Archive for the ‘Psychologie’ Category

Des ambitieux

octobre 9, 2009

Grande Morale; Aristote:

«  Un autre argument avancé est que le plaisir n’est pas un bien, puisqu’on le trouve chez tous et que ce qui appartient à tous n’est pas un bien. En réalité, ce genre de raisonnement relève plutôt d’un ambitieux et il est propre à l’ambition. En effet, l’ambitieux, c’est celui qui veut être seul à posséder, et de cette façon l’emporter sur les autres. Pour lui, donc, le plaisir aussi, s’il doit être un bien, doit être un monopole. »

Ce type d’ambitieux aime vaincre et raisonne en matière de : « to win or to lose that’s all », il est dans une logique de guerre psychologique, dans laquelle il y a gagnants et perdants, vainqueurs et vaincus. La valeur à laquelle il croit, ce n’est pas d’être juste ou injuste, d’être honnête ou regardé comme malhonnête, d’être dans la vérité ou au contraire de mentir et trahir, de faire le bien autour de lui ou au contraire de ne penser qu’à nuire à son entourage dans son propre intérêt; sa valeur, celle par laquelle il pense que seule la vie vaut la peine d’être vécue, c’est de vaincre, mais cette victoire est relative à d’autres hommes, car cet ambitieux est « du monde » ; il s’estime lui-même en fonction de l’estime publique : « il se glorifie dans les hommes », car il se compare aux autres hommes et juge ainsi de sa valeur, il est donc prêt à tout pour parvenir à son but dans la vie. Le plus souvent en raison de son immoralité, il est perçu par ceux qui le connaissent, comme une outre emplie de vent, un vaniteux :

« Ces hommes vils et méprisables, qui pourtant ont une haute idée d’eux-mêmes, et qui, en outre, pensent qu’on doit les honorer. »                                                            Aristote.

Car les moyens qu’il met en œuvre pour parvenir aux honneurs, pour obtenir cette reconnaissance publique par laquelle il se regarde comme un homme supérieur et puissant,  lui vaudraient le mépris général s’ils étaient connus du grand public. Il y a une contradiction dans son système, il veut l’estime de ce public qu’il méprise, il ne s’estime lui-même qu’en fonction de l’estime de gens qu’il regarde comme méprisables. Ce qui lui importe c’est donc moins d’être honnête, honorable, vertueux, que de paraître l’être aux yeux de l’opinion publique. Une fois qu’il est parvenu au faîte des honneurs, pour conserver ce qu’il pense lui être dû, sa réputation doit être à l’abri, c’est elle en effet qui est la garante de son bonheur, de cette estime publique à laquelle il aspire, des honneurs qui lui sont rendus, de la richesse qui en découle ; Enfin sa réputation lui est garante de son estime de lui-même ; S’il perd l’estime publique, il sera regardé comme un homme méprisable  par l’ensemble de la population, et redeviendra à ses yeux un homme de rien. Cet ambitieux, pour conserver sa situation, finit toujours par devenir tyran, il interdit de révéler les moyens qu’il a utilisé pour parvenir, il interdit les recherches dans son passé, la libre parole est prohibée, il inhibe la pensée de son entourage, et finalement met en œuvre le code du tyran. Il finit toujours par regarder le peuple comme un ennemi hostile voulant lui nuire et le dépouiller de ses biens légitimement acquis. Sa réputation lui garantie l’estime et le respect publics sans lesquels il serait foulé aux pieds ; Lorsque celle-ci est perdu, il n’a plus qu’un recours possible : inspirer cette crainte qui lui assure un respect de façade tout extérieur : «  qu’ils me haïssent pourvu qu’ils me craignent ». Il établit la tyrannie qui « tient la vérité captive dans l’injustice ». Jacques Attali a dit a juste raison, peut-être comme un avertissement :

«  Les révolution commencent quand les soumis n’ont plus de respect pour ceux qui les soumettent. »

En effet, sans estime, pas de respect ; sans respect, pas d’obéissance, c’est une conséquence :

QUAND LES PEUPLES CESSENT D’ESTIMER, ILS CESSENT D’OBEIR.

Devise du journal Rivarol

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La conscience selon Hegel – II

septembre 17, 2009

Conscience libre

Conscience libre

Hegel était un professeur de philosophie, un aristotélicien ou péripatéticien : qui enseigne en marchant comme le faisait Aristote. L’intérêt de son étude à propos de la conscience : Page 1, ligne1, de l’introduction:

« C’est une représentation tout à fait naturelle de penser qu’en philosophie, avant d’aborder la chose elle-même, savoir, la connaissance effective de ce qui est en vérité, il est nécessaire de s’accorder préalablement sur la connaissance de ce que l’on considère comme l’outil qui permettra de s’emparer de l’absolu, ou comme le moyen au travers duquel on l’aperçoit. »

