Archive for the ‘loi du coeur’ Category

Hegel et le politiquement correct

septembre 21, 2009

«Le cours du monde» cette : « lutte universelle de tous contre tous, dans laquelle chacun fait valoir sa propre  singularité»; Ces querelles dans lesquelles chacun veut que soit reconnu son: «Je suis Je»;  « Cet enquerellement universel où chacun tire à soi ce qu’il peut. » et qui pourtant :« semble être un ordre public»; Ce cours du monde triomphe de la vertu, pour qui: «l’abstraction sans essence est l’essence»; De cette vertu vide qui s’exprime dans la loi du coeur à propos de la souffrance, de ce monde égoïste et cruel, de l’individualisme et de la course à l’argent pour « le plus grand malheur d’une humanité abusée et exploitée par ces despotes ripailleurs, ces prêtres qui pratiquent l’abaissement.» ; Cette fausse vertu finit par céder et laisser la place, dans la conscience, au cours du monde  :

« Le cours du monde triomphe donc de ce qui constitue la vertu par opposition à lui ; il triomphe d’elle, pour qui l’abstraction sans essence est l’essence. Cependant, il ne triomphe pas de quelque chose de réel, mais de la création de différences qui n’en sont pas, il triomphe de ces discours pompeux sur le plus grand bien de l’humanité, et sur l’oppression qu’elle subit, le sacrifice pour le bien, et tous ces talents gâchés : ce genre d’essences et de fins idéales s’effondrent comme autant de paroles vides qui élèvent le cœur et laissent la raison vide ; qui édifient certes, mais pour ne rien construire ; toutes déclamations qui n’ont pour contenu précis que la très haute estime de l’excellente essence en laquelle l’individu qui se dit agir en vue de ces nobles fins et profère ces excellentes formules, tient sa propre personne – Emphase qui s’enfle la tête et l’enfle aux autres, mais aux proportions d’une inconsistante enflure.- La vertu antique avait sa signification sûre et déterminée, car elle avait en la substance du peuple un fondement riche de contenu et avait pour fin un bien effectif déjà existant ; c’est pourquoi elle n’était pas dirigée contre l’effectivité en tant qu’invertissement universel, ni contre un cours du monde. Mais la vertu que nous examinons est sortie de la substance, est une vertu sans essence, une vertu issue de la seule représentation et de parole dépourvue de tout contenu . – Ce vide de l’éloquence en lutte avec le cours du monde se découvrirait aussitôt, s’il fallait dire ce que ces formules signifient –  c’est pourquoi on les présuppose connues. Celui qui irait demander qu’on dise ce supposé connu, ou bien serait abreuvé d’une nouvelle prolifération de formules, ou bien se verrait opposer l’appel au cœur supposé dire à l’intérieur ce qu’elles signifient, c’est-à-dire que serait avouée l’incapacité à le dire en fait. – Il semble d’ailleurs que la nullité de ce genre d’éloquence ait atteint de manière inconsciente pour la culture de notre époque le niveau d’une certitude, dès lors que tout intérêt a disparu de la masse entière de ces formules et de la façon d’en user pour se pavaner ; et cette perte s’exprime dans le fait qu’elle ne provoquent plus guère que l’ennui. »

La vertu et le cours du monde /  P 326

Phénoménologie de l’esprit, Hegel, 1807

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Ces formules vides sont toujours à l’oeuvre, c’est l’idéologie :

« Le candidat qui peut découvrir une formule neuve, bien dépourvue de sens précis, et par conséquent adaptable aux aspirations les plus diverses, obtient un succès infaillible….

Le vague même qui les estompe augmente leur mystérieuse puissance. »  Lebon

antidragon; la manipulation de l’opinion publique


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J’ai autre chose à faire que d’écouter vos perfidies

août 27, 2009

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La gauche veut parler, elle n’a rien à dire, mais elle veut s’exprimer. Elle veut montrer qu’elle aussi, comme une grande fille, elle sait parler. Si on dit que c’est blanc, elle voudra s’exprimer pour montrer que c’est noir.

