Archive for the ‘La tante à Dany’ Category

Les sophismes d’intérêt, d’amour-propre et de passion

septembre 18, 2009

A apprendre par cœur parce que les gens qui confondent la vérité avec leur intérêt , leur amour-propre ou la passion dans laquelle ils se trouvent, sont fa-ti-gants.

Et en voilà le résultat:

Books.google.fr Logique de Port Royal;  Page 237

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Logique de Boylesves

août 22, 2009

Distinctions : Vérité – Foi – Opinion – Erreur – Préjugé

***

Source de l’opiniâtreté

Dans une volonté qui choisit de mauvais objet et s’y entête, soit donc que ces objets sont choisis par tromperie de l’esprit ayant fait un paralogisme, comme celui qui a souffert de la faim dans son enfance, croit que manger est le Bonheur suprême sur terre et devient obèse.  Soit qu’ayant donné dans une passion quelconque, il refuse de reconnaitre la fausseté des valeurs de cette passion et décide, encore une fois la volonté, d’avoir raison et de persister quoi qu’on lui dise. Soit que la passion soit simplement d’avoir raison et de se persuader par volonté qu’on a raison.

– Elle est sous-entendue ici –  =>

http://books.google.fr/books?id=8pw0AAAAMAAJ&printsec=frontcover&dq=boylesves+logique#v=onepage&q=&f=false

Voir également ici, les même principes selon Port Royal :

https://antidragon.wordpress.com/2009/06/16/7-l%E2%80%99opinion-publique-est-une-foule/

3 – Des opiniâtres

août 5, 2009

« Il n’y a point de personnes qui aient plus souvent tort que celles qui ne peuvent supporter d’en avoir »
La rochefoucault.

Les opiniâtres sont par définition des personnes extrêmement attachées à leur opinion; Qui veulent toujours avoir raison ou qui ne veulent jamais avoir tort.

Non seulement ces opiniâtres ont toujours tort mais ils se trompent toujours, et lorsqu’ils se sont trompés, ils persistent dans l’erreur par refus de la reconnaître.

« N’auront raison que ceux qui se seront d’abord trompés avec nous »  Devise attribuée à la gauche par JF Revel

Ici nous avons le problème auquel nous sommes confronté en politique, c’est le refus par toute une partie de la population de reconnaître qu’elle s’est trompée ou qu’elle a été trompée – c’est la même chose, puisque si l’on a été trompé, c’est qu’on à fait confiance à tort : qu’on s’est trompé – et qui refuse donc de reconnaître ses erreurs, qui s’obstine et veut avoir raison.

Pour changer, ces personnes se trouvent confronté à deux problèmes : culpabilité et amour-propre, car se tromper est une cause de culpabilité, au moins vis-à-vis de soi, puisqu’il résulte une erreur, une faute de cette tromperie ; Mais à qui attribuer cette faute ?

Un problème d’amour-propre :  qu’on se trompe ou qu’on soit trompé, la reconnaissance n’en est pas facile, car celui-là doit reconnaître ou qu’il est stupide ou qu’il est naïf ou qu’il est incompétent.

La façon de gérer cette situation se fait de deux façons, ou bien ce sera la façon classique des opiniâtres qui refusent de reconnaître qu’ils se sont trompés, soutiennent leurs torts, et sont obligés de nier l’évidence ; Ceci leur permet de rester qualifiés dans le cas où ils sont professeurs ou ont une quelconque responsabilité administrative ; Ou bien encore ils sont obligés de dissimuler, de se mettre la tête dans le sable, de mentir – Ils font donc prévaloir l’intérêt personnel sur l’intérêt général – ils restent ainsi qualifié et peuvent continuer à prétendre ; Ou bien, ils reconnaissent qu’ils se sont trompés, il leur faut alors faire plusieurs choses : gérer la culpabilité qu’ils ressentent, gérer leur disqualification : une andouille qui se reconnaît telle, ne peut plus avoir aucune prétention vis-à-vis d’autrui; – ce qui caractérise un fonctionnaire, c’est une prétention –  Gérer le problème d’amour-propre, de narcissisme, et en dernier terme, remettre en cause toutes ses croyances, revoir tout le logiciel et le mettre à jour ; Enfin gérer les changement induits dans les relations inter personnelles et professionnelles.

On voit donc que ce n’est pas une petite affaire et que la plupart préfèrent le statu quo, s’enferrer dans l’erreur plutôt que faire un travail dont ils se sentent incapables.

