Archive pour novembre 2009

Amok

novembre 22, 2009

Amok : mot malais.

« Manifestation culturellement déterminée et culturellement induite de pulsion homicide. Autrefois considéré comme un acte soudain de folie furieuse, la conduite d’Amok est aujourd’hui reconnue comme l’équivalent d’un suicide dicté par certaines circonstances socialement répertoriées : humiliations conjugales, échecs essuyés en public, e c t . L’Amok consiste à courir les chemins une arme à la main et à tuer toute personne qui viendra à passer, et ce jusqu’à ce que l’individu homicide soit mis hors d’état de nuire.

Cette conduite à été observée dans de nombreuses régions du monde : Mélanésie, Inde, Sibérie, Terre de feu. »                                                                                Dictionnaire de l’ethnologie.

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Il faudra par la suite distinguer différentes sortes d’Amok. L’Amok pur sera celui dans lequel une personne ou des personnes descendront dans la rue et chercheront à tuer le maximum de personnes, prises au hasard, jusqu’à ce que ces personnes soient tuées elles-mêmes. L’Amok pur est un suicide, il se déroule dans un espace de temps court, quelques heures, il est rapide, violent, et se termine par la mort de ses auteurs.

Les exemples d’Amoks célèbres, celui de Colombine, dont les auteurs se sont suicidés; celui du nord-Coréen qui tua 32 personnes aux Etats-unis en 2008 (?); le mois dernier, celui du militaire psychiatre d’origine palestinienne toujours au Etats-unis; En France, celui de Richard Diurne, un français originaire de pays de l’est, me semble-t-il, qui se serait suicidé en se jetant par une fenêtre (ou aurait été suicidé ?). Il en existe de nombreux autres. Les « Serial killing » peuvent être apparentés aux Amoks, en exemple les meurtres en série commis par deux noirs américains jugés récemment, qui tuaient des gens au hasard, cachés dans une camionnette, à l’aide d’un fusil- Même si l’on voit que le temps de l’action ( la durée) et la fin ne sont pas les mêmes.

Susan Klebold sur la tuerie de Columbine | Altermedia Canada

novembre 22, 2009

De nombreux reportages à l’époque prétendirent faussement que les meurtriers étaient des “hégémonistes blancs” (white supremacists) qui voulaient éliminer une masse étudiante qu’ils jugeaient inférieure, le jour de l’anniversaire d’Adolf Hitler. Voyons à ce sujet ce que le documentariste Michael Moore, qui réalisa “Bowling for Columbine”, révéla dans une entrevue disponible sur le site de FoxNews: “L’Idée que Dylan choisit la date de la tuerie parce que c’était l’anniversaire d’Hitler, c’est ridicule. Les gens ne réalisent pas que les Klebold sont juifs. Cela n’aurait pas été la logique de Dylan.”

Plutôt qu’à un groupe “néonazi”, ils appartenaient à une clique estudiantine nommée la “Trench coat mafia”. Les manteaux longs et noirs sont des vêtements iconiques dans la culture juive. Les comportements de ses membres exhibaient également des attitudes homosexuelles.

viaSusan Klebold sur la tuerie de Columbine | Altermedia Canada.

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ici on voit bien que les médias, en cherchant à faire croire à l’opinion publique que les responsable de l’Amok de Colombine étaient des Nazis, ont cherché à charger les chrétiens des péchés d’Israël.

Les différentes façons de gérer la culpabilité

novembre 13, 2009

« La plupart des erreurs des hommes ne consistent pas à se laisser tromper par de mauvaises conséquences, mais à se laisser aller à de faux jugements dont on tire de mauvaises conséquences. »                                                                 Logique de Port Royal     P 10

Port Royal a peut-être raison ; il est possible que les hommes soient dans l’erreur de par ces raisons, mais ce serait leur supposer une volonté non malveillante ; il est plus probable, si on creuse un peu, qu’on trouve l’amour-propre et la culpabilité à l’origine de leurs erreurs. Si c’est le cas, on trouvera  leur volonté de se défausser à l’origine de leur façon de penser ou de leurs erreurs de logique, qui peuvent consister, par exemple, à raisonner à partir des conséquences et non à remonter aux causes, comme le font les gauchistes.

Il est nécessaire de distinguer plusieurs choses, d’abord la culpabilité peut-être très présente au niveau de la conscience et inhiber le sujet de telle sorte qu’elle l’empêche d’avoir une vie normale, comme c’est le cas pour les gens timides ; elle peut aussi être présente sous la forme d’une souffrance de vivre que le sujet (la personne) constate mais dont il ignore l’origine. Cette souffrance de vivre est la base sur laquelle s’appuient les chrétiens pour expliquer le péché originel: «Souffrance et tribulations pour quiconque commet le mal. » NT.