C’est cela la démocratie selon elle. Balkany a raison de parler des perfidies de la gauche et d’être fatigué de tendre l’oreille pour écouter le grand talent des gauchistes dans la calomnie, talent qu’ils pensent être le summum de l’expression démocratique.

Le boutonneux, qui n’est pas encore sorti de sa classe de 6°, s’indigne de la transgression de la loi du coeur. Ce genre de type est si caricatural, si prévisible, qu’il en est fatiguant.

Balkani a raison de parler de médecin, on est en face de débiles qui veulent qu’on les entendent. Vous savez ces ados attardés irresponsables qui veulent à tout prix faire des bêtises et qu’il est impossible de convaincre qu’ils se trompent.

Dans le même genre on a Cali le chanteur.

Mai 68, Révolution par la « Loi du cœur » ?

août 10, 2009

La loi qui fait face à la loi du cœur est séparée du cœur et libre pour elle-même.  L’humanité qui relève d’elle ne vit pas dans l’unité, dispensatrice de bonheur, de la loi avec le cœur, mais, ou bien dans une séparation et souffrance cruelle, ou bien, pour le moins, dans la privation de la jouissance de soi-même lorsqu’on suit la loi, et dans le manque de conscience de son excellence propre lorsqu’on la transgresse. Parce que cet ordre divin et humain, détenteur de la puissance dont il vient d’être question, est séparé du cœur, il est pour celui-ci une apparence qui doit perdre ce qui est encore associé à elle, à savoir la puissance et l’effectivité.

La Loi du cœur

août 1, 2009

La Loi du cœur est une Loi qui détermine une culpabilité par transgression.

Cette Loi présente trois aspects, l’une est une passion : le sentiment de pitié que chacun éprouve face à des malheurs survenant à des personnes ne les méritant pas. L’autre est une sensiblerie, une faiblesse de cœur face à une souffrance ressentie par empathie. La Loi du cœur étant incapable de surmonter cette souffrance, procède à une inversion de la charge de l’obligation ; d’elle-même aux pouvoirs publics qui doivent immédiatement faire cesser la souffrance dont elle est témoin.

Cette loi du cœur est bien pratique pour nos journalistes. Il leur suffit de montrer à la TV des personnes dans des situations de détresse avec des enfants, pour qu’aussitôt « les lois du cœur » du pays se mobilisent et exigent de la puissance publique qu’elle mette tout en œuvre pour apporter une réponse  » humaine » à la souffrance constatée.

Pour la Loi du cœur, c’est aussi le devoir de chaque citoyen, et gare à qui s’y refuserait car cette Loi impose l’obligation d’aider et de compatir à toute souffrance humaine. Celui qui s’y refuse est  un salaud indigne du nom d’homme ou de femme, qui DOIT être traité comme le dernier des  scélérats sur terre.

Vous DEVEZ, c’est un impératif catégorique, être non seulement en empathie, mais mettre en œuvre toute votre énergie pour faire cesser la souffrance que vous constatez.

La Loi du cœur est dans l’immédiateté de son ressenti, le ici et maintenant, elle ne réfléchit pas : elle voit une situation qu’elle juge insupportable et elle exige la cessation immédiate de cette situation. Elle ne cherche pas à connaître les raisons qui ont conduit à la situation déplorée, elle ne se pose pas la question de la possibilité ou de l’impossibilité des moyens à mettre en  œuvre pour la réalisation de ses exigences, non IL FAUT et c’est tout !

Elle ressemble à la Loi chrétienne:  » Ne fait pas à autrui ce que tu ne voudrai pas qu’il te fasse. » Car la loi du cœur s’imagine à la place de la personne souffrante, et s’indigne qu’on ne fasse rien pour elle. Mise en face d’un criminel ayant commis d’horribles crimes, elle ne pourra ni le juger ni le condamner parce qu’elle s’imaginerait à sa place sur la chaise électrique : le pauvre homme !

C’est un concentré d’inepties puisqu’elle ne tient aucun compte des réalités. Lorsqu’elle est mise face à ses contradictions, à sa folie, elle réagit comme Chistine Angot se mettant la tête entre les mains:  » Mais c’est pas possible de dire ça, mais c’est pas possible ! » : Elle s’infatue !