La conscience est l’outil de perception, d’appréhension de la réalité extérieure. C’est par la perception par la conscience, de la réalité extérieure que s’élabore la vérité de cette réalité du monde extérieur, ou la philosophie de la vie : les conceptions de l’homme. Or le problème est celui-ci : la conscience perçoit-elle la réalité, ou n’en perçoit-elle qu’une apparence à travers le filtre déformant de l’état de conscience dans lequel elle se trouve ? Un exemple d’état de conscience qui conduit à une vision déformée et absurde de la réalité, voir dans la catégorie : loi du cœur, l’état de conscience correspondant à « la loi du cœur et la folie de l’infatuation. »

Voilà la problématique traitée par Hegel. La vie depuis son début, est une succession d’états de conscience, conditionnés par les sensations : ce qui vient des sens, puis par les perceptions : ce que l’on reçoit de la réalité et l’élaboration qui en résulte. Quelques-uns de ces états : la conscience vile, la conscience noble, la conscience raisonnable sans volonté, la raison, la loi du cœur et la folie de l’infatuation ; la vertu et le cours du monde : l’hypocrisie ; la conscience maître et la conscience esclave ; la conviction morale : la belle âme ; ensuite dans l’exposé de l’errance de la conscience à la recherche de la certitude d’elle-même, Hegel termine son livre par la conscience en relation avec la religion chrétienne et finit par le savoir absolu : « contenu simple du Soi-même comme étant l’être ; la science comme concevoir de soi par le Soi-même ; ou encore l’esprit dans son retour à l’immédiateté existante. »

Plus ou moins, la façon de procéder de la conscience est une forme de dialectique, la conscience pour progresser, pour dépasser un état de conscience, créé une autre conscience qui se regarde elle-même de l’extérieur. Mais selon Lacan : le psychanalyste, il semblerait que la conscience, le plus souvent soit dans une refente, c’est-à-dire un état de pétrification, de blocage dans un état de conscience dont elle ne peut plus bouger, dans un immobilisme morbide : « Après l’école….Leur vigueur mentale a fléchi ; la sève féconde est tarie ; l’homme fait apparaît, et, souvent c’est l’homme fini. Celui-ci rangé, marié, résigné à tourner en cercle et  indéfiniment dans le même cercle, se cantonne dans son office restreint ; il le remplit correctement, rien au delà. » Gustave Lebon. Un exemple de blocage dans un état de conscience : l’opiniâtreté, dans la catégorie : «  tante à Dany ».

Maintenant que nous avons établit des états de conscience dans lesquels existent des certitudes, une persuasion et vérité de soi-même, on peut noter que cette vérité de soi-même est projeté dans le monde extérieur, et pris pour la réalité de ce monde extérieur, car il y a une  subjectivité de l’état de conscience dans lequel on se trouve. Si par exemple on naît riche ou pauvre, dans un pays en paix ou en guerre, dans un pays riche ou sous-développé, la perception de la réalité ou la conception de l’homme en société ne sera pas la même. Ensuite on constate au quotidien que l’on a affaire à des personnes : des consciences, dans lesquelles existent un savoir suffisant, un devoir résultant de ce savoir, une conviction et une persuasion censées valoir pour tout le monde…A gauche, nous trouvons des personnes dont les convictions sont extrêmement fortes, des leaders : ces « convaincus énergiques » dont parle Gustave Lebon ; persuadés de tout savoir, d’agir pour le bien de l’humanité, d’avoir un devoir à remplir, une mission sur terre ; Mais si l’on questionne ces gens quant à connaître les raisons par lesquelles elles prétendent commander autrui, savoir ce qui est bon pour lui, savoir de quels droits elles imposent l’obéissance, ces personnes renvoient celui qui les questionne, à son intériorité dans laquelle il est censé trouver les mêmes évidences que celles qui se trouvent en eux, ces personnes sont incapables de verbaliser leur savoir, leur devoir, leur conviction intime : ces entités sont vides. Quel est le programme du parti socialiste ? Personne ne sait, personne n’est capable de le dire.

A droite on trouve des personnes sûres d’elles-mêmes, hautaines, suffisantes, qui en imposent. Ces personnes donnent l’impression de détenir un savoir inconnu du quidam; De ce savoir découlerait leur autorité et l’obligation pour le quidam de leur obéir comme à des supérieurs : c’est un dû qu’elles lui imposent. Ceci n’est qu’un leurre car ce savoir n’existe pas ! Mais pour le savoir encore faut-il connaître intimement ces personnes.

Regardez l’émission:  » Faites entrer l’accusé. » présentée par Christophe Hondelatte, dans laquelle il interviewe des personnes réelles à propos d’affaires réelles, ces personnes ont de la prestance, mais au-delà ……?