Le sujet peut aussi, comme c’est le cas pour l’opiniâtre, n’avoir aucun affect au niveau de la conscience, aucune souffrance, mais ne pas supporter qu’on lui dise qu’il a tort, qu’on lui fasse des reproches, qu’on l’attaque, et j’avais oublié le principal : qu’on le critique ! Sa culpabilité  n’est donc pas présente dans sa conscience mais ressort à travers ses réactions aux critiques : ce qui se voit dans les blame-games. Cette culpabilité n’est excitée que par l’action d’autrui, comme chez le marquis de Sade, elle ne devient présente et pénible que par la punition, ou les coups, réels ou symboliques, qu’on en reçoit, quel qu’en soit la raison, comme c’est le cas pour les enfants.

On distingue donc deux cas différents, comme le font les aliénistes, parmi les affections mentales : les névroses et les psychoses. Le névrosé est la personne qui a conscience de souffrir d’une affection mentale troublant sa vie quotidienne; alors que le psychosé, s’il a conscience de son état, n’en souffre absolument pas, et n’en est aucunement gêné ; par contre il exporte son stress chez les autres, qui en sont affectés à sa place ; c’est le débat actuel sur les psychopathes : les pervers narcissiques ou les pervers paranoïaques. Ces psychopathes sont des gens sans foi ni loi, manipulateurs et sans scrupules. Toujours selon les aliénistes et d’après le décryptage de leur charabia, il y aurait, au niveau de la conscience des psychosés, un trou dans le signifié, c’est-à-dire, quelque chose qui n’a pas de sens chez eux, cette chose serait la culpabilité. C’est une hypothèse qui doit être confirmée, mais qui expliquerait que certaines personnes, inexplicablement, n’éprouvent aucune empathie à la souffrance d’autrui, et aucun scrupules à faire le mal ou à faire souffrir autrui.

Nous avons vu que l’une des façons de gérer la culpabilité est de l’ordre du négationnisme, il s’agit de nier que le mal est le mal, comme le fait le marquis de Sade ; Une autre façon est de nier le réel, comme le font les accusés au tribunal niant les preuves de leur implication ; Une autre façon consiste à se défausser de ses erreurs et à faire porter le chapeau à des boucs émissaires; Une autre façon, c’est celle de l’opiniâtre qui refuse simplement de reconnaître qu’il a tort, qu’il s’est trompé, qu’il a mal agit. Une autre façon consiste à prévenir toute accusation et à se blanchir par avance, c’est celle des paranoïaques et des hypocrites qui se défaussent préventivement de toute accusation possible alors que personne ne les attaque, ils sont toujours sur la défensive, par exemple les gauchistes qui accusent les français d’être des salauds, des sans-cœur  responsables de tous les malheurs de l’humanité ; et qui, dans le même temps, se présentent eux-mêmes comme des blanches colombes. On peut aussi trouver des personnes qui utilisent des techniques de diversion, qui consistent à détourner les regards vers d’autres problèmes sans rapport avec la cause (eux-mêmes), c’est la technique dite du « drapeau rouge » pour faire attaquer le taureau (il me semble) ; Des techniques d’attaques préventives dans le sens d’inversion accusatoire, qui consistent à accuser préventivement, c’est important, ses accusateurs de ses propres fautes; Ou si l’on veut à éliminer ses juges potentiels.  Et enfin, provisoirement, comme déjà dit, toujours dans cette gestion de la culpabilité, les personnes qui s’excusent sans arrêt de fautes qu’elles n’ont pas commises, qui se justifient sans arrêt, ou qui s’accusent elles-mêmes de fautes en croyant les faire disparaître magiquement, exemple classique celui cité plus haut à propos des gauchistes, et enfin les personnes qui se punissent elles-mêmes sans raison, mais la punition, la repentance est un moyen d’expier ou d’expurger une culpabilité dont on ne connaît pas l’origine, et en dernier recours on trouvera les techniques qui consistent à retourner la culpabilité contre soi-même, à tort ou à raison, ce sont les tentatives de suicide ou les divers types de comportement suicidaires, qui ne sont pas toujours évident, comme on verra plus tard.

En résumé, cette culpabilité est bien présente et explique une grande partie des comportements humains. Pour raisonner à l’envers, le plus évident est que lorsqu’on dit à l’homme qu’il a tort, ou qu’il n’a pas raison, ou qu’il se trompe, qu’on l’accuse, qu’on l’attaque, qu’on le critique : il se sente coupable ; Or la culpabilité est un sentiment désagréable. Pour éviter ce ressenti, l’homme se lance dans une bataille pour prouver qu’il a raison, qu’il n’a pas tort, qu’il est faux qu’il se trompe.