C’est l’abbé Pierre se scandalisant des situations de pauvreté sans égard de considération économique, de couleur de peau, de nationalité ou d’origine : «  Mais c’est pas possible de dormir dehors au XX° siècle ».  Bové, Conh Bendit, Charlotte C, Clémentine Autain, Balasko, les philosophes allumés, les défenseurs des petits oiseaux, ont quelque chose qui tient de la loi du cœur dans l’infatuation dans laquelle on les voit

Dans son troisième aspect, cette Loi du cœur s’imagine en Robin des bois, en justicier du peuple, en redresseur de torts. Elle est capable de commettre des crimes pour faire cesser les injustices qu’elle constate, les extrémistes de gauche pourrait s’y trouver : les Ménigon, Jean Marc Rouillan et autres brigades rouges, peut-être aussi les premiers Bolchevicks….

Selon Lacan «  le fou ne reconnaît pas ses propres productions comme étant siennes »,  c’est une révolte violente contre un désordre qu’on a mis en place tout en se plaignant, le dénonçant et s’en indignant.

Les personnes qui sont dans la loi du cœur sont sincères et convaincantes, elles sont très utiles aux journalistes lorsqu’elles vont dans le sens de leur idéologie : en faveur des immigrés illégaux, des sans papiers. Elles finissent discréditées, mais le temps durant lequel le public s’étonne et comprend, est mis à profit pour manipuler l’opinion. La Loi du cœur qui se prend pour une belle âme, généreuse et désintéressée, en lutte contre ce monde cruel, pour cette humanité souffrante et abusée, contre ces méchants capitalistes : «ces prêtres ripailleurs qui se dédommagent de leur abaissement en pratiquant eux-mêmes l’abaissement et l’oppression», n’a pas conscience de servir leurs intérêts.

C’est une Loi impérieuse qui tyrannise ceux qu’elle occupe, et les pousse à tyranniser ceux qui n’en sont pas l’objet, en s’indignant de l’injustice d’y être soumis alors que d’autres n’y sont pas.

« Animum rege qui nisi paret , imperat »

Domine ton cœur, qui, s’il n’obéit pas commande.

Virgile cité par Casanova qui ajoute, le cœur est comme un tyran qui s’il n’obéit pas….

La loi du cœur et la folie de l’infatuation.

juillet 2, 2009

Selon Hegel; Phénoménologie de l’esprit

V. Certitude et vérité de la raison ;

« La conscience de soi….sait qu’elle a immédiatement en soi l’universel, ou la loi, laquelle, en raison de cette détermination qui la destine à être dans l’être pour soi de la conscience, est appelée loi du cœur. »

« La loi, qui est immédiatement le propre de la conscience de soi, ou encore, qui est un cœur, mais un cœur qui a chez lui une loi, est donc la fin qu’elle se propose de rendre effective. »

|Effective, effectiver ou effectivité = rendre réel, présent, mettre en application !]

«   Cette effectivité est ainsi d’un côté une loi qui pèse sur l’individualité singulière, la violence d’un ordre du monde, qui contredit la loi du cœur – et, d’un autre côté, elle est une humanité souffrant sous son joug, qui pour sa part n’obéit pas à la loi du cœur, mais est assujettie à une nécessité étrangère. »

« Ce vers quoi cette individualité tend, c’est donc à abolir cette nécessité qui contredit la loi du cœur en même temps que les souffrances qu’elle fait exister. Si bien qu’elle n’est plus l’insouciance de la figure précédente, qui ne voulait que le plaisir singulier, mais tout le sérieux d’une noble fin qui cherche son plaisir dans l’exposition de sa propre et excellente essence et dans la production du bien-être de l’humanité. Ce qu’elle rend effectif est soi-même la loi; et du coup, son plaisir est en même temps le plaisir universel de tous les cœurs. Elle a les deux inséparément; son plaisir est le légitime, et l’effectivation de la loi de l’humanité universelle est procuration de son plaisir singulier. Car à l’intérieur d’elle-même l’individualité et le nécessaire ne font immédiatement qu’un. Et la loi ne fait qu’un avec la loi du cœur. »

