Archive for the ‘La conscience selon Hegel’ Category

Le savoir suffisant

avril 15, 2011

Après Mai 68, les gens de gauche, dotés de cette : « sensibilité particulière à la propagande », ont constitué en savoir suffisant ce qu’ils ont trouvé dans l’air du temps  : la tolérance, l’humanisme, l’anti-Racisme, le pacifisme, l’homme citoyen du monde. Avec cela, Ils n’avaient pas besoin d’en savoir davantage, ils en savaient suffisamment, ils possédaient tout ce dont ils avaient besoin.

 « Son savoir incomplet, parce qu’il est son savoir, a valeur de savoir parfait et suffisant. »   La-conscience-selon-Hegel

Ce  savoir suffisant allait leur permettre de satisfaire leur pulsion d’emprise. En l’érigeant en morale indépassable ils allaient prendre un ascendant sur leurs opposants en les subornant, et construire une morale publique très confortable pour eux : ils y tenaient le beau rôle, et l’imposer par la coercition avec l’aide des médias.

Le problème est venu ensuite de toute personne remettant en cause ce  «savoir suffisant » . Toute vérité opposée ou contrariant ce savoir suffisant, était le grain de sable détruisant l’édifice et remettant en cause leur confort psychologique. Les patriotes leur disait qu’ils se trompaient, qu’ils avaient tort ! Etait-ce bien raisonnable ?

Tous les débiles profonds du pays France ont donc fait corps pour combattre la bête immonde et la réduire au silence. Au silence… c’est important, car peu importe que les gauchistes aient tort, pourvu que personne ne soit à même de le leur dire, et si une personne s’y ose, il faut absolument la châtier, car « L’un imitant l’autre, bientôt la foule finit par leur ressembler » et bientôt, ça aurait été le Dieu de la gauche : l’opinion publique elle-même qui aurait adressé des reproches publics à la gauche.     ( Ce qui est train de se produire actuellement.)

Tout ce qui a été tenté pour détromper les gauchistes a buté sur ce savoir suffisant :  «Je sais tout, j’en sais assez, je sais tout ce que j’ai besoin de savoir et je me moque de ce que vous pourriez me dire !» .  La victoire de Marine Le Pen en 2011 est une victoire à la Pyrrhus car la grande différence entre aujourd’hui 2011, et 1981,  c’est trente années. Les idiots sont morts idiots mais ils sont morts et ne votent plus. Les nouveaux tarés issus des nouvelles générations n’adoptent plus les délires de gauche car ils sont passés de mode.

«les paranoïaques vont d’autant plus loin dans leurs convictions délirantes que celles-ci sont conformes avec l’idéologie dominante. Ils sont comme des voiliers, les paranoïaques : si leurs voiles sont mal hissées ou déchirées, ils se plantent dans des récifs assez rapidement, et si leurs voiles sont très bien hissées et dans le sens du vent, ils prennent le large, c’est-à-dire qu’ils approfondissent leur délire. » viaLe Bal des Dégueulasses: Paranoïa et voiliers.

Pour autant les fous n’ont pas disparus, ils mutent en ce moment même, et vont réapparaître sous de nouvelles formes, ou reprendre des formes anciennes de la même façon que des modes anciennes, mais l’une des caractéristiques des fanatiques de quelque bord qu’ils soient, ne change pas : c’est ce « savoir suffisant ».


De l’hypocrisie

mars 23, 2010

L’hypocrite est celui qui ment sur son caractère :

Il y a ce qu’il dit qu’il est et ce qu’il est réellement.

Il y a ce qu’il dit et ce qu’il fait.

Il a un discours et des actes contraires à ce discours. Il y a les intentions mises en avant et les intentions réelles.

Si l’hypocrite se décrit comme un type formidable, c’est qu’il sait que s’il était franc, son caractère inspirerait l’aversion; alors que s’il ment, il est estimé.  Il sait donc que ceux qui l’estiment, n’estiment que l’apparence qu’il leur présente et que cette image est un leurre.

L’hypocrite peut parler suivant son interlocuteur, suivant la morale, suivant l’opinion qu’il veut qu’on ait de lui; Puisqu’il dissocie ce qu’il fait de ce qu’il dit, c’est un bon communicant ; il sait aussi dissocier la réalité de ce qu’il en dit, afin de servir ses intérêts ; lorsque cette dissociation est réfléchie et volontaire, on se trouve face à des spécialistes de la communication :

« Il ne suffit pas que l’hypocrisie, comme on dit habituellement, fasse la preuve de son respect pour le devoir et la vertu, précisément en en prenant l’apparence et en les utilisant comme masque pour sa propre conscience tout aussi bien que pour la conscience d’autrui. »  Hegel

Rappel : Hegel fait de l’errance de la conscience à la recherche d’elle-même une dialectique entre deux consciences dont l’une est le Bien et l’autre le Mal  – (L’identique à soi et l’universel est le Bien ; le non-identique à soi et la singularité est le Mal) –  La conscience trouve en elle-même un savoir d’où découle un devoir ; un impératif, une conviction morale ; le problème est que le savoir à l’origine de cette conviction intime est vide; il n’est que la certitude d’être soi :« Je suis Je ». Pourtant la conscience projette sa conviction intime dans le monde extérieur, et prétendant incarner le Bien et l’universel, veut imposer à ce monde extérieur la reconnaissance de son existence et de sa vertu en tant qu « excellente essence » oeuvrant au bien être de l’humanité;  Le conflit des deux consciences prend différentes formes au cours de la vie; L’un des états de conscience qui marque l’évolution de l’homme est le conflit de la bonne conscience morale et de l’hypocrisie, à ce moment :