Si on prend le cas des patriotes ayant voté pour Sarkozy en 2007, selon une étude publiée en 2009, ces mêmes ne votent plus pour Sarkozy mais ne revotent pas à nouveau FN. Deux ans après, ils n’ont pas encore digéré leur erreur. Imaginez pour les personnes qui ont voté Mitterrand et soutenu le PS et les médias pendant trente ans !

Loi du cœur et foule

juillet 1, 2009

L’emblêmatique C.

Le public applaudit systématiquement les beaux sentiments et siffle systématiquement les mauvais sentiments.

Il semble que ces valeurs du Bien et du Mal soient celles de la Loi du cœur. La transgression de cette Loi fait le coupable, et le public siffle.

Le public réagit dans l’instantané aux propos qui sont tenu, il n’y a aucune réflexion, il applaudit les belles paroles sans tenir compte de la réalité ou des conséquences qui découleraient de ses prises de positions ; Il siffle ce qu’il perçoit comme de mauvaises paroles, alors que ces paroles énoncent des vérités, alors que c’est la prudence qui s’exprime.

Le public est dans l’instant présent, dans l’immédiateté de son ressenti (le ici et maintenant), il n’utilise pas sa raison pour examiner le vrai ou le faux, le juste ou le non-juste  – Il y a abolition du jugement.

« L’homme est un animal doué de raison »  a dit Pascal, mais l’homme dénoué de raison, qu’est-il ? Son niveau intellectuel est celui d’un animal d’étable.

Ce public révèle son caractère, ces hommes  réunit en foule, se sentent puissants et sûrs de l’impunité,  la masse les protège, ils se laissent aller à leurs sentiments. Les mêmes, pris un par un, ne sont pas aussi assurés et n’osent soutenir  leur sottise aussi ouvertement ; ils se surveillent afin d’éviter la désapprobation et  ne diffèrent de la laisser s’exprimer, que pour la laisser mieux paraître dans d’autres occasions.

Et vous savez quoi ?

Ce niveau Zéro de son intelligence, le public est persuadé que c’est ce que l’humanité peut produire de plus grand, de plus beau, de plus abouti. Que toute civilisation a pour but cette humanité ;  Il se glorifie de ce dont il devrait avoir honte s’il avait une once de cervelle.

Ce qui exaspère et met en colère, c’est qu’il n’est pas possible que l’animal le plus bête ne sache pas qu’il est démagogique et n’ait pas conscience, au fond de lui, des conséquences de ce qu’il propose. Ses torts sont donc volontaires, il y a une volonté de malfaire ; ce qui excite la colère selon Aristote.

On pourrait dire comme Charlotte : bla-bla : «la tolérance ! Il faut me prendre comme je suis ! Il ne faut pas me juger» ; Mais ce public vote, c’est-à-dire qu’il fait supporter ses torts volontaires, sa méchanceté, sa malveillance, à l’ensemble de la communauté. Sa sottise – encouragée par les pouvoirs publics –  se retrouve dans son vote.

La Loi du Cœur

juin 29, 2009

Charlotte de SOS Racisme

A partir de 2 mn

C’est Hegel qui a exposé la Loi du cœur dans la phénoménologie de l’esprit en 1807.

On en retrouve toutes les caractéristiques :

Elle prétend lutter contre les préjugés alors qu’elle propage ces préjugés.

Elle se bat contre le racisme alors qu’elle excite les communautés les unes contre les autres.

Elle fait ce qu’elle dénonce, elle dénonce ce qu’elle fait.

Elle élabore une humanité souffrante en lutte contre les méchants.

Elle est dans l’épidictique, le beau et le laid – c’est à vomir- dit-elle.

Elle est dans la morale, le Bien et le Mal, mais une morale très poussée.

Elle est extrême, il n’y a pas de juste milieu, ou vous êtes d’accord avec elle, ou vous êtes des Salauds. Vous n’avez pas le droit de ne pas être d’accord, donc :

Elle est fanatique,  ses certitudes sont mieux établies que les évangiles et elle est prête à la violence pour les faire triompher, ( les Nathalie Ménigon et autres XG)

Elle est opiniâtre, rien ne peut la faire changer d’avis.

Elle est de mauvaise foi, mais une cause aussi bonne DOIT ( c’est un devoir) être défendue par tous moyen.