Ceci expliquerait qu’il veuille toujours avoir raison et ne supporte ni  contradiction, ni contestation, ni discussion : Il ne supporte pas d’avoir tort parce que cela le culpabilise !

La négation du Mal

novembre 12, 2009

Le déni de culpabilité

Dans les prospérités du vice, le marquis de Sade invente toute une philosophie pour justifier sa perversion, son discours peut se résumer à cette maxime de La Rochefoucault :

« Notre repentir ne vient point de nos actions mais du mal qu’elles nous causent »

La stratégie qui consiste à nier : «  la tête sur le billot, niez ! » relève du négationnisme. Les négationnistes nient… Ils nient la vérité, la réalité, l’évidence, les preuves, le mal qu’ils ont fait, leur responsabilité, le mal lui-même et ainsi de suite. Mais ici, il faut distinguer deux choses qui paraissent semblables, d’une part les personnes qui nient la réalité, et d’autre part les personnes qui sont accusées d’être négationnistes parce qu’elles refusent de gober les mensonges qu’on veut leur faire avaler de toutes forces.

En résumé le marquis de Sade affirme que le Mal n’est pas le mal,  le Mal n’est que la voix du préjugé enseigné par la rumeur publique, et la crainte du châtiment à venir. La maxime de La Rochefoucault  signifie: nous n’éprouvons de culpabilité que lorsque nous sommes frappés, punis.  Bref, voici ce qu’en dit le marquis de Sade :

« Dans l’acception la plus simple et la plus commune:  le remords, c’est-à-dire l’organe de cette voix intérieure que nous venons d’appeler conscience, est une faiblesse parfaitement inutile, et dont nous devons étouffer l’empire avec toute la vigueur dont nous sommes capables; car le remords, encore une fois, n’est que l’ouvrage du préjugé produit par la crainte de ce qui peut nous arriver après avoir fait une chose défendue, de quelque nature qu’elle puisse être, sans examiner si elle est mal ou bien. Otez le châtiment, changez l’opinion, anéantissez la loi, déclimatisez le sujet, le crime restera toujours, et l’individu n’aura pourtant plus de remords. Le remords n’est donc plus qu’une réminiscence fâcheuse, résultative des lois et des coutumes adoptées, mais nullement dépendante de l’espèce du délit. Eh ! Si cela n’était pas ainsi, parviendrait-on à l’étouffer ? Et n’est-il pas pourtant bien certain qu’on y réussit, même dans les choses de la plus grande conséquence, en raison des progrès de son esprit et de la manière dont on travaille à l’extinction de ses préjugés; en sorte qu’à mesure que ces préjugés s’effacent par l’âge, ou que l’habitude des actions qui nous effrayaient parvient à endurcir la conscience, le remords, qui n’était que l’effet de la faiblesse de cette conscience, s’anéantit bientôt tout à fait, et qu’on arrive ainsi, tant qu’on veut, aux excès les plus effrayants ? Mais, m’objectera-t-on peut-être, l’espèce de délit doit donner plus ou moins de violence au remords. Sans doute, parce que le préjugé d’un grand crime est plus fort que celui d’un petit… la punition de la loi plus sévère; mais sachez détruire également tous les préjugés, sachez mettre tous les crimes au même rang, et, vous convainquant bientôt de leur égalité, vous saurez modeler sur eux le remords, et comme vous aurez appris à braver le remords du plus faible, vous apprendrez bientôt à vaincre le repentir du plus fort et à les commettre tous avec un égal sang-froid… Ce qui fait, ma chère Juliette, que l’on éprouve du remords après une mauvaise action, c’est que l’on est persuadé du système de la liberté, et l’on se dit: Que je suis malheureux de n’avoir pas agi différemment! Mais si l’on voulait bien se persuader que ce système de la liberté est une chimère, et que nous sommes poussés à tout ce que nous faisons par une force plus puissante que nous, si l’on voulait être convaincu que tout est utile dans le monde, et que le crime dont on se repent est devenu aussi nécessaire à la nature que la guerre, la peste ou la famine dont elle désole périodiquement les empires, nous serions infiniment plus tranquilles sur toutes les actions de notre vie, nous ne concevrions même pas le remords ; et ma chère Juliette ne me dirait pas que j’ai tort de mettre sur le compte de la nature ce qui ne doit l’être que sur celui de ma dépravation……