« La conviction morale en ce qu’elle est agissante s’est déterminée comme conscience universelle….pour qui le pur devoir n’est que l’universalité venue à la surface et tournée vers l’extérieur ; pour qui le devoir ne réside que dans les mots. »

On retrouve donc dans cet état de conscience, la dualité de l’hypocrisie dénonçant ce qu’elle fait et faisant ce qu’elle dénonce :

« La référence obstinée de la conscience universelle à son jugement est tout aussi peu démasquement et liquidation de l’hypocrisie. En vilipendant sa vilénie, sa bassesse, ect, elle se réclame de sa propre loi, ainsi que fait la conscience mauvaise. La loi de l’une affronte en effet, la loi de l’autre, elle légitime même au contraire celle-ci, et ce zèle fait exactement le contraire de ce qu’il estime faire. »

En exemple l’association SOS racisme qui, prenant à partie les immigrés, et désignant du doigt les français comme responsables de tous leurs maux, en raison du racisme supposé de ces français, fait ce qu’elle dénonce, en même temps, c’est-à-dire de l’incitation à la haine raciale. L’hypocrisie se permet de juger à partir de son vide intérieur :

« La conscience agissante énonce comme devoir telle activité déterminée qui est son fait, ce que ne peut lui dénier la conscience jugeante ; le devoir, quant à lui, est la forme sans contenu, susceptible d’adopter n’importe quel contenu. »

En effet le racisme ou l’écologie ne sont que les vecteurs à la mode complaisamment fournit par les médias ; il y a 400 ans, c’est la religion qui était le support de cette hypocrisie dénoncée dans le Tartuffe de Molière.

« La conscience du devoir » dit Hegel « se comporte de façon appréhensive, passive ; mais ce faisant elle est en contradiction avec elle-même comme volonté absolue du devoir, avec elle-même comme instance déterminant à partir de soi-même. »

« La conscience jugeante est elle-même basse, parce qu’elle divise l’action, et produit et maintient la non-identité de celle-ci avec elle-même. Elle est outre cela hypocrisie, parce qu’elle fait comme si ce genre de pratique jugeante était, non pas une autre manière d’être mauvais, mais la conscience juste et droite de l’action, elle se pose elle-même dans cette ineffectivité et vanité de celui qui sait toujours mieux que tout le monde, au dessus des actes rabaissés, et voudrait qu’on prenne sa parlerie ineffective pour une excellente effectivité. »

Dans cet état de conscience parole et action sont dissociés :

«  La conscience du devoir….a beau jeu de se préserver dans la pureté, étant donné qu’elle n’agit pas ; elle est l’hypocrisie qui voudrait qu’on prenne le fait de juger pour un acte effectif, et qui, plutôt que démontrer sa droiture par l’action, le fait en proclamant ses excellentes dispositions d’esprit. Elle est donc exactement faite comme celle à laquelle on fait reproche de ne placer le devoir que dans ses paroles. Dans ces deux consciences, [singulière et universelle], on a la même différence entre le côté de l’effectivité et les paroles ; dans l’une, du fait de la finalité égoïste et intéressée de l’action, dans l’autre, tout simplement parce que l’action fait défaut, alors que sa nécessité est pourtant l’énonciation même du devoir, car celui-ci sans l’acte, n’a absolument aucun sens. »  Hegel /  P 614

Jésus dans les sept malédictions aux scribes et aux pharisiens disait :

« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, qui purifiez l’extérieur de la coupe et de l’écuelle, quand l’intérieur en est rempli par rapine et intempérance. »                 Saint Mathieu 23-25

« Vous de même, au-dehors, vous offrez aux yeux des hommes l’apparence de justes, mais au-dedans, vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité. »                          Saint Mathieu 23-28

On ne sait jamais qui est réellement l’hypocrite. Est-il l’extérieur de la coupe : ce qu’il dit de lui-même, cet honnête homme; ou l’intérieur de la coupe : cet homme qui vit de rapine ? En exemple, le discours des leaders de gauche consistant à se dépeindre comme des humanistes désintéressés; de belles âmes ; Et ce qu’ils sont  réellement, car si l’on y regarde de prêt, on trouve des pratiques  contraires à leurs professions de foi; Pour cette conscience qui est irresponsable :

« Les conséquences de ses actes ne sont pas pour elle ses actes eux-mêmes ; ce qui lui arrive n’est pas pour elle l’expérience de ce qu’elle est en soi. »                          Hegel / P 304

Cette dissociation qu’on trouve chez l’hypocrite peut être un symptôme de schizophrénie; esprit coupé; Mais pas toujours car la coupure de cet esprit peut se faire de mille façons différentes, les spécialistes parlent de dissociation de l’affectif, de la pensée ou de l’action.