« La loi qui fait face à la loi du cœur est séparée du cœur et libre pour soi. L’humanité qui lui ressortit….vit dans la séparation cruelle et les souffrances, ou, à tout le moins, dans la privation de la jouissance de Soi-même….qu’induit la transgression de cette loi. » [ Du coeur]

« Là où le contenu de la nécessité universelle n’est pas en accord avec le cœur, celle-ci n’est rien en soi, y compris selon son contenu, et doit céder à la loi du cœur.

L’individu accomplit donc la loi de son cœur; elle devient l’ordre universel et le plaisir devient une effectivité conforme en soi et pour soi à la loi. Mais en fait, dans cette effectivation, la loi s’est échappée de lui; elle ne devient immédiatement que le rapport qui était censé être aboli. La loi du cœur cesse, par le fait même de son effectivation, d’être loi du cœur. Car elle y gagne la forme de l’être, et est maintenant un pouvoir universel pour lequel ce cœur-ci est indifférent, en sorte que l’individu, par le fait même qu’il le met en place, ne trouve plus son ordre propre comme étant le sien. Par l’effectivation de sa loi, il ne produit donc pas sa loi, mais n’aboutit, dès lors que cet ordre est en soi le sien, mais pour lui un ordre étranger, qu’à s’impliquer dans l’ordre effectif; et à s’y impliquer en ce que cet ordre est une puissance supérieure, qui non seulement lui est étrangère, mais encore lui est hostile. »

« L’individu, qui n’entend reconnaître l’universel que dans la forme de son être pour soi immédiat, ne se reconnaît donc pas dans cette universalité libre »

« L’individu …se tourne donc contre lui. »[contre l’ordre établit]

« Il n’y a aucune espèce de loi déterminée qu’il serait question d’établir, mais c’est l‘unité immédiate du cœur singulier et de l’universalité, qui est la pensée selon laquelle tout cœur doit se reconnaître lui-même dans ce qui est loi. »

« De même qu’il ne trouvait d’abord que la loi rigide, l’individu trouve donc maintenant les cœurs des autres hommes opposés à ses mêmes intentions excellentes, et proprement abominables. »

«  Au lieu d’atteindre cet être qui est le sien, la conscience atteint donc dans l’être l’étrangement d’elle-même. »

« En énonçant ce moment de sa ruine consciente comme le résultat de son expérience, la conscience de soi se montre comme ce renversement intérieur d’elle-même, comme le dérangement mental de la conscience pour qui son essence est immédiatement inessence, son effectivité immédiatement ineffectivité. »

« Dès lors que les deux facteurs sont fixés, on a là une unité qui est tout simplement la folie. »

« C’est pourquoi le cœur qui bat pour le bien-être de l’humanité se transporte jusque dans le déchaînement de l’infatuation aberrante ; dans la fureur que la conscience déploie pour se conserver contre sa destruction, et ceci en projetant hors de soi l’inversion qu’elle est elle-même et en s’efforçant  de la regarder et de l’énoncer comme étant autre chose qu’elle.  Elle dénonce donc l’ordre universel comme un renversement de la loi du cœur et de son bonheur inventé par des prêtres fanatiques, des despotes ripailleurs, et des serviteurs qui se dédommagent de leur abaissement en pratiquant eux-mêmes l’abaissement et l’oppression, manigancée par eux pour l’indicible malheur d’une humanité abusée dans cette aberration qui est la sienne, la conscience dénonce l’individualité comme ce qui dérange et est inverti, mais il s’agit d’une individualité étrangère et contingente. Or le cœur ou la singularité de la conscience qui veut être immédiatement universelle, est cette instance dérangeante et invertie elle-même, et son activité n’est que la production de l’accession de cette contradiction à sa conscience. Ce qu’il tient pour vrai c’est la loi du cœur ; une loi qui n’est que point de vue intime, qui n’a pas, comme l’ordre existant, soutenu l’épreuve du jour, mais qui au contraire, quand elle se montre à lui, sombre et périt. »                                                           P 313