Elle est inconséquente car elle n’écoute que son cœur, elle est aveugle aux conséquences de ses prises de positions, la violence, les morts, les débuts de guerre civile, ne sont que des détails qui doivent céder face à son idéal «uber all »

La loi du cœur est une folie.  Le plus souvent c’est un délire féminin, mais on y trouve aussi des hommes, c’est une maladie de jeunesse qui passe….ou qui ne passe pas !

http://www.fdesouche.com/articles/50165

Tonton Dany

juin 17, 2009

2 – Des opiniâtres

juin 15, 2009

Celui qui n’écoute rien hormis sa propre voix

Jusques à quand iront-ils …

Jusques à quand iront-ils dans l’erreur ? Jusques à quand nous faudra-t-il par nos conseils redresser leur raison ? Jusques à quand les avertirons-nous qu’ils empruntent la mauvaise voie ? Jusques à quand erreront-ils où ils n’ont rien à gagner ?

Vous les traiterez …

Vous les traiterez d’égarés, car, mis sur la Voie, ils n’ont pas insisté, car ils avaient commencé et n’ont pas voulu finir. Vous les traiterez d’égarés, car ils avaient reçu et n’ont pas voulu donner, ils avaient accepté votre Enseignement, puis l’ont repoussé. Vous leur ferez reproche d’aller dans la mauvaise voie. Vous souhaiterez qu’ils se perdent et ne paraissent plus à vos yeux.

Le testament des Druides :

http://letestamentdesdruides.centerblog.net/rub-21-L-Ordination.html

Ne se point entêter

juin 13, 2009


« Tous les sots sont opiniâtres, tous les opiniâtres sont des sots.

Plus leurs sentiments sont erronés, moins ils en démordent. Dans les choses même où l’on a le plus de raison et de certitude, c’est chose honnête de céder : car alors personne n’ignore qui avait la raison; et l’on voit aussi qu’outre la raison, la galanterie en est encore. Il se perd plus d’estime par une défense opiniâtre, qu’il ne s’en gagne à l’emporter de vive force; car ce n’est pas là défendre la vérité, mais plutôt montrer sa rusticité. Il y a des têtes de fer très difficiles à convaincre, et qui vont toujours à quelque extrémité incurable; et quand une fois le caprice se joint à leur entêtement, ils font une alliance indissoluble avec l’extravagance. L’inflexibilité doit être dans la volonté, non pas dans le jugement; bien qu’il y ait des cas d’exception, où il ne faut pas se laisser gagner, ni vaincre doublement, c’est-à-dire dans la raison et dans l’exécution. »

Balthasar Gracian; L’art de la prudence.




Sommation aux opiniâtres

juin 12, 2009

Steeve Briois adresse une “Lettre aux Héninois et Beaumontois”

Depuis des années, j’ai prévu tout ce qui allait arriver, sous les insultes de la classe politique locale :

* Le premier à dénoncer le despotisme et le mépris de Pierre Darchicourt

* Le premier à soulever la malhonnêteté et le cynisme de Gérard Dalongeville

* Le premier à combattre l’incroyable incompétence de l’équipe municipale

* Le premier à prévenir de la bombe à retardement que constitue la situation financière de la ville avec des hausses d’impôts à un niveau insupportable.

Avec le recul, tout le monde s’accorde pour dire que j’avais raison tandis que ceux qui ont fait élire l’ancien maire en accompagnant la déroute d’Hénin-Beaumont par leur silence et leur votes, osent se présenter à vous aujourd’hui : « On prend les mêmes et on recommence ».

C’est insulter votre intelligence que d’affirmer qu’ils n’avaient rien vu, rien lu, rien entendu sur l’air bien connu de « responsables mais pas coupables »

viaSteeve Briois adresse une “Lettre aux Héninois et Beaumontois”.

********

Bravo à Steeve Briois !

Maintenant il n’est pas sûr que ses administrés apprécient ce ton sommatif, il faudrait ensuite que les opiniâtres se déjugent, ce qui ne s’est jamais vu !

C’est insulter votre intelligence…..;

Pour insulter leur intelligence, encore faudrait-il qu’ils en aient une  …..!

Rendez-vous le 25 juin, que mes souhaits de réussite accompagnent Briois !

La passion d’avoir raison.

juin 6, 2009

La tante à Dany

Henry Fielding;  Les aventures de Joseph Andrews

Chapitre X – 3° partie
[Quasi dans son intégralité. C’est l’histoire que lit un enfant]

Histoire de deux amis pour servir de leçon à ceux qui
entreprennent de mettre la paix dans le ménage d’autrui.