L’hypocrisie reprochée au  pharisianisme est la culture volontaire de cette dissociation; c’est l’essence même de la religion juive – la circoncision est l’alliance de la coupure –  La pratique de la religion juive paraît produire un éclatement de l’esprit et une dispersion, de telle sorte qu’on y trouve aussi bien des escrocs que les pires criminels, des savants et des bienfaiteurs de l’humanité, c’est un lot et une religion différente, totalement, de la religion chrétienne.

La conscience selon Hegel- IV

septembre 28, 2009

L’élément spirituel de l’avènement de la reconnaissance

Rappel, Définitions, Explications.

La phénoménologie de l’esprit est l’exposé de l’errance de la conscience à la recherche de la vérité et certitude d’elle-même, de son existence réelle dans ce monde

Être pour autre chose :

L’aspiration vers autre chose, le désir de s’élever, l’idéal du moi, le désir de devenir un « quelque chose » qui est au fond de soi; Ce qu’est censé se réaliser par l’effectivation.

Le pur devoir, ou l’En soi abstrait :

Le pur devoir est issu du savoir suffisant, ce savoir est la certitude d’être soi-même: « Je suis Je », il est accompagné d’un discours justificatif, qui n’est que rationalisation toute en parole destinée aux autres, il prend la forme d’une conviction morale, moralisatrice, une insistance à faire admettre l’excellente essence de celui qui s’exprime, sa « biennitude » et sa volonté du souci de l’humanité, sa bienveillance pour le monde entier.

Elément collectif des consciences de soi:

Il s’agit de la masse des conscience, de l’ensemble des consciences, de la conscience de masse, du ressenti d’appartenance à l’ensemble de la population, qui se matérialise par le suivisme de la mode, le « comme il faut », c’est une conscience collective, un égrégore opinion publique auquel on aspire dans un désir fusionnel.

Pèrexistence :

Existence dans le temps, dans la durée.

Le moment de la reconnaissance par les autres :

C’est un ADOUBEMENT, c’est par cette entrée que se trouve l’intérêt de l’exposé de Hegel. Ici on paraît être dans les nuages, alors qu’il s’agit de choses très concrètes, dans une réalité quotidienne…..à suivre !

Objectal : extérieur à soi.

« L’action reconnue reliée au savoir, au devoir, à la persuasion, en tant que reconnaissance universelle »

… doit être mise en rapport avec les histoires de conscience professionnelle, de droiture morale, avec ce que certains présentent comme la fidélité et l’honneur; car ceux-ci sont des références à un Bien et un Mal, à un devoir et une persuasion intime de ce devoir. Un état de conscience que l’on trouve dans les corps constitués.

PHENOMENOLOGIE :

«Cet Être pour autre chose est donc la substance qui est en soi, distincte du Soi-même. La conviction morale n’a pas abandonné le pur devoir, ou l’En soi abstrait; le devoir est au contraire le moment essentiel qui consiste à se comporter par rapport à d’autres comme universalité. La conviction morale est l’élément collectif des consciences de soi, et cet élément est la substance dans laquelle l’acte à pérexistence et effectivité : le moment de la reconnaissance par les autres. La conscience de soi morale n’a pas ce moment de l’être reconnu, du pur être conscient qui existe, qui est là; et du coup, n’est tout simplement pas conscience agissante, effectivante. Son En soi, pour elle, est ou bien l’essence ineffective abstraite, ou bien l’être comme une effectivité qui n’est pas spirituelle. Tandis que l’effectivité de la conviction morale, qui, elle, est une effectivité qui est un Soi-même, c’est-à-dire l’existence consciente de soi-même, l’élément spirituel de l’avènement de la reconnaissance.  C’est pourquoi l’activité n’est que la transposition de son contenu singulier dans l’élément objectal, où il est universel et reconnu, et c’est cela précisément, le fait qu’il soit reconnu, qui fait de l’action une effectivité. Reconnue et, par la même effective, l’action l’est parce que l’effectivité existante est immédiatement reliée à la persuasion ou au savoir, ou encore, parce que le savoir de sa finalité est immédiatement l’élément de l’existence, est la reconnaissance universelle. L’essence de l’action, en effet, le devoir consiste dans la persuasion qu’a de lui la conviction morale; c’est cette persuasion qui est l’En soi lui-même. Celui-ci est la conscience de soi universelle en soi, ou encore l’être-reconnu et par là même, l’effectivité. Ce qui est fait avec la persuasion du devoir est donc immédiatement quelque chose qui a consistance et existence.                                                                           Phénoménologie de l’esprit.» Hegel. P 589

La lutte des lumières contre la superstition

septembre 23, 2009

« L’intelligence pure sait la croyance comme l’opposé d’elle-même, de la raison et vérité. De même qu’à ses yeux la croyance, de manière générale, est un tissu de superstitions, de préjugés et d’erreurs, de même, elle voit la conscience de ce contenu continuer à s’organiser en un règne de l’erreur, au sein duquel l’intelligence fausse se trouve être une première fois comme la masse générale de la conscience, (1)de manière immédiate, spontanée et sans réflexion en soi-même ; mais où elle a aussi chez elle le moment de la réflexion interne, ou de la conscience de soi séparé de la spontanéité naïve, (2)qui est comme une intelligence et une intention mauvaise qui demeure à l’arrière plan, et par lesquelles cette conscience est bernée. La première, la masse est la victime de la tromperie d’une prêtrise qui s’emploie à la réalisation de son envieuse vanité, c’est-à-dire de son désir de rester seule en possession de l’intelligence, ainsi qu’à l’accomplissement de ses autres intérêts personnels, et en même temps se conjure avec le despotisme ; lequel à son tour, comme unité vide de ce règne réel et de ce règne idéal, domine la mauvaise intelligence et la mauvaise intention des prêtres, et réunit l’une et l’autre en elle-même, tire de la bêtise et de la confusion du peuple par le moyen de la prêtrise trompeuse, tout en méprisant l’un et l’autre, l’avantage de la domination tranquille et de l’accomplissement de ses envies et de son arbitraire, mais en même temps, est tout autant l’un et l’autre le même étouffement de l’intelligence, la même superstition et la même erreur.

