Archive for the ‘Paranoïa’ Category

Paranoïa: le cas Aimée

mai 14, 2010

Dans : « de la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité » Lacan étudie « le cas aimée » ;

Aimée était une jeune femme qui, dans les années 1920, a tenté de poignarder une actrice connue;  L’actrice a paré le coup en saisissant la lame à pleine main se sectionnant deux  tendons des doigts. Aimée s’est justifié est disant que cette actrice menaçait la vie de son fils, alors que les deux femmes ne se connaissaient pas; A la suite de cette tentative de meurtre, Aimée fut confiée aux soins de la psychiatrie.

Lacan la mit en confiance et la fit parler de sa vie ; Aimée était veuve et avait un fils, elle vivait avec une sœur : « dont la seule entrevue même pour nous dégageait le mauvais augure » dit Lacan ;  Cette sœur était envahissante et avait tendance à éclipser Aimée dans son rôle de mère.

Lorsque ce genre de problème arrive avec des gens de la famille, il y a des dettes morales, une reconnaissance qui ne peut être transgressé sans apparaître comme le dernier des ingrats ; il s’y mêle aussi de l’affection ; Ainsi la haine qu’éprouvait Aimée pour cette sœur ne pouvait s’exprimer en plein jour ; elle était refoulée; mais la pression était si forte que cette haine a trouvé une porte de sortie en s’extériorisant à l’encontre de cette actrice à laquelle Aimée s’identifiait ; C’était elle qui en voulait à son fils et non sa sœur chérie dont Aimée : «  se refuse à la considérer à elle-même comme hostile ou même néfaste, ni sous ce chef ni sous aucun autre » dit Lacan.

Cette haine s’est donc transposée de sa sœur vers cette actrice, qui a payé à la place de cette sœur ; c’est cela un bouc émissaire, une personne qui paye à la place d’une autre personne ! Parfois l’innommable accuse sa victime du crime qu’il a commis ; C’est l’inversion accusatoire bien connue aujourd’hui.

Aimée s’identifiait à cette actrice, elle était ce qu’elle aurait aimé être, elle symbolisait la  réussite sociale à laquelle elle aspirait. En frappant cette actrice c’est comme si Aimée  se frappait elle-même. Lacan notait que Aimée qui était très perturbée lors du passage à l’acte, eut les jours suivant, un apaisement et un retour au calme ressemblant  à une catharsis. Il nomma donc ce délire : « Paranoïa d’auto-punition » constatant que l’emprisonnement d’Aimée, valant comme une punition, la calma en satisfaisant ses sentiments de culpabilité ; C’est ce que Freud appelait masochisme primordial, ou instinct de mort ; ou tendance suicide chez Lacan.

C’est cette maladie que l’on retrouve chez les gens de gauche qui au fond, inconsciemment, se haïssent tant qu’ils cherchent à exterminer le peuple Français croyant se faire disparaitre.

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Antidragon Bouc émissaires: Les animaux malades de la peste


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Paranoïa suite

mai 11, 2010

Dans un livre sur le trading écrit par une personne ayant fait des études de psychopathologie, voici ce que je lis :

« Fonctionnement paranoïde : mécanisme de défense visant à protéger l’intégrité psychique des menaces extérieures ; capacité à résister aux opinions des autres intervenants et à développer son propre jugement ; aptitude à réviser son jugement par rapport à celui du plus grand nombre ou du plus fort ; surestimation de soi-même et de ses capacités ; peu d’autocritique ou de remise en question personnelle ; conscience douteuse et méfiante à l’égard des autres intervenants, de leurs intentions réelles ; susceptibilité et volonté de masquer ses opinions, de ne pas dévoiler son propre jeu, sa stratégie, son mode d’intervention, ses anticipations. »

Ici on a donc la paranoïa comme un mécanisme de défense – défensif et préventif – méfiance et suspicion. Ensuite on retrouve les caractéristiques de l’opiniâtre ; capacité à résister aux opinions des autres ; peu d’autocritique et de remise en question personnelle ; susceptibilité ;  Toutes caractéristiques des gens de gauche; mais on a une chose en plus, car s’ils ne sont pas établit dans la vérité, les gauchistes comprennent très bien les rapports de force; ils sont dotés d’une  « aptitude à réviser leur jugement par rapport à celui du plus grand nombre ou du plus fort. » c’est-à-dire une capacité à aller dans le sens du courant ; Non seulement à suivre l’opinion dominante mais à l’adopter pour vérité par crainte de plus fort que soit ; et, en outre, à se persuader que ce droit du plus fort est le juste et la raison, et à le défendre. Sur un autre blog supprimé depuis, le bloggeur notait une relation entre paranoïa et capacité à adopter l’opinion commune :