« – Paül
– Lisez Paul, c’est une diphtongue, dit adams. [Le précepteur]
– Laissez lire l’enfant sans l’interrompre, s’écria lady Booby : vous m’impatientez.
Alors Jannot continua :
– « Léonard et Paul étaient amis depuis leur enfance, et si attachés l’un à l’autre qu’une longue absence, pendant laquelle ils ne s’écrivirent aucune lettre, ne diminua point leur attachement mutuel. Au bout de quinze ans …… [Ils se retrouvent et Léonard invite Paul à passer une semaine chez lui. Arrivé au château… !]
… Dès qu’il vit l’épouse de son ami, il la reconnut pour l’avoir vue dans une garnison où elle faisait la joie et l’ornement de toute la ville. Elle était fort jolie, et bonne par excellence, mais toujours femme, c’est-à-dire un ange fragile…
Car quoique sa figure fût angélique, son âme n’était que celle d’une femme, dont son opiniâtreté invincible était une preuve convaincante. Deux ou trois jours se passèrent sans que rien ne parût ; mais l’humeur de la dame ayant trop de peine à se contraindre, elle éclata peu à peu. Le mari, qui ne se gênait point pour Paul, y répondait avec tant de vivacité, que leurs querelles étaient aussi fréquentes que leurs conversations, et poursuivies avec autant de chaleur que s’il se fût agi de leur fortune, quoique le plus souvent ce ne fût que des broutilles. Souvent même un rien servait de prétexte pour les aigrir.- Si vous m’aimiez, lui disait-elle, vous ne me chicaneriez point pour une bagatelle. [Reproche de reproche] Le mari retournait l’argument, qui était autant pour lui que pour elle, en ajoutant qu’étant le chef, on devait lui céder. Pendant ces disputes Paul gardait le silence, sans se déclarer ni pour l’un, ni pour l’autre, pas même des yeux, jusqu’à ce qu’un jour qu’elle les avait quittés dans une fureur épouvantable, le mari lui parla en ces termes :
– Que ferai-je, mon cher Paul, de cette femme ? Je l’adore, et je n’ai aucune plainte à faire d’elle. Que ne puis-je lui ôter cette opiniâtreté qui lui fait soutenir tout ce qu’elle avance, en dépit de la raison et du bon sens ! Car, on a beau lui démontrer qu’elle a tort, quoiqu’elle en soit convaincue dans le fond, elle mourrait plutôt que d’en convenir. Ma patience est à bout : que dois-je faire ? Conseillez-moi je vous en conjure.
– Si vous voulez que je vous parle en ami, répondit Paul, je ne puis que vous blâmer. Pourquoi vous, qui condamnez son obstination, vous montrez-vous aussi têtu qu’elle dans les disputes où il ne s’agit de rien d’essentiel. Qu’importe de quelle couleur était la veste que vous portiez le jour où vous l’avez épousez. Voilà pourtant le fond de votre querelle d’aujourd’hui.
Si vous l’aimez si tendrement, que ne la laissez vous dans une erreur qui ne vous porte aucun préjudice, plutôt que de la chagriner et de vous nuire ainsi à vous-même ? Pour moi, si jamais je prends une femme, je ferai un accord avec elle, que celui de nous deux qui sera persuadé de son bon droit dans les disputes de cette nature, sera obligé de céder. Ainsi chacun, prévenu pour son opinion, s’empressera de s’avouer vaincu.
Ils se quittèrent bientôt après, et léonard fut chez sa femme lui faire des excuses, lui disant que son ami lui avait fait voir son tort. Elle se récria sur les vertus de Paul, en quoi le mari la seconda, et tous les deux conclurent que c’était le plus sage et le plus vertueux des hommes. Au souper, elle ne put s’empêcher de le regarder tendrement, en lui disant : – voulez-vous de ce pâté de bécasses ?
– C’est un pâté de perdreaux, ma mie dit le mari.
– Je demande à votre ami s’il veut goûter de ce pâté de bécasses, répliqua la femme ; je dois savoir, apparemment, de quoi le pâté est fait, puisqu’il est de ma façon.
– Si le pâté est de votre façon, repartit le mari, le gibier qui est dedans est de ma chasse, et je puis vous assurer que je n’ai point encore vu de bécasses cette année. Qu’importe cependant ?
Quoique j’aie raison, je vous cède, et les perdreaux seront des bécasses.
– Cela m’est fort indifférent, reprit Mme Léonard : mais je vois clair, et ne puis souffrir qu’on m’en impose. Vous voulez avoir raison : mais votre ami sait de quoi il est question, puisqu’il en a mangé.
Paul ne dit mot, et la dispute ne finit que quand le sommeil les accabla, bien avant dans la nuit.
Le lendemain, la femme rencontra Paul par hasard ; et, sachant qu’il avait parlé pour elle la veille, elle lui tint ce discours :
– Avez-vous jamais vu, monsieur, un homme aussi déraisonnable que mon mari ? Il est fort honnête homme, j’en conviens, mais si entêté qu’il n’y a qu’une femme comme moi qui puisse le supporter. Cependant, il met souvent ma douceur et ma complaisance à des épreuves bien rudes.