Belle âme

Belle âme

Le paranoïaque de combat

août 29, 2009

Son ennemi mortel à abattre
Son ennemi mortel à abattre

Rappelons l’histoire. Un savant fou a créer un monstre horrible et lui a donné vie. Ce monstre s’est rebellé contre son créateur et s’est échappé. Depuis, son maître s’est lancé à sa poursuite, il doit l’empêcher de nuire et se sent responsable du mal qu’il fait. Sa mission sur terre est: «catch and neutralyse him»

Schyzophrénie

août 27, 2009

DOUBLE – face – visage – personnalité.

La famille schizophrènogène, en analysant la structure de pouvoir et de mensonge : « … une sorte de tristesse vague et bizarre, qui cache, sous le vernis de l’espérance et des bonnes intentions, une lutte à mort pour le pouvoir, teintée d’une note permanente d’ambigüité.« 

Le monde

août 25, 2009

Chamfort; Maximes; 204; P 53

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Chamfort écrivait à la veille de la révolution, il parle de la cour du Roi, de l’affectation et du règne du paraître. L’inverse de cette hypocrisie est la sincérité.

Est sincère la personne qui dit ce qu’elle pense réellement, c’est une qualité selon l’opinion commune, on dit de cette personne qu’elle est authentique et ceux qui la critiquent sont désapprouvé par la communauté citoyenne, et mis dans la petite case : « méchant à combattre ».

Si être sincère, c’est dire ce que l’on croit être la vérité,ce n’est pas une garantie de vérité, on peut dire des mensonges, raconter des fables, croire à des absurdités, se tromper…..et être sincère.

Néanmoins la sincérité est un gage suffisant de crédibilité pour qui n’est pas établit dans la vérité et se fie  à son ressenti.

2 – Des opiniâtres

juin 15, 2009

Celui qui n’écoute rien hormis sa propre voix

Jusques à quand iront-ils …

Jusques à quand iront-ils dans l’erreur ? Jusques à quand nous faudra-t-il par nos conseils redresser leur raison ? Jusques à quand les avertirons-nous qu’ils empruntent la mauvaise voie ? Jusques à quand erreront-ils où ils n’ont rien à gagner ?

Vous les traiterez …

Vous les traiterez d’égarés, car, mis sur la Voie, ils n’ont pas insisté, car ils avaient commencé et n’ont pas voulu finir. Vous les traiterez d’égarés, car ils avaient reçu et n’ont pas voulu donner, ils avaient accepté votre Enseignement, puis l’ont repoussé. Vous leur ferez reproche d’aller dans la mauvaise voie. Vous souhaiterez qu’ils se perdent et ne paraissent plus à vos yeux.

Le testament des Druides :

http://letestamentdesdruides.centerblog.net/rub-21-L-Ordination.html

Ne se point entêter

juin 13, 2009


« Tous les sots sont opiniâtres, tous les opiniâtres sont des sots.

Plus leurs sentiments sont erronés, moins ils en démordent. Dans les choses même où l’on a le plus de raison et de certitude, c’est chose honnête de céder : car alors personne n’ignore qui avait la raison; et l’on voit aussi qu’outre la raison, la galanterie en est encore. Il se perd plus d’estime par une défense opiniâtre, qu’il ne s’en gagne à l’emporter de vive force; car ce n’est pas là défendre la vérité, mais plutôt montrer sa rusticité. Il y a des têtes de fer très difficiles à convaincre, et qui vont toujours à quelque extrémité incurable; et quand une fois le caprice se joint à leur entêtement, ils font une alliance indissoluble avec l’extravagance. L’inflexibilité doit être dans la volonté, non pas dans le jugement; bien qu’il y ait des cas d’exception, où il ne faut pas se laisser gagner, ni vaincre doublement, c’est-à-dire dans la raison et dans l’exécution. »

Balthasar Gracian; L’art de la prudence.




Connotation

juin 12, 2009

Sur les affiches de Steeve Briois, il n’y a pas de référence FN:

*

Le logo Flamme FN*

Ou le sigle FN

*

Portent une charge émotionnelle négative, résultat de 30 années de dénigrement.



Des sots

juin 7, 2009

« Si les revers de la fortune désenchantent l’enthousiasme, que sera-ce s’il s’y mêle des torts qui, cependant, se trouvent souvent réunis aux qualités les plus éminentes ? Quel vaste champ pour les découvertes des esprits médiocres ! Comme ils sont sûrs d’avoir prévu ce qu’ils comprennent encore à peine ! Comme le parti qu’ils auraient pris eût été meilleur ! Que de lumières ils puisent dans l’événement, que de retours satisfaisants dans la critique d’un autre ! Comme personne ne s’occupe d’eux, personne ne songe à les attaquer : eh bien, ils prennent ce silence pour le garant de leur supériorité : parce qu’il y a une bataille perdue, ils pensent qu’ils l’ont gagnée : et les revers d’un grand homme se changent en palmes pour les sots. Quoi donc ! L’opinion se composerait-elle de leurs suffrages ? Oui, la gloire contemporaine leur est soumise. »

De l’influence des passions ;  Madame de Staël

La passion d’avoir raison.

juin 6, 2009

La tante à Dany

Henry Fielding;  Les aventures de Joseph Andrews

Chapitre X – 3° partie
[Quasi dans son intégralité. C’est l’histoire que lit un enfant]

Histoire de deux amis pour servir de leçon à ceux qui
entreprennent de mettre la paix dans le ménage d’autrui.

