La pensée occidentale logique.

Le postulat de Paul Jorion repose sur la raison, dont wikipédia affirme qu’elle se constitue des :

– Principe de non contradiction
– Principe du tiers exclu
– Principe de causalité

– Le principe de non contradiction postule qu’une chose ne peut être vraie et fausse en même temps. Ou elle est vraie ou elle est fausse. Ou elle est noire ou elle est blanche. C’est ou l’un ou l’autre, pas les deux en même temps.
– Le principe du tiers exclu postule que pour toute unité minimale (principe), il ne peut y avoir que deux états possibles et seulement deux : vrai ou faux.
– Le principe de causalité pose problème, car il n’est pas toujours possible de trouver une cause  aux phénomènes observés.

Selon Jorion il y existe une logique dans les langues occidentales, cette logique a été mise en lumière par Aristote dans les analytiques, c’est la science syllogistique ; c’est une science exacte, mathématique, qui a été mise en équation et qui se nomme théorie des ensembles, elle est étudiée en classe de 5eme. Les règles en sont l’intersection, l’inclusion, l’appartenance ou  la non appartenance e c t

Un syllogisme est un raisonnement juste, composé de deux prémisses et d’une conclusion.
Les prémisses sont des principes, c’est-à-dire des propositions les plus simples possibles et qui obéissent aux principes de non contradiction et du tiers exclu.

Si on dit : Prémisse A ; Tous les hommes sont mortels.
Cette proposition est vraie ou fausse, il n’y a pas d’autres cas possibles !
Si on dit ; Prémisse B : Socrate est un homme.
Cette proposition est vraie ou fausse, il n’existe pas d’autres possibilités !
De ces deux prémisses sort une conclusion logique nécessaire, (qui ne peut pas ne pas être) :
Conclusion : Socrate est mortel.  Cette proposition est vraie.
(Si S appartient à H, si H appartient à M ; Alors S appartient à M)

Aristote étudie ainsi tous les cas possibles, et notamment dans les cas où la conclusion est fausse, les cas où elle est involontairement fausse, et ceux où elle est fausse volontairement, c’est-à-dire dont le but est de tromper les auditeurs ; c’est le fait des sophistes, dit-il, qui recherchent un avantage pécuniaire à leurs tromperies.

De cette science qui se trouve dans la langue elle-même, résulte une classification des choses par espèce et genre. Si on dit « le labrador est un chien » ; on dit en réalité que le labrador est une espèce qui appartient au genre chien. Une espèce de chien ; Ou encore on peut dire que l’ensemble des labradors est inclus dans l’ensemble plus grand des animaux appelés chiens. Voilà la façon dont on raisonne.

Or selon Jorion cette logique ne se trouverai pas dans la mentalité primitive, qui ne disposerait pas de la grammaire nécessaire. Dans ces langues, il n’existerait qu’une copule, une liaison simple qui ferait le lien entre des objets ; comme le « ‘s » des anglais,  dans « mary’s house ».La maison de marie.

De ce constat Jorion constate que la mentalité primitive ne classifie pas les choses de la même façon que les occidentaux, mais selon une autre catégorie, celle de la réponse émotionnelle qu’elles suscitent en eux ; Et Jorion parle bien d’émotions puisqu’il fait référence à la peur, la peur est un affect. Il ne fait pas référence à un ressenti, qui serait neutre, mais parle d’affect.

Le primitif classifie selon l’affect et non selon la logique ou la raison. Ce qui donne à sa pensée une impression de confusion car il amasse les connaissances sans les classifier, et elle se trouve comme en un tas, selon Lévy Bruhl.

On peut déjà constater que les gauchistes rejettent la raison : « Ils haïssent la rationalité » dit Unabomber ; Ils se contredisent : une chose peut être vraie et fausse en même temps pour eux, Il y a invalidité du principe de non contradiction ;  Ils rejettent aussi le principe de causalité : « les faits ou le raisonnement ne modifient pas sa croyance » dit Unabomber.

On constate qu’il est impossible de convaincre un gauchiste qu’il a tort ou  qu’il se trompe. Qu’il est persuadé d’être dans le vrai et le Bien, d’œuvrer pour le bien commun. Que lorsqu’on s’oppose à lui et qu’on argumente, il n’a aucun souci de vérité, celle-ci l’indiffère au mieux, ou l’exaspère, c’est une donnée extérieure au problème, qui n’a pas lieu d’être, pour lui. Que lorsqu’on lui fait remarquer ses contradictions, il s’énerve.

Que les raisonnements des gauchistes sont faux et consistent souvent à inverser causes et conséquences : par exemple un gauchiste dit, dans le journal Libération :
 »  Le déclin des grands partis de « gauche » en occident a accompagné la régression des droits des travailleurs –leur rétribution salariale »
Il serait plus juste de dire que la cause a produit la conséquence:
« La régression des droits des travailleurs –leur rétribution salariale – a accompagné le déclin des grands partis de « gauche » en occident. »

On trouve donc un certain nombre de points communs entre le gauchiste et le primitif.

La raison wikipédia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Raison#Principes_du_raisonnement

Résumé du livre de Paul Jorion: comment la vérité et la réalité furent inventés :

http://www.pauljorion.com/blog/?p=13542

Article de Jorion de 2008 :

http://www.journaldumauss.net/spip.php?article344

Levy brulh sur la mentalité primitive :

http://classiques.uqac.ca/classiques/levy_bruhl/mentalite_primitive/mentalite_primitive_2.pdf


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