… Il y a donc de la folie, de l’extravagance, et à ne pas faire tout ce que bon nous semble, et à nous repentir de ce que nous avons fait. Le remords n’est donc, d’après cela, qu’une faiblesse pusillanime que nous devons vaincre, autant que cela peut dépendre de nous, par la réflexion, le raisonnement et l’habitude. Quel changement, d’ailleurs, le remords peut il apporter à ce que l’on a fait?  Il n’en peut diminuer le mal, puisqu’il ne vient jamais qu’après l’action commise; il empêche bien rarement de la commettre encore, et n’est donc, par conséquent, bon à rien. Après que le mal est commis, il arrive nécessairement deux choses : ou il est puni, ou il ne l’est pas. Dans cette seconde hypothèse, le remords serait assurément d’une bêtise affreuse: car à quoi servirait-il de se repentir d’une action, de quelque nature qu’elle pût être, qui nous aurait apporté une satisfaction très complète et qui n’aurait eu aucune suite fâcheuse ? Se repentir, dans un tel cas, du mal que cette action aurait pu faire au prochain, serait l’aimer mieux que soi, et il est parfaitement ridicule de se faire un chagrin de la peine des autres, quand cette peine nous a fait plaisir, quand elle nous a servis, chatouillés, délectés, en quelque sens que ce puisse être. Conséquemment, dans ce cas-ci, le remords ne saurait avoir lieu. Si l’action est découverte, et qu’elle soit punie, alors, si l’on veut bien s’examiner, on reconnaîtra que ce n’est pas du mal arrivé au prochain par notre action que l’on se repent, mais de la maladresse que l’on a eue en le commettant, de manière à ce qu’elle ait pu être découverte; et alors il faut se livrer sans doute aux réflexions produites par le regret de cette maladresse… seulement pour en recueillir plus de prudence, si la punition vous laisse vivre; mais ces réflexions ne sont pas des remords, car le remords réel est la douleur produite par celle qu’on a occasionnée aux autres, et les réflexions dont nous parlions ne sont que les effets de la douleur produite par le mal que l’on s’est fait à soi-même: ce qui fait voir l’extrême différence qui existe entre l’un et l’autre de ces sentiments, et, en même temps, l’utilité de l’un et le ridicule de l’autre. Quand nous nous sommes liés à une mauvaise action, de quelque atrocité qu’elle puisse être, la satisfaction qu’elle nous a donnée, ou le profit que nous en avons recueilli, nous console amplement du mal qui en a rejailli sur notre prochain! Avant que de commettre cette action, nous avons bien prévu le mal qu’en ressentiraient les autres; cette pensée ne nous a pourtant point arrêtés: au contraire, le plus, souvent elle nous a fait plaisir. Lui permettre plus de force après l’action commise, ou une manière différente de nous agiter, est la plus grande sottise que l’on puisse faire. Si cette action influe sur le malheur de notre vie, parce qu’elle a été découverte, appliquons tout notre esprit à démêler, à combiner les causes qui ont pu la faire découvrir; et sans nous repentir d’une chose qu’il n’a pas été en nous de pouvoir arranger autrement; mettons tout en œuvre pour ne pas manquer de prudence à l’avenir, tirons du malheur qui a pu nous arriver de cette faute l’expérience nécessaire à améliorer nos moyens, et nous assurer dorénavant l’impunité, au moyen de l’épaisseur des voiles que nous jetterons sur l’involontaire dérèglement de notre conduite. Mais, par de vains et inutiles remords, n’entreprenons point d’extirper les principes, car cette mauvaise conduite, cette dépravation, ces égarements vicieux, criminels ou atroces, nous ont plu, nous ont délectés, et nous ne devons pas nous priver d’une chose agréable. Ce serait ici la folie d’un homme qui, parce qu’un grand dîner lui aurait fait mal, voudrait à l’avenir se priver à jamais de ce repas.

La véritable sagesse, ma chère Juliette, ne consiste pas à réprimer ses vices, parce que les vices constituant presque l’unique bonheur de notre vie, ce serait devenir soi-même son bourreau que de les vouloir réprimer; mais elle consiste à s’y livrer avec un tel mystère, avec des précautions si étendues, qu’on ne puisse jamais être surpris. Qu’on ne craigne point par là d’en diminuer les délices: le mystère ajoute au plaisir. Une telle conduite, d’ailleurs, assure l’impunité, et l’impunité n’est-elle pas le plus délicieux aliment des débauches ? »                                                                Prospérités du vice.