« Contre ces trois cotés de l’ennemi, les Lumières de partent pas sans faire de différences.[…] Ce n’est pas la volonté de la prêtrise trompeuse et du despote oppresseur qui est l’objet immédiat de leur activité, mais c’est l’intelligence sans volonté, qui ne se singularise pas en être pour soi, le concept de la conscience de soi qui a son existence dans la masse, mais n’y est pas encore présent comme concept. »  Phénoménologie;  P 489

*

Hegel pointe ici :

« La croyance, tissu de superstitions, de préjugés et d’erreurs, et sa conscience « règne de l’erreur » au sein duquel existe une « intelligence fausse ».

Le combat des lumières se menait contre : « l’intelligence sans volonté, qui ne se singularise pas en être pour soi : le concept de la conscience de soi qui a son existence dans la masse. »

Pour transposer les choses à aujourd’hui, cette : « conscience sans volonté, qui a son existence dans la masse » : c’est l’opinion publique, mais considérée comme un ressenti d’appartenance à une communauté spirituelle, un égrégore, un être collectif auquel cette conscience s’identifie, et qu’elle  prend pour la vérité; C’est « ce monde » : l’air du temps ; la mode qui vous dit ce que vous devez penser et comment vous devez vous habiller. – Le conformisme bêlant de la jeunesse correspondant à ce besoin fusionnel de ne faire qu’un avec l’égrégore opinion publique, qui est comme une mère avec laquelle il voudrait vivre en parfaite harmonie. Gustave Lebon insiste sur ce coté féminin de la foule dont la voix est l’opinion publique. C’est quasiment du domaine religieux, mais ayant éliminé la religion de la vie publique, elle réapparait dans la vie quotidienne, comme le ferait un retour du refoulé.

Ensuite Hegel remarque une schizophrénie de la croyance car elle est une première fois comme « la masse générale de la conscience, immédiate, spontanée et sans réflexion » ; et ensuite, c’est aussi une : « conscience de soi, séparé de la spontanéité naïve, qui est comme une intelligence et une intention mauvaise qui demeure à l’arrière plan. »

L’opinion publique : « la masse générale de la conscience » est schizophrène ou à double visage, (1) et (2). D’un coté c’est le peuple, noble et fier, de l’autre coté c’est la masse, la plèbe. D’un coté, on la trouve bienveillante, généreuse, désintéressée ; et de l’autre, elle est malintentionnée, calculatrice et cruelle. Chez Hegel, tout se passe dans la conscience, mais la conscience introjecte ce qu’elle ressent du monde extérieur, ou la perception qu’elle en a, puis prend cet introjecté  pour la réalité.

Cette : « conscience sans volonté, qui ne se singularise pas, et qui a son existence dans la masse. » C’est ce que l’on trouve chez les fonctionnaires. Elle est parfois confondue avec le peuple, la volonté populaire ou la démocratie entendue dans ce sens,

Pour continuer les parallèles entre aujourd’hui et ce que racontait Hegel, la prêtrise trompeuse serait l’ensemble des journalistes médiats et une partie de la fonction publique. Les croyances et superstitions : l’idéologie de gauche. Le despote au dessus qui profite : l’oligarchie. Tous trois étant : « même étouffement de l’intelligence, même superstition et même erreur. » Les lumières se répartissant actuellement entre les chrétiens croyants, les patriotes et les nationalistes. Ils se battent aujourd’hui contre cette intelligence sans volonté qui a son existence dans la masse, contre cette opinion publique toute puissante, comme une mère à la fois aimante et terrible; ou encore cette masse trompée. Ces consciences superstitieuses se trouvent surtout à gauche, mais ont leur équivalent à droite dans les consciences raisonnables, toujours modérés, mais dénuées de volonté.


Encore un article à venir sur Hegel, encore un petit peu plus compliqué que celui-ci.

Hegel et le politiquement correct

septembre 21, 2009

«Le cours du monde» cette : « lutte universelle de tous contre tous, dans laquelle chacun fait valoir sa propre  singularité»; Ces querelles dans lesquelles chacun veut que soit reconnu son: «Je suis Je»;  « Cet enquerellement universel où chacun tire à soi ce qu’il peut. » et qui pourtant :« semble être un ordre public»; Ce cours du monde triomphe de la vertu, pour qui: «l’abstraction sans essence est l’essence»; De cette vertu vide qui s’exprime dans la loi du coeur à propos de la souffrance, de ce monde égoïste et cruel, de l’individualisme et de la course à l’argent pour « le plus grand malheur d’une humanité abusée et exploitée par ces despotes ripailleurs, ces prêtres qui pratiquent l’abaissement.» ; Cette fausse vertu finit par céder et laisser la place, dans la conscience, au cours du monde  :

