé, il est question de débloquer 200 millions d’euros pour privatiser l’aide à la recherche d’emploi. A qui iront ces 200 millions d’euros ? Aux maisons d’intérim qui seront payées deux fois pour faire le même travail, et aux opportunistes qui ont des moyens intellectuels et financiers pour créer des entreprises de management : à la petite bourgeoisie. Celle-ci replacera  probablement les gens de sa propre classe sociale car s’il y a un chômage dont le gouvernement se préoccupe c’est celui de la bourgeoisie. Celle-ci pourra créer des réseaux de relations financés par le contribuable. La majorité : la classe moyenne et les pauvres, payeront pour la minorité riche. Quant au pauvre il est abandonné à son sort, c’est du bétail.