Sade continue assez longuement, par exemple :

« Pourquoi ne se repent-on jamais d’un crime de libertinage ? Parce que le libertinage devient très promptement une habitude. II en pourrait être de même de tous les autres égarements; tous peuvent, comme la lubricité, se changer aisément en coutume. »

« Tous les êtres qui t’entoureront te paraîtront autant de victimes dévouées par le sort à la perversité de ton cœur; plus de liens, plus de chaînes, tout disparaîtra promptement sous le flambeau de tes désirs, aucune voix ne s’élèvera plus dans ton âme pour énerver l’organe de leur impétuosité, nuls préjugés ne militeront plus en leur faveur, tout sera dissipé par la sagesse. »

« Ô Juliette, si tu veux, comme moi, vivre heureuse dans le crime…   et j’en commets beaucoup….   si tu veux, dis-je, y trouver le même bonheur que moi, tâche de t’en faire, avec le temps; une si douce habitude, qu’il te devienne comme impossible de pouvoir exister sans le commettre ; et que toutes les convenances humaines te paraissent si ridicules, que ton âme flexible, et malgré cela nerveuse, se trouve imperceptiblement accoutumée à se faire des vices de toutes les vertus humaines et des vertus de tous les crimes: alors un nouvel univers semblera se créer à tes regards; un feu dévorant et délicieux se glissera dans tes nerfs, il embrasera ce fluide électrique dans lequel réside le principe de la vie »                                         P 28

Le marquis de Sade

La gestion de la culpabilité

novembre 8, 2009

La fable ci-dessous explique la façon dont la culpabilité était gérée dans la plupart des  sociétés païennes :

Les animaux malades de la peste:

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom)
Capable d’enrichir en un jour l’Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n’en voyait point d’occupés
À chercher le soutien d’une mourante vie ;
Nul mets n’excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n’épiaient
La douce et l’innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient ;
Plus d’amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit: « Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie
aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L’histoire nous apprend qu’en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point, voyons sans indulgence
L’état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J’ai dévoré force moutons ;
Que m’avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m’est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s’il le faut ; mais je pense
Qu’il est bon que chacun s’accuse ainsi que moi
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.

— Sire, dit le renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Eh bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d’honneur.
Et quant au berger, l’on peut dire
Qu’il était digne de tous maux,
Étant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire. »
Ainsi dit le renard, et flatteurs d’applaudir.
On n’osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l’Ours, ni des autres puissances
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu’aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L’âne vint à son tour, et dit : « J’ai souvenance
Qu’en un pré de Moines passant,
La faim, l’occasion, l’herbe tendre, et je pense,
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n’en avais nul droit, puisqu’il faut parler net. »
À ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu’il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout le mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l’herbe d’autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n’était capable
D’expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir.

Jean de La Fontaine
Recueil II, livre VII

Les animistes sacrifient des poulets, mais les sacrifices humains de masse étaient la règle du temps des conquistadors, chez les Aztèques et les Incas. Ils sont toujours en vigueur aujourd’hui dans nos sociétés civilisées et chrétiennes, ils sont juste dissimulés, car ils sont une partie semble-t-il de l’âme humaine. La religion Chrétienne est basée sur le sacrifice de Jésus qui a dit à ses apôtres : «  buvez et mangez car ceci est ma chair et mon sang ».

Toutes les religions, toutes les cultures géraient la culpabilité par des sacrifices d’animaux ou  des sacrifices humains, d’une façon ou d’une autre. Ici, on se sent coupable parce qu’on est frappé, on attribue les coups reçus à des Dieux. On imagine que la nature à une âme humaine (animisme) et qu’elle se venge des hommes qui l’ont offensée. Pour réparer la faute commise, on imagine d’offrir en sacrifice le faible ou l’andouille qui se sait pas se défendre, rebaptisé pour l’occasion le plus coupable, qui est celui à qui on peut imputer la culpabilité : l’âne.

Le principe est celui du bouc émissaire qu’on charge de tous les péchés d’Israël, avant de le sacrifier pour l’envoyer Ad Padre se présenter devant Dieu en rachat des fautes de ceux qui l’ont envoyé.

«Bouc émissaire : bouc que le grand prêtre chargeait de tous les péchés d’Israël et dont l’immolation effaçait tous les péchés d’Israël.   »                   Dictionnaire des expressions.

«Tous les péchés d’Israël : ensemble des péchés, faute, erreurs qu’on reproche à un groupe humain quelconque, pays, nation…     »                   Dictionnaire des expressions.

Actuellement on voit bien que le bouc émissaire du système est le peuple français à qui sont reproché tous les péchés d’Israël, c’est le cas de le dire. Si on dresse une nouvelle fois la liste des péchés : les  Français sont des colonialistes ayant exploités et pillés l’Afrique (selon les imbéciles gauchistes), des esclavagistes, des brutes bêtes et méchantes, avinées, racistes, fascistes e c t .

Qu’y a-t-il de si désagréable dans le fait qu’on vous adresse des reproches, qu’on vous accuse, qu’on vous dise que vous avez tort, que vous vous êtes trompé, qu’on vous attaque ? C’est qu’on fait de vous le coupable qu’on prépare à son sacrifice.