« Dans l’histoire de l’avocate séquestrée et abandonnée dans la forêt pour mourir par une paranoïaque sadique voyant des pédophiles partout, on observe ce fait intéressant : les paranoïaques vont d’autant plus loin que leurs convictions délirantes sont conformes avec l’idéologie dominante. Ils sont comme des voiliers, les paranoïaques : si leurs voiles sont mal hissées ou déchirées, ils se plantent dans des récifs assez rapidement, et si leurs voiles sont très bien hissées et dans le sens du vent, ils prennent le large, c’est-à-dire qu’ils approfondissent leur délire. »

viaLe Bal des Dégueulasses: Paranoïa et voiliers.

Ce n’est pas une maladie dont les Français ont le monopole, bien qu’elle y soit au niveau d’un malaise dans la civilisation ; nos médias bien Français en sont atteints :

“The brainwashed Zionists and many Zionist brainwasher’s have, Anti-Semitic Paranoia Psychosis Disease.”

Définition:

“The definition of anti-Semitism come from the state of Israel and it is define as “irrational hatred of Jews more or simply because they are Jews”. It is a invention of the 20 century to brain wash the Jews into thinking they are hated because of who they represent.”   http://wideeyecinema.com/?p=7208

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Opiniâtreté : voir catégorie tante à Danny

De l’hypocrisie

mars 23, 2010

L’hypocrite est celui qui ment sur son caractère :

Il y a ce qu’il dit qu’il est et ce qu’il est réellement.

Il y a ce qu’il dit et ce qu’il fait.

Il a un discours et des actes contraires à ce discours. Il y a les intentions mises en avant et les intentions réelles.

Si l’hypocrite se décrit comme un type formidable, c’est qu’il sait que s’il était franc, son caractère inspirerait l’aversion; alors que s’il ment, il est estimé.  Il sait donc que ceux qui l’estiment, n’estiment que l’apparence qu’il leur présente et que cette image est un leurre.

L’hypocrite peut parler suivant son interlocuteur, suivant la morale, suivant l’opinion qu’il veut qu’on ait de lui; Puisqu’il dissocie ce qu’il fait de ce qu’il dit, c’est un bon communicant ; il sait aussi dissocier la réalité de ce qu’il en dit, afin de servir ses intérêts ; lorsque cette dissociation est réfléchie et volontaire, on se trouve face à des spécialistes de la communication :

« Il ne suffit pas que l’hypocrisie, comme on dit habituellement, fasse la preuve de son respect pour le devoir et la vertu, précisément en en prenant l’apparence et en les utilisant comme masque pour sa propre conscience tout aussi bien que pour la conscience d’autrui. »  Hegel

Rappel : Hegel fait de l’errance de la conscience à la recherche d’elle-même une dialectique entre deux consciences dont l’une est le Bien et l’autre le Mal  – (L’identique à soi et l’universel est le Bien ; le non-identique à soi et la singularité est le Mal) –  La conscience trouve en elle-même un savoir d’où découle un devoir ; un impératif, une conviction morale ; le problème est que le savoir à l’origine de cette conviction intime est vide; il n’est que la certitude d’être soi :« Je suis Je ». Pourtant la conscience projette sa conviction intime dans le monde extérieur, et prétendant incarner le Bien et l’universel, veut imposer à ce monde extérieur la reconnaissance de son existence et de sa vertu en tant qu « excellente essence » oeuvrant au bien être de l’humanité;  Le conflit des deux consciences prend différentes formes au cours de la vie; L’un des états de conscience qui marque l’évolution de l’homme est le conflit de la bonne conscience morale et de l’hypocrisie, à ce moment :

« La conviction morale en ce qu’elle est agissante s’est déterminée comme conscience universelle….pour qui le pur devoir n’est que l’universalité venue à la surface et tournée vers l’extérieur ; pour qui le devoir ne réside que dans les mots. »

On retrouve donc dans cet état de conscience, la dualité de l’hypocrisie dénonçant ce qu’elle fait et faisant ce qu’elle dénonce :

« La référence obstinée de la conscience universelle à son jugement est tout aussi peu démasquement et liquidation de l’hypocrisie. En vilipendant sa vilénie, sa bassesse, ect, elle se réclame de sa propre loi, ainsi que fait la conscience mauvaise. La loi de l’une affronte en effet, la loi de l’autre, elle légitime même au contraire celle-ci, et ce zèle fait exactement le contraire de ce qu’il estime faire. »