« – Paül
– Lisez Paul, c’est une diphtongue, dit adams. [Le précepteur]
– Laissez lire l’enfant sans l’interrompre, s’écria lady Booby : vous m’impatientez.
Alors Jannot continua :
– « Léonard et Paul étaient amis depuis leur enfance, et si attachés l’un à l’autre qu’une longue absence, pendant laquelle ils ne s’écrivirent aucune lettre, ne diminua point leur attachement mutuel. Au bout de quinze ans …… [Ils se retrouvent et Léonard invite Paul à passer une semaine chez lui. Arrivé au château… !]
… Dès qu’il vit l’épouse de son ami, il la reconnut pour l’avoir vue dans une garnison où elle faisait la joie et l’ornement de toute la ville. Elle était fort jolie, et bonne par excellence, mais toujours femme, c’est-à-dire un ange fragile…
Car quoique sa figure fût angélique, son âme n’était que celle d’une femme, dont son opiniâtreté invincible était une preuve convaincante. Deux ou trois jours se passèrent sans que rien ne parût ; mais l’humeur de la dame ayant trop de peine à se contraindre, elle éclata peu à peu. Le mari, qui ne se gênait point pour Paul, y répondait avec tant de vivacité, que leurs querelles étaient aussi fréquentes que leurs conversations, et poursuivies avec autant de chaleur que s’il se fût agi de leur fortune, quoique le plus souvent ce ne fût que des broutilles. Souvent même un rien servait de prétexte pour les aigrir.- Si vous m’aimiez, lui disait-elle, vous ne me chicaneriez point pour une bagatelle. [Reproche de reproche] Le mari retournait l’argument, qui était autant pour lui que pour elle, en ajoutant qu’étant le chef, on devait lui céder. Pendant ces disputes Paul gardait le silence, sans se déclarer ni pour l’un, ni pour l’autre, pas même des yeux, jusqu’à ce qu’un jour qu’elle les avait quittés dans une fureur épouvantable, le mari lui parla en ces termes :
– Que ferai-je, mon cher Paul, de cette femme ? Je l’adore, et je n’ai aucune plainte à faire d’elle. Que ne puis-je lui ôter cette opiniâtreté qui lui fait soutenir tout ce qu’elle avance, en dépit de la raison et du bon sens ! Car, on a beau lui démontrer qu’elle a tort, quoiqu’elle en soit convaincue dans le fond, elle mourrait plutôt que d’en convenir. Ma patience est à bout : que dois-je faire ? Conseillez-moi je vous en conjure.
– Si vous voulez que je vous parle en ami, répondit Paul, je ne puis que vous blâmer. Pourquoi vous, qui condamnez son obstination, vous montrez-vous aussi têtu qu’elle dans les disputes où il ne s’agit de rien d’essentiel. Qu’importe de quelle couleur était la veste que vous portiez le jour où vous l’avez épousez. Voilà pourtant le fond de votre querelle d’aujourd’hui.
Si vous l’aimez si tendrement, que ne la laissez vous dans une erreur qui ne vous porte aucun préjudice, plutôt que de la chagriner et de vous nuire ainsi à vous-même ? Pour moi, si jamais je prends une femme, je ferai un accord avec elle, que celui de nous deux qui sera persuadé de son bon droit dans les disputes de cette nature, sera obligé de céder. Ainsi chacun, prévenu pour son opinion, s’empressera de s’avouer vaincu.
Ils se quittèrent bientôt après, et léonard fut chez sa femme lui faire des excuses, lui disant que son ami lui avait fait voir son tort. Elle se récria sur les vertus de Paul, en quoi le mari la seconda, et tous les deux conclurent que c’était le plus sage et le plus vertueux des hommes. Au souper, elle ne put s’empêcher de le regarder tendrement, en lui disant : – voulez-vous de ce pâté de bécasses ?
– C’est un pâté de perdreaux, ma mie dit le mari.
– Je demande à votre ami s’il veut goûter de ce pâté de bécasses, répliqua la femme ; je dois savoir, apparemment, de quoi le pâté est fait, puisqu’il est de ma façon.
– Si le pâté est de votre façon, repartit le mari, le gibier qui est dedans est de ma chasse, et je puis vous assurer que je n’ai point encore vu de bécasses cette année. Qu’importe cependant ?
Quoique j’aie raison, je vous cède, et les perdreaux seront des bécasses.
– Cela m’est fort indifférent, reprit Mme Léonard : mais je vois clair, et ne puis souffrir qu’on m’en impose. Vous voulez avoir raison : mais votre ami sait de quoi il est question, puisqu’il en a mangé.
Paul ne dit mot, et la dispute ne finit que quand le sommeil les accabla, bien avant dans la nuit.
Le lendemain, la femme rencontra Paul par hasard ; et, sachant qu’il avait parlé pour elle la veille, elle lui tint ce discours :
– Avez-vous jamais vu, monsieur, un homme aussi déraisonnable que mon mari ? Il est fort honnête homme, j’en conviens, mais si entêté qu’il n’y a qu’une femme comme moi qui puisse le supporter. Cependant, il met souvent ma douceur et ma complaisance à des épreuves bien rudes.