« Le cours du monde triomphe donc de ce qui constitue la vertu par opposition à lui ; il triomphe d’elle, pour qui l’abstraction sans essence est l’essence. Cependant, il ne triomphe pas de quelque chose de réel, mais de la création de différences qui n’en sont pas, il triomphe de ces discours pompeux sur le plus grand bien de l’humanité, et sur l’oppression qu’elle subit, le sacrifice pour le bien, et tous ces talents gâchés : ce genre d’essences et de fins idéales s’effondrent comme autant de paroles vides qui élèvent le cœur et laissent la raison vide ; qui édifient certes, mais pour ne rien construire ; toutes déclamations qui n’ont pour contenu précis que la très haute estime de l’excellente essence en laquelle l’individu qui se dit agir en vue de ces nobles fins et profère ces excellentes formules, tient sa propre personne – Emphase qui s’enfle la tête et l’enfle aux autres, mais aux proportions d’une inconsistante enflure.- La vertu antique avait sa signification sûre et déterminée, car elle avait en la substance du peuple un fondement riche de contenu et avait pour fin un bien effectif déjà existant ; c’est pourquoi elle n’était pas dirigée contre l’effectivité en tant qu’invertissement universel, ni contre un cours du monde. Mais la vertu que nous examinons est sortie de la substance, est une vertu sans essence, une vertu issue de la seule représentation et de parole dépourvue de tout contenu . – Ce vide de l’éloquence en lutte avec le cours du monde se découvrirait aussitôt, s’il fallait dire ce que ces formules signifient –  c’est pourquoi on les présuppose connues. Celui qui irait demander qu’on dise ce supposé connu, ou bien serait abreuvé d’une nouvelle prolifération de formules, ou bien se verrait opposer l’appel au cœur supposé dire à l’intérieur ce qu’elles signifient, c’est-à-dire que serait avouée l’incapacité à le dire en fait. – Il semble d’ailleurs que la nullité de ce genre d’éloquence ait atteint de manière inconsciente pour la culture de notre époque le niveau d’une certitude, dès lors que tout intérêt a disparu de la masse entière de ces formules et de la façon d’en user pour se pavaner ; et cette perte s’exprime dans le fait qu’elle ne provoquent plus guère que l’ennui. »

La vertu et le cours du monde /  P 326

Phénoménologie de l’esprit, Hegel, 1807

*

Ces formules vides sont toujours à l’oeuvre, c’est l’idéologie :

« Le candidat qui peut découvrir une formule neuve, bien dépourvue de sens précis, et par conséquent adaptable aux aspirations les plus diverses, obtient un succès infaillible….

Le vague même qui les estompe augmente leur mystérieuse puissance. »  Lebon

antidragon; la manipulation de l’opinion publique


La conscience selon Hegel- III

septembre 18, 2009

Marx n’a pas inventé le concept de « classe sociale », celui-ci est exposé de façon très claire dans la politique d’Aristote, c’est une lutte pour le pouvoir entre différentes factions qui n’ont pas les mêmes intérêts.  Il n’a pas inventé le concept de conscience, celui-ci se trouvait chez Hegel, et enfin Marx n’a pas inventé non plus le concept de conscience de classe, celui-ci se trouvait chez Aristote, ici :  Aristote; Politique; Riches et pauvres; Marx, comme tous ces intellectuels partisans, a surtout rendu les choses obscures; sa renommé vient probablement de la publicité que lui a fait sa propre communauté à travers les médias qu’elle détient; De la même façon qu’aujourd’hui, la célébrité des artistes vient de la voix des médias plutôt que de leur talent, exemple, Amy Winehouse…..

La conscience comme exposé par Hegel et Aristote se forme lentement au fil des années qui comptent, principalement les années de l’enfance, et selon les modalités du vécu de ces années : des expériences de vie. Ce qui différencie par exemple un Barnier : le ministre,  d’un SDF alcoolique, c’est que l’un a accumulé dans sa mémoire des expériences pénibles, douloureuses et que celles-ci sont présentes à chaque instant dans sa conscience : il boit pour compenser le stress qu’il éprouve, il se sent disqualifié et minable, alors que le premier par les souvenirs d’expériences rassérénantes, de confort de vie aisé, d’adoubement, est sûr de lui-même, bien dans sa peau et se sent qualifié. Ce qui veut dire que la différence entre l’un et l’autre n’est pas une différence d’intelligence ou d’utilisation adroite de la raison, mais une différence d’état de conscience. Pour l’un et l’autre, la vérité de la réalité (le réel) sont différentes, ils jugent de la réalité à travers leur état de conscience, celle-ci venant de la somme des expériences accumulées en mémoire. Il est évident qu’une personne déprimée n’aura pas la même appréciation des évènements à venir qu’une personne optimiste, c’est une différence de subjectivité, les « sujets » sont différents. Même si la conscience est un état relativement stable dans le temps, elle varie aussi en fonction des circonstances provisoires, telle situation rendra joyeux, ou provoquera telle émotion affectant l’état de conscience, puisque sentiment et émotion sont des affects de la conscience.