«  Dès lors cependant que l’individualité immédiatement universelle est ce qui invertit et est inverti, cet ordre universel comme il est la loi de tous les cœurs, c’est-à-dire, de ce qui est inverti, n’est pas moins lui-même en soi l’inverti, ainsi que le déclarait la folie déchaînée. Il se manifeste une première fois dans la résistance que la loi d’un cœur rencontre chez les autres individualités singulières, comme étant loi de tous les cœurs. Les lois existantes sont défendues contre la loi d’un individu, parce qu’elles ne sont pas une nécessité vide, morte et inconsciente, mais universalité et substance spirituelle, en lesquelles ceux chez qui elles ont leur effectivation ont leur vie d’individus et sont conscients d’eux-mêmes ; en sorte que, bien qu’ils se plaignent de cet ordre comme s’il allait à l’encontre de leur loi du cœur, ils lui sont en fait attachés avec leur cœur comme à leur essence ; et lorsque cet ordre leur est retiré, ou qu’eux-mêmes se mettent à l’écart de lui, ils perdent tout. Et dès lors que c’est en ceci que consiste l’effectivité et la puissance de l’ordre public, celui-ci apparaît donc comme l’essence identique à soi universellement animé de vie, et l’individualité comme la forme de cette ordre- Mais cet ordre est tout aussi bien inverti. »      P 315

« La conscience qui met en place la loi de son cœur, éprouve donc de la résistance de la part d’autres consciences, parce que cette loi contredit les lois tout aussi singulières de leur cœurs, et ceux-ci ne font rien d’autre dans leur résistance qu’établir et faire valoir leur loi. C’est pourquoi l’universel qui est présent n’est qu’une résistance et une lutte universelle de tous contre tous, dans laquelle chacun fait valoir sa propre  singularité,  mais en même temps n’y parvient pas, parce qu’elle rencontre la même résistance, et est mutuellement dissoute par les autres. Ce qui, donc, semble être un ordre public, c’est cet enquerellement universel où chacun tire à soi ce qu’il peut, exerce la justice sur la singularité des autres et établit fermement la sienne, laquelle pareillement disparaît par l’intervention d’autres. Cet ordre est le cours du monde, l’apparence d’une marche durable, qui n’est qu’une universalité présumée par le point de vue intime, et dont le contenu est au contraire le jeu inepte et inessentiel où s’instaurent et se dissolvent tour à tour les singularités. »

«  Cette figure de la conscience, où elle advient à soi non comme singularité, mais uniquement comme essence, dans la loi, dans le vrai et le bien en soi, tandis qu’elle sait l’individualité comme ce qui invertit et est inverti, et doit donc sacrifier la singularité de la conscience, c’est la vertu. »           P 317

(Mais c’est la fausse vertu de l’hypocrisie, qui va chercher à son tour à s’effectiver.)

voir les trois articles plus bas

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http://books.google.fr/books?id=knmnn0B5QPgC&pg=PA334&lpg=PA334&dq=loi+du+coeur&source=bl&ots=gu0XnIyMAU&sig=_X54NohNpJnc3YQW-Bbqv1I1YP4&hl=fr&ei=hLR_StGkCMKTjAezxuXwAQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=4#v=onepage&q=&f=false

=>  Selon Jean Hyppolite, la figure de la loi du coeur est illustrée par le  » subjectivisme sentimental  » d’un Rousseau ou du Werther de Goethe, mais surtout par l’activisme humanitaire romantique du héros des Brigands de Shiller : Karl Moor, le redresseur de torts en dehors de l’artifice institutionnel du droit et de la loi.

Loi du cœur et foule

juillet 1, 2009

L’emblêmatique C.

Le public applaudit systématiquement les beaux sentiments et siffle systématiquement les mauvais sentiments.

Il semble que ces valeurs du Bien et du Mal soient celles de la Loi du cœur. La transgression de cette Loi fait le coupable, et le public siffle.