Celui qui vous accuse a peut-être raison; peut-être a-t-il tort; peut-être dit-il la vérité; peut-être vous accuse-t-il à tort; peut-être se trompe-t-il; peut-être vous calomnie-t-il !? Si vous ne vous défendez pas, vous serez l’âne de la fable, le lion dira à l’assemblée : « Tout le monde est d’accord pour celui-là ? Alors sacrifié !» Vous porterez le chapeau, vous serez le fusible qui sautera et le problème sera réglé !

Il existe d’autres façons de gérer la culpabilité.

Pouvoirs

novembre 8, 2009

Il n’y a que trois pouvoirs, celui de l’argent lorsqu’il est utilisé comme un moyen de chantage, celui des médias, et celui de la police. Le besoin, la conviction, la force. L’éducation est aussi un pouvoir, mais elle provient des trois autres. Si on pousse plus avant, le pouvoir de l’argent et celui des médias sont garantis par la force, le système dans son entier repose sur la police ; Si on veut affaiblir le pouvoir central, il faut affaiblir celui de la police.

La dictature actuelle est encore obligée de respecté les formes de la démocratie, car la majorité est BCC, (blanche, chrétienne, caucasienne) et attachée aux principes démocratiques, de plus, si le système jetait le masque aujourd’hui, il apparaîtrait pour ce qu’il est aux yeux du monde entier : perfide. Sa police est blanche pour des raisons d’identification, de légitimité et de confiance. La majorité des policiers, excepté les abrutis gauchistes, sont en accord avec nos idées, ils sont en première ligne et bien informés, il n’empêche que leur action vise à empêcher tout contestation de la part des français, à les paralyser. Les policiers sont donc des ennemis objectifs, ils imposent les abus de pouvoir du pouvoir, par exemple le racket des automobilistes. Sur le terrain c’est un outil de contention, de contrôle et de répression. Ce qui s’oppose à l’affaiblissement de ce pouvoir, c’est le système en soi, les policiers eux-mêmes, le niveau de violence qui les rend nécessaires, l’intérêt personnel des droitistes et des apparatchiks et la crainte de l’anarchie, ou la conscience de la nécessité de la juste obéissance, comme le dit Prévost-Paradol.

Les nationalistes sont loin de ces analyses, la plupart sont contre la DDH, alors que celle-ci fixe les limites des divers pouvoirs. Deux pages à lire, dix-sept articles à comprendre… ! La DDH explique au peuple, à chaque citoyen, quels sont ses droits en cas d’abus du pouvoir. Aussi longtemps qu’on n’entrera pas dans les débats sur le rôle normal de la police, et celui que le pouvoir lui fait jouer actuellement, on n’avancera pas.

Le mythe d’Adam et Êve

novembre 7, 2009

Êve a convaincu Adam de manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, transgressant tous deux un  commandement de Dieu et acquerant ainsi la connaissance du bien et du mal. Par  cette connaissance, ils savent qu’ils sont nus, ils se vêtissent, ils acquièrent la pudeur. Pour les punir de leur désobéissance, Dieu les chasse du paradis, ils deviennent mortels. Ou, ayant acquis la connaissance du bien et du mal,  ayant acquis la conscience, ils savent qu’ils vont mourir. En raisonnant par syllogisme, on peut interpréter de cette façon : par la transgression des commandements de Dieu, de la Loi, on devient coupable (par définition), mortel, destiné à mourir, donc condamné à mort.

Êve a écouté le serpent, c’est un symbole qui a plusieurs sens. Lorsque Jésus traite les pharisiens de race de serpent, engeance de vipère, c’est une façon de leur signifier leur scélératesse. Mais le serpent est aussi  une métaphore visuelle (?) du membre masculin, donc un symbole du principe mâle, du Vir d’Aristote,  de ce qui donne l’intelligence.

Plusieurs interprétations sont possibles. 1) Êve a commis une scélératesse en relation avec le sexe en vue d’acquérir la connaissance du bien et du mal : du Vir, du principe mâle. C’est le péché originel, de là découlent les tribulations et les souffrances des hommes et des femmes :

«   Alors Yahvé dit au serpent : « Parce que tu as fais cela, maudit sois-tu entre tous les bestiaux et toutes les bêtes sauvages. Tu marcheras sur ton ventre et tu mangeras de la terre tous les jours de ta vie.Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ton lignage et le sien. Il t’écrasera la tête et tu l’atteindras au talon. »

A la femme il dit : «  Je multiplierai les peines de tes grossesses, dans la peine tu enfanteras des fils. Ta convoitise te poussera vers ton mari et celui-ci dominera sur toi. »

A l’homme il dit : « Parce que tu as écouté la voix de la femme et que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais interdit de manger, maudit soit le sol à cause de toi !          A force de peine tu en tireras subsistance, tous les jours de ta vie. Il produira pour toi épines et chardon et tu mangeras l’herbe des champs. A la sueur de ton visage tu mangeras ton pain, jusqu’à ce que tu retournes au sol, puisque tu en fus tiré. Car tu es glaise et tu retourneras à la glaise. » »

***

Dieu dit au serpent : « Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ton lignage et le sien. »

Deux sens possibles suivant que le serpent symbolise la scélératesse ou l’Homme.