Pour résumer on pourrait dire : une conscience « EST », rien d’autre ! Elle est dans l’immédiateté, le « ici et maintenant ». Elle ne raisonne pas. Elle est sa propre vérité. C’est un état stable. Les consciences communiquent entre elles : elles sentent; l’état de conscience d’une personne est ce que l’on ressent à son contact.

Pour faire une comparaison qu’on me pardonnera, mais la citation n’est pas de moi :

« Une femme qui n’est pas capable de réflexion trouve quelque soulagement dans la petitesse même de ses vues, elle ne sort point du tourbillon qui l’environne. Elle ne voit rien au delà du présent. En un mot, elle ne pense point. » Histoire de Clarisse ; Richardson

C’est cela une conscience : ce qui est présent dans le ici et maintenant !

Les deux premiers articles:

la-conscience-selon-Hegel

la-conscience-selon-Hegel-II

Conscience qui sélève

Conscience qui s'élève

La conscience selon Hegel – II

septembre 17, 2009

Conscience libre

Conscience libre

Hegel était un professeur de philosophie, un aristotélicien ou péripatéticien : qui enseigne en marchant comme le faisait Aristote. L’intérêt de son étude à propos de la conscience : Page 1, ligne1, de l’introduction:

« C’est une représentation tout à fait naturelle de penser qu’en philosophie, avant d’aborder la chose elle-même, savoir, la connaissance effective de ce qui est en vérité, il est nécessaire de s’accorder préalablement sur la connaissance de ce que l’on considère comme l’outil qui permettra de s’emparer de l’absolu, ou comme le moyen au travers duquel on l’aperçoit. »

La conscience est l’outil de perception, d’appréhension de la réalité extérieure. C’est par la perception par la conscience, de la réalité extérieure que s’élabore la vérité de cette réalité du monde extérieur, ou la philosophie de la vie : les conceptions de l’homme. Or le problème est celui-ci : la conscience perçoit-elle la réalité, ou n’en perçoit-elle qu’une apparence à travers le filtre déformant de l’état de conscience dans lequel elle se trouve ? Un exemple d’état de conscience qui conduit à une vision déformée et absurde de la réalité, voir dans la catégorie : loi du cœur, l’état de conscience correspondant à « la loi du cœur et la folie de l’infatuation. »

Voilà la problématique traitée par Hegel. La vie depuis son début, est une succession d’états de conscience, conditionnés par les sensations : ce qui vient des sens, puis par les perceptions : ce que l’on reçoit de la réalité et l’élaboration qui en résulte. Quelques-uns de ces états : la conscience vile, la conscience noble, la conscience raisonnable sans volonté, la raison, la loi du cœur et la folie de l’infatuation ; la vertu et le cours du monde : l’hypocrisie ; la conscience maître et la conscience esclave ; la conviction morale : la belle âme ; ensuite dans l’exposé de l’errance de la conscience à la recherche de la certitude d’elle-même, Hegel termine son livre par la conscience en relation avec la religion chrétienne et finit par le savoir absolu : « contenu simple du Soi-même comme étant l’être ; la science comme concevoir de soi par le Soi-même ; ou encore l’esprit dans son retour à l’immédiateté existante. »

Plus ou moins, la façon de procéder de la conscience est une forme de dialectique, la conscience pour progresser, pour dépasser un état de conscience, créé une autre conscience qui se regarde elle-même de l’extérieur. Mais selon Lacan : le psychanalyste, il semblerait que la conscience, le plus souvent soit dans une refente, c’est-à-dire un état de pétrification, de blocage dans un état de conscience dont elle ne peut plus bouger, dans un immobilisme morbide : « Après l’école….Leur vigueur mentale a fléchi ; la sève féconde est tarie ; l’homme fait apparaît, et, souvent c’est l’homme fini. Celui-ci rangé, marié, résigné à tourner en cercle et  indéfiniment dans le même cercle, se cantonne dans son office restreint ; il le remplit correctement, rien au delà. » Gustave Lebon. Un exemple de blocage dans un état de conscience : l’opiniâtreté, dans la catégorie : «  tante à Dany ».

Maintenant que nous avons établit des états de conscience dans lesquels existent des certitudes, une persuasion et vérité de soi-même, on peut noter que cette vérité de soi-même est projeté dans le monde extérieur, et pris pour la réalité de ce monde extérieur, car il y a une  subjectivité de l’état de conscience dans lequel on se trouve. Si par exemple on naît riche ou pauvre, dans un pays en paix ou en guerre, dans un pays riche ou sous-développé, la perception de la réalité ou la conception de l’homme en société ne sera pas la même. Ensuite on constate au quotidien que l’on a affaire à des personnes : des consciences, dans lesquelles existent un savoir suffisant, un devoir résultant de ce savoir, une conviction et une persuasion censées valoir pour tout le monde…A gauche, nous trouvons des personnes dont les convictions sont extrêmement fortes, des leaders : ces « convaincus énergiques » dont parle Gustave Lebon ; persuadés de tout savoir, d’agir pour le bien de l’humanité, d’avoir un devoir à remplir, une mission sur terre ; Mais si l’on questionne ces gens quant à connaître les raisons par lesquelles elles prétendent commander autrui, savoir ce qui est bon pour lui, savoir de quels droits elles imposent l’obéissance, ces personnes renvoient celui qui les questionne, à son intériorité dans laquelle il est censé trouver les mêmes évidences que celles qui se trouvent en eux, ces personnes sont incapables de verbaliser leur savoir, leur devoir, leur conviction intime : ces entités sont vides. Quel est le programme du parti socialiste ? Personne ne sait, personne n’est capable de le dire.

