Michel drac

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Ce que Michel Drac explique sur le codage et le surcodage, à partir de 15 mn 30,  est une autre façon de dire que le réel est façonné par les médias, par le langage qu’utilise les médias. C’est la même chose que de dire le signifiant prime sur le signifié; Les mots priment sur le sens;  les mots créent la réalité, ou encore les mots pour décrire un vécu sont plus importants que ce vécu lui-même.

Lorsqu’il y a un décalage important entre la réalité et la description qui en est faite par les médias, et les acteurs importants de la société : journalistes, politiques, professeurs;  et que cette version de la réalité passe dans  l’opinion dominante, il y a ce que Drac appelle paraphrénie; un décalage, une irréalité, c’est ce que l’on ressent face à un baratineur.

Les médias créent la réalité par divers procédés  :

En 2008, le prix du pétrôle est monté à 140 dollars, les médias ont inventé une fable pour justifier cette hausse, pic pétrolier, Euro très bas, e c t,  alors que ‘en réalité les spéculateurs avaient des informations leur permettant de penser que les états-unis étaient sur le point d’attaquer l’Iran, ce qui étaient la vraie raison de la hausse.

Un autre exemple de paraphrénie, c’est cette merveilleuse société multiculturelle que nous vende les médias, la richesse apporté par  l’immigration, l’enrichissement culturel, alors que la perception du vécu quotidien est tout au contraire…chômage, insécurité, violence….

Cette réalité racontée par les médias est mouvante :

« We’re an empire now, and when we act, we create our own reality. And while you’re studying that reality – judiciously, as you will – we’ll act again, creating other new realities, which you can study too, and that’s how things will sort out. We’re history’s actors . . . and you, all of you, will be left to just study what we do.» – Senior Bush Advisor, The New York Times, October 17, 2004

Cette réalité change plus rapidement que la capacité de l’opinion publique à l’appréhender. L’opinion publique a et aura toujours un temps de retard qui permettra à l’hyperclasse de garder la main en maintenant la majorité dans l’ignorance.

Que quelques personnes, quelques pourcent (%) de la population ne soient pas dupes du baratin raconté par les médias, ne changent rien à l’affaire; Nous sommes en démocratie, c’est la majorité qui compte et non quelques individus. Si le système parvient à convaincre la majorité que les fables  racontées sont la réalité, c’est la société toute entière, l’opinion dominante, qui fait pression sur les quelques personnes déviantes et les intimident afin qu’elles se conforment à la vision réelle de la réalité, la leur.

Il y a un conflit intense entre la perception de la réalité par la majorité; la doxa; l’accord commun entre tous les membres d’une même communauté, et les dissidents par rapport à cette doxa. Les personnes politiquement incorrectes dérangent la majorité dans son conformisme, car ils  bouleversent la conscience de cette majorité dans son coté rassérénée et sûre d’elle même.



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