– Eh bien ! Madame, répondit Paul, puisque vous me l’ordonnez, il faut que je vous dise la vérité, au risque de vous déplaire. La dispute n’en valait pas la peine, j’en conviens ; mais c’était des perdreaux, assurément. [Parti de Fielding]
– Je vous plains, monsieur, d’avoir perdu le goût, repartit-elle.
– Un mari, reprit Paul, a droit d’espérer quelque….supposé même que vous ayez raison
– Voilà qui est pitoyable, s’écria-t-elle
– Pitoyable tant qu’il vous plaira, continua Paul ; mais madame c’est une vérité. Une femme d’esprit, telle que vous, en cédant, s’assure une victoire bien plus flatteuse, puisqu’elle fait voir que son génie est infiniment supérieur à celui de son époux.
– Mais, mon cher monsieur, pourquoi me soumettrais-je quand j’ai raison ?
– Parce que par là, répondit Paul, vous lui donnerez une preuve de votre tendresse et de votre pitié. Car y a-t-il rien qui excite plus la pitié que de voir une personne aimée dans l’erreur. ?
– Oui, répliqua la femme ; mais ne suis-je pas obligée de l’en tirer ?
– Avez-vous vu, demanda l’ami, que vos disputes se soient terminées par l’aveu qu’il avait tort ? Plus nous sommes dans l’erreur, plus nous sommes honteux de l’avouer. J’ai toujours remarqué que dans les querelles, celui qui a tort fait le plus de bruit.
– J’avoue qu’il y a une apparence de vérité dans ce que vous venez de dire, repartit Mme Léonard, et je suis résolue à suivre vos conseils.
Léonard entra comme elle achevait de parler, et Paul se retira. Le mari s’approcha gaiement de sa femme.
– Je suis fâché, ma mie, de la sottise que j’ai faite hier au soir.
– Je dois cet aveu à votre complaisance, lui répondit-elle, car je suis fâchée de m’être emportée pour si peu de choses. D’ailleurs j’avoue mon tort.
Ceci fut suivi d’une petite contestation d’amitié ; après quoi, elle lui dit que Paul avait décidé contre elle ; ce qui donna occasion à tous deux de faire l’éloge de leur ami commun.
Paul coulait chez son cher Léonard des jours tranquilles, les disputes étant devenues, grâce à ses sages conseils, moins fréquentes et moins aigres entre le mari et la femme. Mais le diable, qui ne peut souffrir de nous voir heureux, se mêla de brouiller encore le ménage. Paul était toujours le conseiller de l’un et de l’autre : c’était lui qui décidait de tout, et il n’oubliait jamais le dogme de la soumission, quoiqu’en particulier, il donnât tort aux absents ; ce qui était le contraire de ce qu’il faisait au commencement.
Un jour qu’il était absent, une dispute s’étant élevée, ils convinrent de s’en rapporter à ce qu’il en déciderait. Le mari parut persuadé qu’il serait pour lui ; mais la femme lui dit qu’il pourrait bien se tromper, puisque son ami était convaincu qu’elle avait presque toujours raison, et que s’il savait tout…
– Je ne veux rien savoir, répondit le mari : mais si je vous disais ce que je sais mais vous ne croiriez pas que mon ami vous fût si fort dévoué.
– Puisque vous m’y forcez, reprit-elle, je vous en convaincrai. Souvenez-vous de la dispute que nous eûmes au sujet de l’école de mon fils ; j’ai cédé par compassion pour vous, quoique j’eusse raison, et que Paul lui-même me l’ait dit.
– Je ne doute point de la vérité de ce que vous m’avancez, répondit le mari ; mais à mon tour, je puis vous assurez qu’il me dit au sujet de cette même dispute que j’avais bien fait, et que lui à ma place aurait agi de même.
Ils continuèrent à se raconter réciproquement tout ce qu’il leur avait dit en particulier, sur la promesse d’un secret inviolable. A la fin, se croyant mutuellement, ils se récrièrent sur la trahison de Paul, et conclurent qu’il avait été l’auteur de toutes leurs querelles. Ensuite chacun se blâma des fautes passées, et ils s’efforcèrent réciproquement de se donner des preuves d’une complaisance achevée, tandis que Paul devint l’objet de leur exécration. Cependant la femme, qui craignait les suites de cette tracasserie, engagea son mari à dissimuler jusqu’au départ de Paul pour sa garnison, qui était fixé au lendemain, et ensuite de ne le plus fréquenter.
Le procédé de Paul paraîtra peu sensé. Cependant, sa femme lui fit promettre de suivre ce qu’elle lui avait conseillé ; mais la froideur, tant du mari que de la femme, fut bientôt remarquée par Paul, qui, tirant son ami à part, le pressa si fort, qu’il lui dit de quoi il était question. L’autre lui conta tout ce qui s’était passé, et l’assura de la pureté de ses intentions. Léonard lui reprocha un secret gardé mal à propos, et Paul, à son tour, le railla sur ce qu’il ne cachait rien à sa femme. La conversation s’aigrit de part et d’autre ; le mari alla jusqu’à lui reprocher qu’il brouillait son ménage, et qu’il l’avait mis sur le point de se séparer d’avec sa femme, si leur mutuelle confiance n’avait éclairci le mystère, Paul répondit … »

