FN : la scission de 1999

Voici que ce raconte Bruno Megret en résumé.

A la suite de l’agression contre Jean Marie Le Pen en 1997 par une député socialiste :

 

Le Pen était menacé d’une sanction d’inégibilité de 2 ans qui l’aurait empéché de se présenter tête de liste FN aux élections Européennes. Pour le remplacer à cette élection JMLP avait choisit sa femme: Jany Le Pen. Or Bruno Megret était le numéro 2 du FN et tout le monde le voyait comme son successeur. Mégret a donc  considéré que c’était à lui et non à Jany Le Pen d’être tête de liste et l’a fait savoir, ce qui a déclenché la colère de Le Pen.

A l’époque les cadres en avaient déjà assez du caractère Le Pen, ils ont rejoint Mégret et le conflit s’en envenimé. Conformément au statut du FN Megret a demandé la réunion d’un congrès pour que les cadres décident par eux-mêmes de la tête de liste aux Européennes, 8000 signatures étaient néccessaires. Le congrès s’est réunis à Marignane en 1999, ce congrès a désigné Mégret tête de liste et président du mouvement FN.
Cette décision n’a pas plût évidemment à JMLP qui a parlé de traîtres, de félons, de putsch, alors que Mégret avait été désigné à la majorité et tout à fait légalement président du Front National. Mais la justice saisie par Jean Marie Le Pen a cassé ce congrés. Citations « le chagrin et l’espérance » chapitre 4:

« Question :
Mais, depuis, une décision de justice a déclaré illégal votre congrès. Est-ce que tout cela a été vain ?

Bruno Mégret :
« Certes, elle a donné satisfaction à Le Pen en nous interdisant l’usage du nom Front national et de la flamme tricolore qui en est l’emblème. Elle l’a même favorisé à l’excès en rendant cette décision immédiatement exécutoire sans attendre l’arrêt d’appel. Mais, dans le même temps, le tribunal reconnaît la légitimité de notre demande de congrès extraordinaire et ne nous a déboutés que sur un seul point, de nature technique. Les juges nous reprochent en effet d’avoir nommé un administrateur provisoire issu de nos rangs plutôt que d’avoir sollicité la justice pour qu’elle nomme un administrateur judiciaire. »

« L’hebdomadaire Marianne dirigé par Jean-François Kahn confirmait ainsi, au lendemain de l’élection, que c’était bien « pour aider Le Pen à faire campagne » que « le pouvoir socialiste a décidé de verser les 41 millions au FN ».

« Serge July l’avait érigée en véritable mot d’ordre : « ll faut », déclarait-il sans ambages, « garder Le Pen précieusement« .

« Car, il ne faut pas se méprendre, le système n’a soutenu Le Pen que pour tenter de me neutraliser et de détruire notre mouvement. S’il était resté électoralement menaçant, Le Pen aurait été placé en ligne de mire. »

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