Dieu dit à la femme : « Ta convoitise te poussera vers ton mari et celui-ci dominera sur toi. »

Ce que convoite la femme, c’est le Vir. Ce qui domine la femme c’est le Vir.

2)  Une deuxième interprétation du mythe serait de dire que la scélératesse est un moyen d’acquérir la connaissance humaine, d’approcher de la mort  et de Dieu.

On pourrait résumer ce mythe simplement en utilisant des mots grossiers pour qualifier Êve et sa descendance. Les pères de l’église chrétienne ont ensuite créé un autre mythe, celui de la vierge Marie, qui a annulé celui d’Adam et Êve car il était fataliste et contenait une malédiction.

 

Source, Bible; Génèse 2-16 :

«Yahvé Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Eden pour le cultiver et le garder.

« Et Yahvé Dieu fit à l’homme ce commandement : « Tu peux manger de tous les arbres du jardin. Mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas, car, le jour où tu en mangeras, tu mourras. »

Yahvé Dieu dit : «  Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie. »

Yahvé Dieu modela encore du sol toutes les bêtes sauvages et tous les oiseaux du ciel, et il les amena à l’homme pour voir comment celui-ci les appellerait : chacun devait porter le nom que l’homme lui aurait donné. L’homme donna des noms à tous les bestiaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes sauvages, mais, pour un homme, il ne trouva pas l’aide qui lui fut assortie. Alors Yahvé Dieu fit tomber une torpeur sur l’homme, qui s’endormit.  Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. Puis de la côte qu’il avait tiré de l‘homme, Yahvé Dieu façonna une femme et l’amena à l’homme.

Alors celui-ci s’écria :

« Pour le coup, c’est l’os de mes os et la chair de ma chair. »

Celle-ci sera appelée femme.

Car elle fut tirée de  l’homme, celle-ci ! »

C’est pourquoi l’homme quitte son père et sa mère et s’attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair.

Or tous deux étaient nus, l’homme et la femme, et ils n’avaient pas honte l’un devant l’autre.

 

3/    le récit du paradis

 

Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que Yahvé Dieu avait faits. Il dit à la femme : « Alors Dieu a dit : Vous ne mangerez pas de tous les fruits du jardin ? ». La femme répondit au serpent : «  Nous pouvons manger des fruits des arbres du jardin. Mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous ne mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sous peine de mort. »

Le serpent répliqua à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal. »  La femme vit que l’arbre était bon à manger et séduisant à voir, et qu’il était, cet arbre, désirable pour acquérir le discernement. Elle prit de son fruit et mangea. Elle en donna aussi à son mari, qui était avec elle, et il mangea.

Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrir et ils connurent qu’ils étaient nus ; ils cousirent des feuilles de figuiers et se firent des pagnes.

Ils entendirent le pas de Yahvé Dieu qui se promenait dans le jardin à la brise du jour, et l’homme et la femme se cachèrent devant Yahvé Dieu parmi les arbres du jardin. Yahvé Dieu appela l’homme : «  Où est-tu ? » Dit-il. « J’ai entendu ton pas dans le jardin, répondit l’homme ; j’ai eu peur parce que je suis nu et je me suis  caché ». Il reprit : «  Et qui t’a appris que tu étais nu ? Tu as donc mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ? «  L’homme répondit : « C’est la femme que tu as mise auprès de moi qui m’a donné de l’arbre, et j’ai mangé ! ». Yahvé Dieu dit à la femme : «  Qu’as-tu fait là ? » Et la femme répondit : «  C’est le serpent qui m’a séduite et j’ai mangé ! »

Alors Yahvé dit au serpent : « Parce que tu as fais cela, maudit sois-tu entre tous les bestiaux et toutes les bêtes sauvages.

Tu marcheras sur ton ventre et tu mangeras de la terre tous les jours de ta vie.

Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ton lignage et le sien. Il t’écrasera la tête et tu l’atteindras au talon. »

A la femme il dit : «  Je multiplierai les peines de tes grossesses, dans la peine tu enfanteras des fils. Ta convoitise te poussera vers ton mari et celui-ci dominera sur toi. »

A l’homme il dit : « Parce que tu as écouté la voix de la femme et que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais interdit de manger, maudit soit le sol à cause de toi !