Ici, l’enfant fut interrompu par un évènement que vous allez apprendre dans un autre chapitre.

Qui est-elle ?

juin 6, 2009

Elle a toujours voté à gauche, ses parents le faisaient, elle le fait. Elle s’est toujours positionné du coté du Bien, non pas comme ces infâmes capable de voter pour la bête immonde; Hé oui, elle n’a rien à se reprocher, elle peut se regarder en face dans un miroir, Monsieur, sa conscience est propre; Jamais, de toute sa vie,  elle n’a dévié d’une ligne morale sévère.

Oui, la tolérance, la justice sociale, l’égalité pour tous, voilà les valeurs qu’elle a défendue avec acharnement, et qui, à l’automne, font la fierté et l’honneur d’une vie entièrement dévouée à son prochain !

La tante à Dany ?

De la crainte et de la confiance

juin 6, 2009

Comment les personnes qui sont dupes depuis 40 ans, qui ont cru à tous les mensonges, avalé  toutes les couleuvres, y ont crû dur comme fer, qui se sont battues avec acharnement pour réaliser cette merveilleuse société que les politiques de gauche leur promettaient ; Comment donc ces personnes pourront-elles demain se regarder dans le miroir en se disant :

 » c’est moi qui ait mis tout cela en place, la violence, l’insécurité, les agressions, les vols, les meurtres, je croyais bien faire, et j’ai convaincu untel et untel et untel  ? »

Ces personnes reconnaîtront-elles leurs responsabilités ou préfèreront-elles se mettre le nez dans le sable comme l’autruche refusant de voir les problèmes qu’elles ont créés ?

Comment feront-elles pour vivre sous des regards plein de reproches, même s’ils ne le sont pas, ou si le public ne sait pas. – les conjoints ou les enfants eux sauront toujours.  Autrefois elles se seraient retirées loin du monde, dans un couvent, cacher leur honte.

La situation devient dangereuse parce que les responsables de ces problèmes, les coupables pourraient choisir de faire disparaître les témoins gênants, ou leurs éventuels juges. Si bien que la situation devient délicate pour tout le monde.

De la crainte et de la confiance :

« Toutes les choses à craindre le sont davantage quand elles sont dues à une faute qu’il n’est pas possible de réparer, ou parce que le remède est impossible en soi ou parce qu’il ne dépend pas de nous mais de nos adversaires. »

Sont à craindre :

« La haine et la colère de gens ayant pouvoir de nous faire grand mal ; car il est évident qu’ils le veulent ; aussi sont-ils prêts de le faire – L’injustice si elle a ce pouvoir ; car c’est par une préférence raisonnée que l’injuste est injuste. – La vertu outragée, si elle a ce pouvoir ; car il est clair que quand elle est outragée, elle en a toujours l’intention, et notre hypothèse lui en prête le pouvoir. – La crainte éprouvée par ceux qui ont pouvoir de faire quelque mal ; car il est évident que l’homme animé de ce sentiment s’est, comme les précédents, préparé à l’action. – comme la plupart des hommes sont moins bons qu’il ne devraient, dominés par le désir du gain et lâches dans les dangers, c’est la plupart du temps chose à craindre que d’être à la merci d’un autre ; par conséquent, il est à craindre que les complices d’une mauvaise action ne nous dénoncent ou que les lâches ne nous abandonnent dans le danger. – Ceux qui ont le pouvoir de commettre une injustice sont à craindre pour ceux qui la peuvent subir ; car, le plus souvent, les hommes commettent l’injustice, quand ils en ont la faculté. – De même ceux qui ont subi ou croient subir une injustice ; car ils sont toujours à l’affût d’une occasion. – Ceux qui ont commis une injustice sont également à craindre, s’ils ont le pouvoir d’agir, parce qu’ils craignent d’en subir une à leur tour ; en effet, selon notre hypothèse c’est là une chose à craindre. »

« La crainte est une peine et un trouble consécutif à l’imagination d’un mal à venir pouvant causer destruction ou peine »

Aristote; Rhétorique.