– Eh bien ! Madame, répondit Paul, puisque vous me l’ordonnez, il faut que je vous dise la vérité, au risque de vous déplaire. La dispute n’en valait pas la peine, j’en conviens ; mais c’était des perdreaux, assurément. [Parti de Fielding]
– Je vous plains, monsieur, d’avoir perdu le goût, repartit-elle.
– Un mari, reprit Paul, a droit d’espérer quelque….supposé même que vous ayez raison
– Voilà qui est pitoyable, s’écria-t-elle
– Pitoyable tant qu’il vous plaira, continua Paul ; mais madame c’est une vérité. Une femme d’esprit, telle que vous, en cédant, s’assure une victoire bien plus flatteuse, puisqu’elle fait voir que son génie est infiniment supérieur à celui de son époux.
– Mais, mon cher monsieur, pourquoi me soumettrais-je quand j’ai raison ?
– Parce que par là, répondit Paul, vous lui donnerez une preuve de votre tendresse et de votre pitié. Car y a-t-il rien qui excite plus la pitié que de voir une personne aimée dans l’erreur. ?
– Oui, répliqua la femme ; mais ne suis-je pas obligée de l’en tirer ?
– Avez-vous vu, demanda l’ami, que vos disputes se soient terminées par l’aveu qu’il avait tort ? Plus nous sommes dans l’erreur, plus nous sommes honteux de l’avouer. J’ai toujours remarqué que dans les querelles, celui qui a tort fait le plus de bruit.
– J’avoue qu’il y a une apparence de vérité dans ce que vous venez de dire, repartit Mme Léonard, et je suis résolue à suivre vos conseils.
Léonard entra comme elle achevait de parler, et Paul se retira. Le mari s’approcha gaiement de sa femme.
– Je suis fâché, ma mie, de la sottise que j’ai faite hier au soir.
– Je dois cet aveu à votre complaisance, lui répondit-elle, car je suis fâchée de m’être emportée pour si peu de choses. D’ailleurs j’avoue mon tort.
Ceci fut suivi d’une petite contestation d’amitié ; après quoi, elle lui dit que Paul avait décidé contre elle ; ce qui donna occasion à tous deux de faire l’éloge de leur ami commun.
Paul coulait chez son cher Léonard des jours tranquilles, les disputes étant devenues, grâce à ses sages conseils, moins fréquentes et moins aigres entre le mari et la femme. Mais le diable, qui ne peut souffrir de nous voir heureux, se mêla de brouiller encore le ménage. Paul était toujours le conseiller de l’un et de l’autre : c’était lui qui décidait de tout, et il n’oubliait jamais le dogme de la soumission, quoiqu’en particulier, il donnât tort aux absents ; ce qui était le contraire de ce qu’il faisait au commencement.
Un jour qu’il était absent, une dispute s’étant élevée, ils convinrent de s’en rapporter à ce qu’il en déciderait. Le mari parut persuadé qu’il serait pour lui ; mais la femme lui dit qu’il pourrait bien se tromper, puisque son ami était convaincu qu’elle avait presque toujours raison, et que s’il savait tout…
– Je ne veux rien savoir, répondit le mari : mais si je vous disais ce que je sais mais vous ne croiriez pas que mon ami vous fût si fort dévoué.
– Puisque vous m’y forcez, reprit-elle, je vous en convaincrai. Souvenez-vous de la dispute que nous eûmes au sujet de l’école de mon fils ; j’ai cédé par compassion pour vous, quoique j’eusse raison, et que Paul lui-même me l’ait dit.
– Je ne doute point de la vérité de ce que vous m’avancez, répondit le mari ; mais à mon tour, je puis vous assurez qu’il me dit au sujet de cette même dispute que j’avais bien fait, et que lui à ma place aurait agi de même.
Ils continuèrent à se raconter réciproquement tout ce qu’il leur avait dit en particulier, sur la promesse d’un secret inviolable. A la fin, se croyant mutuellement, ils se récrièrent sur la trahison de Paul, et conclurent qu’il avait été l’auteur de toutes leurs querelles. Ensuite chacun se blâma des fautes passées, et ils s’efforcèrent réciproquement de se donner des preuves d’une complaisance achevée, tandis que Paul devint l’objet de leur exécration. Cependant la femme, qui craignait les suites de cette tracasserie, engagea son mari à dissimuler jusqu’au départ de Paul pour sa garnison, qui était fixé au lendemain, et ensuite de ne le plus fréquenter.
Le procédé de Paul paraîtra peu sensé. Cependant, sa femme lui fit promettre de suivre ce qu’elle lui avait conseillé ; mais la froideur, tant du mari que de la femme, fut bientôt remarquée par Paul, qui, tirant son ami à part, le pressa si fort, qu’il lui dit de quoi il était question. L’autre lui conta tout ce qui s’était passé, et l’assura de la pureté de ses intentions. Léonard lui reprocha un secret gardé mal à propos, et Paul, à son tour, le railla sur ce qu’il ne cachait rien à sa femme. La conversation s’aigrit de part et d’autre ; le mari alla jusqu’à lui reprocher qu’il brouillait son ménage, et qu’il l’avait mis sur le point de se séparer d’avec sa femme, si leur mutuelle confiance n’avait éclairci le mystère, Paul répondit … »