A droite on trouve des personnes sûres d’elles-mêmes, hautaines, suffisantes, qui en imposent. Ces personnes donnent l’impression de détenir un savoir inconnu du quidam; De ce savoir découlerait leur autorité et l’obligation pour le quidam de leur obéir comme à des supérieurs : c’est un dû qu’elles lui imposent. Ceci n’est qu’un leurre car ce savoir n’existe pas ! Mais pour le savoir encore faut-il connaître intimement ces personnes.

Regardez l’émission:  » Faites entrer l’accusé. » présentée par Christophe Hondelatte, dans laquelle il interviewe des personnes réelles à propos d’affaires réelles, ces personnes ont de la prestance, mais au-delà ……?

Belle âme

Belle âme

La conscience selon Hegel

septembre 16, 2009

Phénoménologie de l’esprit

Conscience aventureuse

Conscience aventureuse

Selon Hegel, la vie est une succession d’états de conscience résultant de l’errance de la conscience à la recherche de la vérité et certitude d’elle-même ; De son essence, de son être, ou du savoir absolu d’elle-même.

Cette théorie de la vie : succession d’états de conscience, prévalait autrefois en psychologie. On constate en effet que la conscience évolue au cours de la vie, la conscience de l’enfant n’est pas celle du jeune homme, de l’homme mûr, puis du vieillard. Ce que décrit Hegel est une phénoménologie, une évolution sans cause connue de phénomènes sans liens logiques les uns avec les autres, comme des phénomènes météo.

Plus ou moins, car les auteurs sont ésotériques, la conscience évoluerait selon les schémas donnés par Hegel, dans lesquels on retrouverait des caractéristiques communes à toutes les consciences : savoir, devoir, persuasion, conviction intime, raison, vérité, bien et mal, croyance.

Après un feuilletage rapide on pourrait, pour simplifier et interpréter Hegel, noter les points suivants :

« La conscience est Je, rien d’autre. »    P 23

« Son critère de vérité est l’identité à soi-même. »  P 44

« Je suis Je »   P 103

« La conscience de soi est tout simplement désir. »  P 104

« Pour la conscience de soi est bon et en soi l’objet dans lequel elle se trouve, tandis qu’est mauvais celui dans lequel elle trouve le contraire de soi ; le bien est l’identité, et le mal la non – identité de la  réalité objectale avec elle. »                                              P 338

«  La relation de la conscience qui trouve identique est le bien, et celle qui trouve non identique est le mal. »                       P 340

Hegel précise que pour la conscience est le bien : l’universel, l’essence, l’être pour soi ; Est le mal : la singularité, le fait de suivre sa propre voie et Loi.

L’idéalisme :

Il semble qu’il y ait, dans chaque conscience, un savoir, un devoir, une croyance ou une conviction morale et un concept de la raison.

1°  La raison

Il semble, qu’à un moment donné une conscience s’aperçoive qu’elle a une RAISON, et que de ce constat découle un genre d’idéalisme :

« Sa vérité est ce qui, dans le syllogisme où les extrêmes se présentaient comme absolument disjoints l’un de l’autre, apparaît comme le terme médian qui …est l’unité qui sait immédiatement l’un et l’autre et les met en relation, et la conscience de leur unité, qu’il énonce à la conscience, et, partant, à lui-même, est la certitude d’être toute vérité. »                                                      Hegel / P 163

La raison serait donc cette chose qui fait l’union dans un raisonnement. Le « Je » est le mouvement de cette raison et ce « Je » est la certitude d’être toute vérité. Il s’agit d’un mouvement simple comme tout syllogisme, du style théorie des ensemble étudié au collège, par exemple si a > b et b > c alors : a > c.  Le monde que cette conscience croit comprendre à l’aide de cette raison lui devient alors familier :

« La pèrexistence du monde devient à ses yeux sa propre vérité et présence ; elle est certaine de ne faire en lui que l’expérience d’elle-même. La raison est la certitude qu’à la conscience d’être toute réalité ; c’est ainsi que l’idéalisme formule le concept de la raison. De même que la conscience qui entre en scène comme raison a immédiatement cette certitude en soi, de même l’idéalisme l’énonce également immédiatement : Je suis Je. »                         P 178

« Sa pensée est elle-même immédiatement l’effectivité ; elle se rapporte donc à celle-ci comme idéalisme. Pour elle, en ce qu’elle se saisit ainsi, c’est comme si le monde se mettait seulement à lui advenir ; auparavant, elle ne le comprend pas. »              P 163

Cet idéalisme est vide, puisqu’il ne s’agit que d’affirmer sa certitude que « Je suis-je » ;  Ce constat de la raison raisonnante qui se dit « Je suis Je »  tout le monde peut le faire :

« La conscience ne fait qu’assurer être toute réalité, mais ne conçoit pas cela elle-même….l’idéalisme qui commence par cette affirmation, n’est donc aussi bien que pure assurance qui ne se conçoit pas elle-même, ni ne peut se rendre concevable à d’autres…..c’est donc avec un même bon droit qu’à coté de l’assurance de cette certitude-là se dressent aussi les assurances de ces certitudes-ci. La raison en appelle à la conscience de soi de chaque conscience : Je suis Je ; mon objet et essence est ce Je ; et aucune conscience ne lui déniera cette vérité. »                                                                             P 166