La tante à Dany

juin 5, 2009

Extraits d’une conversation prise sur FDESOUCHE

Pierre 1er
Commentaire Nº15 – 4/6/2009 – 11:43

Faudra-t-il qu’un flic soit grillé vif dans sa voiture, et qu’on voie le film au téléphone portable sur internet, avec les commentaires hilares des “jeunes” ponctuant les souffrances du flic pour que nos abrutis de compatriotes se mettent à comprendre ce qui se passe ?

dany
Commentaire Nº30 – 4/6/2009 – 13:22

Pierre 1er 15
Réponse:oui.
Ils sont abrutis, lobotomisés, et en plus la peur au ventre. Comme les autruches, ils se mettent la tête dans le sable, et se conditionnent à dire que tout est beau, tout va bien, et que c`est partout pareil!!
Ma belle mère en est le parfait exemple, pour elle le coran, c`est bien, les muzz, y en a pas beaucoup. Bref, l`abrutie dans toute sa splendeur.

Pierre 1er
Commentaire Nº31 – 4/6/2009 – 13:34

Dany
Commentaire Nº30
J’ai une tante comme ça, moi aussi : très “vieille France”, catholique pratiquante, chante dans les chœurs à l’église, mari militaire de carrière : faut pas lui parler du FN, c’est l’Antéchrist !!
Elle doit voter UMP en croyant que c’est souverainiste, comme de Gaulle…

dany
Commentaire Nº32 – 4/6/2009 – 13:49

Pierre 1er 31
Pour ma belle mère, ce n`est pas du tout ce que fait et pense votre tante.
Elle habite près de Rennes, et ne voit rien de ce qui se passe. Elle a même osé me dire qu`elle ne savait pas ou je prenais l’idée qu`en Bretagne, il y avait des mosquées.
Et puis, j`en passe et des meilleurs.
Quand j`ai dit abrutie, j`étais très très poli.
Je vous la recommande même pour un dîner de cons!

http://www.fdesouche.com/articles/45161

En quelques mots un caractère est peint, un caractère courant que chacun connaît, un archétype. Je prends mon goupillon et baptiste ce caractère : la tante à dany. J’aurai l’occasion d’y revenir.

Les trois sortes d’amitié

juin 5, 2009

« Il faut donc, pour être amis, être bienveillant – c’est-à-dire se souhaiter du bien – mutuellement, non à l’insu l’un de l’autre, pour un des motifs susdits
Or, ces motifs diffèrent spécifiquement les uns des autres. Il en ira donc de même des manières d’aimer et des amitiés. Le nombre des espèces d’amitié sera par conséquent de trois, autant que d’espèces d’aimable : chacune, en effet, peut donner naissance à un amour réciproque et non ignoré de ceux qui l’éprouvent. […]

Le motif pour lequel ils s’aiment les uns les autres est-il donc l’utile ? Alors ils ne s’aiment pas pour eux-mêmes, mais en tant précisément qu’il leur revient de leur mutuel commerce quelque bien. Il en va encore de même si le motif d’aimer est le plaisir : ce n’est pas pour leurs qualités à eux qu’on apprécie les gens d’esprit, mais pour le plaisir qu’ils nous procurent à nous. Lorsque par conséquent, le motif d’aimer est l’utile, le motif de chérir c’est ce qui est bon à nous-mêmes, et lorsque c’est le plaisir, c’est ce qui nous plait à nous-mêmes : ni dans un cas ni dans l’autre on ne chérit l’aimé en tant qu’il est ce qu’il est, dans son essence même [ Amitié selon la vertu ] mais en tant qu’il est utile ou plaisant……..en tant qu’il apporte ici du plaisir, là quelque bien. »

Ethique à Nicomaque ; Aristote

Trois sortes d’amitiés donc, une amitié selon l’utile [selon l’intérêt : les relations d’affaire, le travail]; une amitié selon le plaisir [celle des amants, celle pour le comique qui distrait] ; et enfin l’amitié proprement dite, selon la vertu, pour les personnes en elles-mêmes, pour leur valeur.
En réalité il en existe d’autres, la base de l’amitié étant la bienveillance :  entre parents et enfants, entre concitoyens, e c t , mais elles portent des noms différents .