Ici, l’enfant fut interrompu par un évènement que vous allez apprendre dans un autre chapitre.

Qui est-elle ?

juin 6, 2009

Elle a toujours voté à gauche, ses parents le faisaient, elle le fait. Elle s’est toujours positionné du coté du Bien, non pas comme ces infâmes capable de voter pour la bête immonde; Hé oui, elle n’a rien à se reprocher, elle peut se regarder en face dans un miroir, Monsieur, sa conscience est propre; Jamais, de toute sa vie,  elle n’a dévié d’une ligne morale sévère.

Oui, la tolérance, la justice sociale, l’égalité pour tous, voilà les valeurs qu’elle a défendue avec acharnement, et qui, à l’automne, font la fierté et l’honneur d’une vie entièrement dévouée à son prochain !

La tante à Dany ?

La tante à Dany

juin 5, 2009

Extraits d’une conversation prise sur FDESOUCHE

Pierre 1er
Commentaire Nº15 – 4/6/2009 – 11:43

Faudra-t-il qu’un flic soit grillé vif dans sa voiture, et qu’on voie le film au téléphone portable sur internet, avec les commentaires hilares des “jeunes” ponctuant les souffrances du flic pour que nos abrutis de compatriotes se mettent à comprendre ce qui se passe ?

dany
Commentaire Nº30 – 4/6/2009 – 13:22

Pierre 1er 15
Réponse:oui.
Ils sont abrutis, lobotomisés, et en plus la peur au ventre. Comme les autruches, ils se mettent la tête dans le sable, et se conditionnent à dire que tout est beau, tout va bien, et que c`est partout pareil!!
Ma belle mère en est le parfait exemple, pour elle le coran, c`est bien, les muzz, y en a pas beaucoup. Bref, l`abrutie dans toute sa splendeur.

Pierre 1er
Commentaire Nº31 – 4/6/2009 – 13:34

Dany
Commentaire Nº30
J’ai une tante comme ça, moi aussi : très “vieille France”, catholique pratiquante, chante dans les chœurs à l’église, mari militaire de carrière : faut pas lui parler du FN, c’est l’Antéchrist !!
Elle doit voter UMP en croyant que c’est souverainiste, comme de Gaulle…

dany
Commentaire Nº32 – 4/6/2009 – 13:49

Pierre 1er 31
Pour ma belle mère, ce n`est pas du tout ce que fait et pense votre tante.
Elle habite près de Rennes, et ne voit rien de ce qui se passe. Elle a même osé me dire qu`elle ne savait pas ou je prenais l’idée qu`en Bretagne, il y avait des mosquées.
Et puis, j`en passe et des meilleurs.
Quand j`ai dit abrutie, j`étais très très poli.
Je vous la recommande même pour un dîner de cons!

http://www.fdesouche.com/articles/45161

En quelques mots un caractère est peint, un caractère courant que chacun connaît, un archétype. Je prends mon goupillon et baptiste ce caractère : la tante à dany. J’aurai l’occasion d’y revenir.