En exemple l’association SOS racisme qui, prenant à partie les immigrés, et désignant du doigt les français comme responsables de tous leurs maux, en raison du racisme supposé de ces français, fait ce qu’elle dénonce, en même temps, c’est-à-dire de l’incitation à la haine raciale. L’hypocrisie se permet de juger à partir de son vide intérieur :

« La conscience agissante énonce comme devoir telle activité déterminée qui est son fait, ce que ne peut lui dénier la conscience jugeante ; le devoir, quant à lui, est la forme sans contenu, susceptible d’adopter n’importe quel contenu. »

En effet le racisme ou l’écologie ne sont que les vecteurs à la mode complaisamment fournit par les médias ; il y a 400 ans, c’est la religion qui était le support de cette hypocrisie dénoncée dans le Tartuffe de Molière.

« La conscience du devoir » dit Hegel « se comporte de façon appréhensive, passive ; mais ce faisant elle est en contradiction avec elle-même comme volonté absolue du devoir, avec elle-même comme instance déterminant à partir de soi-même. »

« La conscience jugeante est elle-même basse, parce qu’elle divise l’action, et produit et maintient la non-identité de celle-ci avec elle-même. Elle est outre cela hypocrisie, parce qu’elle fait comme si ce genre de pratique jugeante était, non pas une autre manière d’être mauvais, mais la conscience juste et droite de l’action, elle se pose elle-même dans cette ineffectivité et vanité de celui qui sait toujours mieux que tout le monde, au dessus des actes rabaissés, et voudrait qu’on prenne sa parlerie ineffective pour une excellente effectivité. »

Dans cet état de conscience parole et action sont dissociés :

«  La conscience du devoir….a beau jeu de se préserver dans la pureté, étant donné qu’elle n’agit pas ; elle est l’hypocrisie qui voudrait qu’on prenne le fait de juger pour un acte effectif, et qui, plutôt que démontrer sa droiture par l’action, le fait en proclamant ses excellentes dispositions d’esprit. Elle est donc exactement faite comme celle à laquelle on fait reproche de ne placer le devoir que dans ses paroles. Dans ces deux consciences, [singulière et universelle], on a la même différence entre le côté de l’effectivité et les paroles ; dans l’une, du fait de la finalité égoïste et intéressée de l’action, dans l’autre, tout simplement parce que l’action fait défaut, alors que sa nécessité est pourtant l’énonciation même du devoir, car celui-ci sans l’acte, n’a absolument aucun sens. »  Hegel /  P 614

Jésus dans les sept malédictions aux scribes et aux pharisiens disait :

« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, qui purifiez l’extérieur de la coupe et de l’écuelle, quand l’intérieur en est rempli par rapine et intempérance. »                 Saint Mathieu 23-25

« Vous de même, au-dehors, vous offrez aux yeux des hommes l’apparence de justes, mais au-dedans, vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité. »                          Saint Mathieu 23-28

On ne sait jamais qui est réellement l’hypocrite. Est-il l’extérieur de la coupe : ce qu’il dit de lui-même, cet honnête homme; ou l’intérieur de la coupe : cet homme qui vit de rapine ? En exemple, le discours des leaders de gauche consistant à se dépeindre comme des humanistes désintéressés; de belles âmes ; Et ce qu’ils sont  réellement, car si l’on y regarde de prêt, on trouve des pratiques  contraires à leurs professions de foi; Pour cette conscience qui est irresponsable :

« Les conséquences de ses actes ne sont pas pour elle ses actes eux-mêmes ; ce qui lui arrive n’est pas pour elle l’expérience de ce qu’elle est en soi. »                          Hegel / P 304

Cette dissociation qu’on trouve chez l’hypocrite peut être un symptôme de schizophrénie; esprit coupé; Mais pas toujours car la coupure de cet esprit peut se faire de mille façons différentes, les spécialistes parlent de dissociation de l’affectif, de la pensée ou de l’action.

L’hypocrisie reprochée au  pharisianisme est la culture volontaire de cette dissociation; c’est l’essence même de la religion juive – la circoncision est l’alliance de la coupure –  La pratique de la religion juive paraît produire un éclatement de l’esprit et une dispersion, de telle sorte qu’on y trouve aussi bien des escrocs que les pires criminels, des savants et des bienfaiteurs de l’humanité, c’est un lot et une religion différente, totalement, de la religion chrétienne.