2 ° Dans toute conscience existe une croyance, définition :

« Il y a au-delà de ce monde, (de la culture) le monde non effectif de la pure conscience, ou de la pensée. Ce monde a pour contenu ce purement pensé, la pensée est son élément absolu. Mais dès lors que la pensé est d’abord l’élément de ce monde-ci, la conscience ne fait qu’avoir ces pensées, mais elle ne les pense pas encore, ou ne sait pas que ce sont des pensées ; celles-ci sont au contraire pour elles dans la forme de la représentation. »                                   P 475

Pour Hegel la croyance est cet ensemble de préjugés et de superstitions qui fut combattue par les lumières, il nous donne la raison pour laquelle l’idéaliste a tant de mal à abandonner ses croyances :

« Il semble que le comportement des lumières à l’égard de la croyance déchire la belle unité de la confiance et de la certitude immédiate, souille sa conscience spirituelle par de basses pensées de l’effectivité sensible, et détruise l’état d’esprit rassuré et sûr qui est le sien dans sa soumission, par la vanité de l’entendement, de la volonté propre et de l’accomplissement de sa propre visée. »          P 520

Aujourd’hui, la croyance : « l’ensemble des préjugés et superstitions »  est passée à gauche et présenté par celle-ci comme les nouvelles lumières devant éclairer le monde, avec la volonté de les imposer à tout un chacun…

La partie importante :

3°  Savoir/devoir/conviction morale/ persuasion :

« Son savoir incomplet, parce qu’il est son savoir, a pour la conscience consciencieuse valeur de savoir parfait et suffisant. »                                                                                                  P 592

« En outre, ce soi-même , en tant que savoir identique à soi, est l’universel pur et simple, de telle sorte que ce savoir, précisément en tant qu’il est son propre savoir, qu’il est persuasion, est le devoir. »                                                                                             P 588

« La conviction morale….est l’esprit certain de lui-même, qui a sa vérité chez lui-même et en lui-même, dans son Soi-même, dans son savoir en tant que savoir du devoir. »                              P 597

« Le contenu du langage de la conviction morale est le Soi-même qui se sait comme essence.»                                                   P 602

Le baratin de la conviction morale :

« « Je » suis l’essence. Je suis Je ; C’est  moi ! »

« Le savoir immédiat de Soi-même certain de lui-même est loi et devoir ; son intention par le fait même qu’elle est son intention, est ce qui est juste et droit ; il est seulement requis qu’il sache cela, et en outre qu’il dise qu’il est persuadé de ce que son savoir et vouloir est ce qui est juste. »                                                               P 603

La conviction morale se persuade de la façon suivante :

« La forme de la certitude immédiate de soi-même, sait son savoir ou son être pour soi comme l’essence, en la forme que l’assurance de la conscience est persuadée du devoir, et sait, en tant que conviction morale, le devoir à partir d’elle même ; cette assurance assure donc que la conscience est persuadée de ce que sa persuasion intime est l’essence. »

Mais tout ceci est vide, il ne s’agit que de l’errance de la conscience à la recherche d’elle-même :

« Pour la conviction morale c’est la certitude de soi-même qui est la vérité immédiate pure ; et cette vérité est donc sa certitude immédiate de soi-même représentée comme un contenu…….ce contenu a valeur, en même temps, d’essentialité morale ou de devoir. Le pur devoir….est tout simplement indifférent à l’égard de quelque contenu que ce soit, et supporte n’importe quel contenu. Ici, il a en même temps la forme essentielle de l’être pour soi, et cette forme de la persuasion individuelle n’est rien d’autre que la conscience de la vacuité du pur devoir » »                                                 P  594.

« L’esprit certain de lui-même repose, comme conviction morale en soi-même, et son universalité réelle, ou encore son devoir, réside dans sa pure persuasion du devoir, elle est pure au sens où rien en elle, aucun contenu, n’est devoir. »                                    P 593

Le pur devoir est donc…un pur devoir, il est vain, par conséquent la conviction morale est vide, conséquence :

« Les autres ne savent donc pas si cette conviction morale est bonne ou mauvaise, ou plus exactement, non seulement ils ne peuvent pas le savoir, mais ils sont au contraire obligés de la prendre pour mauvaise. De même, en effet, qu’elle est libre de la déterminité du devoir, et du devoir comme étant en soi, eux-mêmes le sont pareillement. Ce qu’elle vient leur exhiber, ils savent le contrefaire eux-mêmes : c’est quelque chose par quoi seul le Soi-même d’un autre, et non pas le leur est exprimé ; non seulement  ils s’en savent libres, mais ils doivent même dissoudre cette chose dans leur propre conscience, la réduire à néant par le jugement et l’explication, afin de préserver leur Soi-même. »                                             P 600

Définitions :

La pérexistence du monde : l’existence du monde dans sa pérennité, tel qu’il est, sera, a toujours été.

Immédiateté : tout de suite, sans intermédiaire, au niveau du ressenti. Ici et maintenant.

Effectivité : fait de rendre réel, effectif, présent, réalisé.

Idéalisme

Idéalisme