Le public réagit dans l’instantané aux propos qui sont tenu, il n’y a aucune réflexion, il applaudit les belles paroles sans tenir compte de la réalité ou des conséquences qui découleraient de ses prises de positions ; Il siffle ce qu’il perçoit comme de mauvaises paroles, alors que ces paroles énoncent des vérités, alors que c’est la prudence qui s’exprime.

Le public est dans l’instant présent, dans l’immédiateté de son ressenti (le ici et maintenant), il n’utilise pas sa raison pour examiner le vrai ou le faux, le juste ou le non-juste  – Il y a abolition du jugement.

« L’homme est un animal doué de raison »  a dit Pascal, mais l’homme dénoué de raison, qu’est-il ? Son niveau intellectuel est celui d’un animal d’étable.

Ce public révèle son caractère, ces hommes  réunit en foule, se sentent puissants et sûrs de l’impunité,  la masse les protège, ils se laissent aller à leurs sentiments. Les mêmes, pris un par un, ne sont pas aussi assurés et n’osent soutenir  leur sottise aussi ouvertement ; ils se surveillent afin d’éviter la désapprobation et  ne diffèrent de la laisser s’exprimer, que pour la laisser mieux paraître dans d’autres occasions.

Et vous savez quoi ?

Ce niveau Zéro de son intelligence, le public est persuadé que c’est ce que l’humanité peut produire de plus grand, de plus beau, de plus abouti. Que toute civilisation a pour but cette humanité ;  Il se glorifie de ce dont il devrait avoir honte s’il avait une once de cervelle.

Ce qui exaspère et met en colère, c’est qu’il n’est pas possible que l’animal le plus bête ne sache pas qu’il est démagogique et n’ait pas conscience, au fond de lui, des conséquences de ce qu’il propose. Ses torts sont donc volontaires, il y a une volonté de malfaire ; ce qui excite la colère selon Aristote.

On pourrait dire comme Charlotte : bla-bla : «la tolérance ! Il faut me prendre comme je suis ! Il ne faut pas me juger» ; Mais ce public vote, c’est-à-dire qu’il fait supporter ses torts volontaires, sa méchanceté, sa malveillance, à l’ensemble de la communauté. Sa sottise – encouragée par les pouvoirs publics –  se retrouve dans son vote.

La Loi du Cœur

juin 29, 2009

Charlotte de SOS Racisme

A partir de 2 mn

C’est Hegel qui a exposé la Loi du cœur dans la phénoménologie de l’esprit en 1807.

On en retrouve toutes les caractéristiques :

Elle prétend lutter contre les préjugés alors qu’elle propage ces préjugés.

Elle se bat contre le racisme alors qu’elle excite les communautés les unes contre les autres.

Elle fait ce qu’elle dénonce, elle dénonce ce qu’elle fait.

Elle élabore une humanité souffrante en lutte contre les méchants.

Elle est dans l’épidictique, le beau et le laid – c’est à vomir- dit-elle.

Elle est dans la morale, le Bien et le Mal, mais une morale très poussée.

Elle est extrême, il n’y a pas de juste milieu, ou vous êtes d’accord avec elle, ou vous êtes des Salauds. Vous n’avez pas le droit de ne pas être d’accord, donc :

Elle est fanatique,  ses certitudes sont mieux établies que les évangiles et elle est prête à la violence pour les faire triompher, ( les Nathalie Ménigon et autres XG)

Elle est opiniâtre, rien ne peut la faire changer d’avis.

Elle est de mauvaise foi, mais une cause aussi bonne DOIT ( c’est un devoir) être défendue par tous moyen.

Elle est inconséquente car elle n’écoute que son cœur, elle est aveugle aux conséquences de ses prises de positions, la violence, les morts, les débuts de guerre civile, ne sont que des détails qui doivent céder face à son idéal «uber all »

La loi du cœur est une folie.  Le plus souvent c’est un délire féminin, mais on y trouve aussi des hommes, c’est une maladie de jeunesse qui passe….ou qui ne passe pas !

http://www.fdesouche.com/articles/50165

Loi du coeur

juin 29, 2009

ARCHE DE ZOE