L’esprit paranoïaque

février 26, 2010

De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité. Lacan. 1932

« La formule d’activité la plus souhaitable pour ces sujets, c’est leur encadrement dans une communauté laborieuse, à laquelle les lie un devoir abstrait. Ces malades ne méritent pas le mépris dont les accablent certains auteurs, ils peuvent être au contraire des éléments de haute valeur pour une société qui sait les utiliser. Instituteurs, infirmières, aides de laboratoires ou de bibliothèques, employés, contremaîtres, ils révèleront des qualités morales très sûres, en mêmes temps que des capacités intellectuelles en général non médiocres. Mais la société moderne laisse l’individu dans un isolement moral cruel, et tout particulièrement sensible dans ces fonctions dont la situation intermédiaire et ambiguë peut être par elle-même la source de conflits intérieurs permanents. D’autres que nous ont soulignés l’important contingent qu’apporterait à la paranoïa ceux qu’on appelle d’un nom injustement péjoratif, les primaires: instituteurs et institutrice, gouvernantes, femmes attachées à des emplois intellectuels subalternes, autodidactes de toute espèce, e c t. Nous avons rapporté là-dessus les fines observations de Kretschmer. C’est pourquoi il nous semble que ce type de sujet doit trouver le plus grand bienfait à une intégration conforme à ses capacités personnelles, dans une communauté soumise à des règles, de ses tendances autopunitives.                        A défaut de cette solution idéale, toute communauté tendant à satisfaire plus ou moins complètement aux mêmes conditions : armée, communautés politiques et sociales militantes, sociétés de bienfaisance, d’émulation morale ou sociétés de pensées, bénéficierait des mêmes indications. On sait par ailleurs que les tendances homosexuelles refoulées trouvent dans ces expansions sociales une satisfaction d’autant plus parfaite qu’elle est à la fois plus sublimée et plus garantie contre toute révélation consciente.»  p 277

« Les chercheurs italiens modernes, attendent la clef des structures mentales de la paranoïa d’un rapprochement avec les formes, définies par les sociologues, de la pensée primitive, dit encore pensée prélogique.»

Le caractère essentiel des gens de gauche.

Cet esprit est scindé en deux entités, un idéal du Bien et un idéal du Mal. Ces deux entités se combattent l’une l’autre et cohabitent dans le même cerveau. L’une exècre l’autre. Ce qui se passe à l’intérieur de ce cerveau est projeté à l’extérieur, dans la réalité, et devient la grille de lecture et d’interprétation manichéenne de cette réalité. Le vécu est une réalité fantasmée.

D’un coté nous avons cet idéal du Bien, qui ne va pas  sans l’existence du Mal juste à coté de lui  : la défense des pauvres gens, des exploités, des opprimés, le partage, la lutte contre les inégalités, la France terre d’accueil des immigrés du monde entier, l’antiracisme; Mais en face se tient bien le Mal : d’abord tout ce qui s’oppose d’une façon ou d’une autre à ce Bien est qualifié de Mal : la droite en général, le patronat, tout ce qui s’oppose à la loi du coeur, mais aussi le fascisme, le racisme, l’antisémitisme; et toute les causes pouvant servir à cette même fin : incarner une lutte du Bien contre le Mal, l’écologie par exemple. L’esprit paranoïaque ne se définit et n’existe que dans son rapport à un ennemi qui le structure, à un Satan.

Cet esprit de type religieux est doté d’une forte conviction intime lui ordonnant de mener croisade contre le Mal, comme une mission divine confiée par on-ne-sait-quel Dieu. En pratique, on trouve une tendance à jouer les gouvernantes avec tout un chacun, à jouer les redresseurs de tort toujours à faux (fausseté du jugement), à se comporter en petit soldat vis-vis de son entourage, ou, dans le pire des cas, à être le tyran domestique voulant contrôler chacun des faits et des gestes de ses proches. (un « control freak »).

L’histoire de Frankenstein expose bien cette dualité, ce savant fou : le docteur Frankenstein, a créé un monstre horrible et lui a donné vie. Ce monstre est uniquement dans sa tête évidemment, ce monstre s’est rebellé et a échappé au contrôle de son créateur. Depuis, celui-ci s’est lancé à sa poursuite à travers le vaste monde, il doit à tout prix l’empêcher de nuire et se sent responsable du mal qu’il fait. Sa mission sur terre est de l’attraper et de le neutraliser; C’est le cas du paranoïaque de combat.

Les gens de gauche connaissent très bien ce Mal, lorsqu’ils se lancent dans le combat pour la morale, pour la restriction des libertés, pour le plus de répression, de contrôle, ils savent de quoi ils parlent, ce Mal est en eux, ils sont qualifiés pour le connaitre ! C’est la connaissance paranoïaque.