Du plus ou du moins

juin 2, 2009

« L’élégant Lord Shaftesbury déconseille de trop dire la vérité, d’où l’on peut raisonnablement inférer que, dans certains cas, il est non seulement excusable, mais même recommandable de mentir. »

Histoire de Tom Jones ; Fielding

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Une opinion de Giaccomo Casanova

juin 2, 2009

« La jaserie des femmes savantes n’en impose qu’aux sots. Il n’y a pas une seule grande découverte faite par une femme. Le sexe manque de cette vigueur que le physique prête au moral ; mais dans le raisonnement simple, dans la délicatesse du sentiment, enfin dans le genre de mérite qui tient plus du cœur que de l’esprit, les femmes nous sont bien supérieures. »

Mémoires

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De l’amour propre

juin 2, 2009

« La conversation s’anima, c’est-à-dire, elle parla beaucoup et je répondis fort peu; mais comme toutes mes monosyllabes servaient de liaison à ses phrases,  cela pouvait s’appeler une conversation.

Je me souviens qu’elle me fit des avances très marquées. Je lui trouvais de la raison, elle en fut flattée parce qu’elle en manquait. J’eus le secret en peu de mots de dire plusieurs sottises ; elle loua mon esprit ; j’en fus enchanté parce que personne ne m’en trouvait. L’amour propre noua nos chaînes, il en forme bien plus que la sympathie ; et voilà pourquoi elles durent si peu, c’est qu’on cesse de se flatter à mesure qu’on se connaît, et les liens se relâchent à mesure qu’on néglige le principe qui les a serrés. »

Histoire de la félicité ; Voisenon

Du coeur et de la raison

juin 1, 2009

« Depuis longtemps, Alcipe, je désire vous ouvrir mon cœur, et de vous marquer ma confiance, bien moins en vous donnant des conseils, qu’en vous découvrant mes fautes ; vous oublieriez les uns, vous retiendriez les autres ; des préceptes sont plus difficiles à suivre, que des défauts à éviter : un modèle de vertu fait souvent moins d’impression qu’un modèle d’imprudence.

« J’ai été jeune : mon père, qui était plus rigide qu’éclairé, me donna une éducation dure et me dégoûta de la raison, en me l’offrant avec trop de sévérité ; il intimida mon esprit au lieu de l’éclairer, et dessécha mon cœur à force de réprimandes, au lieu de le nourrir et de le former par la douceur.

« Les premières leçons qu’on donne aux enfants doivent toujours porter le caractère du sentiment ; l’intelligence du coeur est plus prématurée que celle de l’esprit ; on aime avant que de raisonner, c’est la confiance qu’on inspire qui fait le fruit des instructions qu’on donne.

« Mon père n’en usa pas ainsi. Le titre de père me donna plutôt une idée de crainte que de tendresse, la contrainte où j’étais me fit prendre un air gauche qui ne me réussit pas ; quand je débutais  dans le monde, mes raisonnements étaient assez justes,  mais dépouillés de grâces, et bien souvent la bonne compagnie ne juge de la solitude (sic) de l’esprit que par son agrément.

« Mon père m’avait présenté dans quelques maisons, et m’avait répété bien des fois que le point essentiel pour réussir était d’être complaisant ; mais pour l’être, sans passer pour un sot, il faut de l’usage du monde dans celui qui a de la complaisance, et du discernement dans ceux qui en sont les objets ; il faut qu’on sache gré à quelqu’un de se prêter aux goûts différents des sociétés, et l’on ne peut pas lui en savoir gré qu’on ne lui en suppose de contraires qu’il sacrifie : vous êtes assez payé de vous plier à la volonté d’autrui, lorsqu’on est persuadé que vous pouvez en avoir une à vous.

«  Mon esprit était trop intimidé pour me faire sentir cette distinction, les gens chez qui j’étais reçu étaient trop bornés pour s’en apercevoir ; J’y allais tous les jours faire des révérences en homme emprunté ; des compliments en homme sot ; et des parties d’ombre, en homme dupe. En un mot, je les ennuyais avec toute la complaisance possible, ils me le rendaient avec toute la reconnaissance imaginable. »

Histoire de la félicité ; Voisenon

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De la cour

mai 31, 2009

« Il n’y avait rien de si bourgeois et de si plat que d’avoir la vue bonne : tous les gens d’une certaine façon clignotaient et ne voyaient pas à quatre pas, et sans cela il n’y aurait pas eut moyen d’y tenir, il aurait fallut saluer tout le genre humain. »

La Molière ; Angola histoire indienne

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Parlerait-on des autruches de la cour du politiquement correct ?

Le formalisme de la fée Mutine

mai 31, 2009

« La fée Mutine fut la seule qui ne la vit pas chez elle; elle était arrivée quelque jours auparavant et trouva fort singulier que la fée Lumineuse, la dernière arrivée, ne fût point venue la voir et se fût contentée de se faire écrire à sa porte ; c’était une femme d’un caractère altier et féroce, esclave des égards les plus superficiels. Le roi l’avait invitée plutôt par crainte de la désobliger en l’oubliant, que par envie de la voir. Déjà piquée de la préférence qu’il marquait pour la fée Lumineuse, et de la différence de l’accueil, elle résolut de ne pas laisser passer cette fête sans y apporter quelque trouble. »

La Molière ; Angola histoire indienne