A force de peine tu en tireras subsistance, tous les jours de ta vie. Il produira pour toi épines et chardon et tu mangeras l’herbe des champs. A la sueur de ton visage tu mangeras ton pain, jusqu’à ce que tu retournes au sol, puisque tu en fus tiré. Car tu es glaise et tu retourneras à la glaise. »

L’homme appela sa femme « Eve » parce qu’elle fut la mère de tous les hommes. Yahvé Dieu fit à l’homme et à sa femme des tuniques de peau et les en vêtit. Puis Yahvé Dieu dit : «  Voilà que l’homme est devenu comme l’un de nous,  pour connaître le bien et le mal !  Qu’il n’étende pas maintenant la main, ne cueille aussi de l’arbre de vie, n’en mange et ne vive pour toujours. ! »  Et Yahvé Dieu le renvoya du jardin d’Eden pour cultiver le sol d’où il avait été tiré.

Il bannit l’homme et il posta devant le jardin d’Eden les chérubins et la flamme du glaive fulgurant pour garder le chemin de l’arbre de vie. »

Le Blame-game

novembre 6, 2009

« Il n’y a point de personnes qui aient plus souvent tort que celles qui ne peuvent souffrir d’en avoir »                                                                                                    La Rochefoucault

Les opiniâtres, les ambitieux, les malhonnêtes gens, les égoïstes, les personnes qui se trompent toujours, les « loi du cœur », les « loi du plus fort » et d’autres…  se mettent sans arrêt en faute. Lorsque leurs torts leur sont reprochés, elles ne le supportent pas, elles nient ; mais elles ne nient pas seulement les fautes commises ; la réalité ; la vérité ; l’évidence ; elles nient aussi leurs responsabilités dans les problèmes qu’elles ont crées :                                                   CE N’EST PAS DE LEUR FAUTE !

Mais il y a faute, il faut donc bien que le tort soit d’un coté ou de l’autre. En niant l’évidence, en refusant de reconnaître leurs torts, elles rejettent ce tort qui passe sur le compte d’une autre personne. Admettons, dans le cadre d’un travail, une erreur a été commise, il s’agit de déterminer qui est l’auteur de la faute afin d’éviter que la même erreur ne se reproduise et ne fasse à nouveau perdre de l’argent à l’entreprise. Admettons que le responsable de la faute refuse systématiquement de reconnaître ses torts, nie, mente et soit de mauvaise foi ; la faute ne peut donc lui être imputé, le tort non plus et la culpabilité non plus !…….

Mais il y a faute, il faut donc que celle-ci soit à quelqu’un….

La partie se joue à trois :

Il y a X ; il y a la Faute ;  et il y a Y.                                                     Il faut que la faute soit à X ou à Y                                                      Si X est le fautif, en rejetant cette sa faute, c’est exactement comme s’il la mettait sur le compte de Y.

C’est le « Blame-game » ; le jeu :

Qui a raison ; Qui a tort ? À qui la faute ? Qui est le coupable ?  Si ce n’est moi, c’est donc toi !

Le plus souvent les blame-games se jouent à deux personnes, le fond de la plupart des querelles consiste à savoir qui a raison, qui à tort ; il est sous-entendu que si ce n’est moi, c’est donc toi.

Les opiniâtres, particulièrement pleins d’amour-propre et voulant toujours avoir raison, se trouvent pris dans ces jeux de culpabilité. Leur attitude qui consiste à raisonner à l’envers pour nier leur implication, est une habitude qui fausse leur raison et leur jugement, provocant  ces situations qu’ils détestent tant.

Il s’agit bien d’une histoire de culpabilité, car celui a tort, c’est le coupable, et le coupable c’est le condamné à mort, symboliquement, mais la limite du symbolique à la réalité est floue, et la culpabilité, un sentiment extrêmement désagréable.  Le plus souvent les querelles les plus enflammées portent sur des futilités et pourtant dégénèrent violemment. Qu’il y a-t-il de si insupportable ?

Mais encore, ces gens qui se trompent, qui vous trompent, qui se veulent vos bergers, qui prétendent connaître votre bien et le vouloir pour vous ; vous placent dans des situations fausses. Elles vous font du tort ou vous placent dans votre tort, et ensuite en refusant de reconnaître leur  responsabilité, vous font porter le chapeau à leur place.

Ceux qui comprennent le caractère opiniâtre et le Blame-game peuvent voir de leurs yeux la culpabilité « agir » certaines gens; Ils passent leur vie à se défausser des problèmes qu’ils  créent ; ils sont pris dans les filets de cette culpabilité à leur insu et à leurs dépends, et dans le même temps, la nie en raillant le christianisme et le péché originel…qui en affirment l’existence.

C’était l’introduction vers la culpabilité, le plan est ici :

https://antidragon.wordpress.com/2009/11/01/manque-de-temps/

Le caractère opiniâtre =>

https://antidragon.wordpress.com/category/la-tante-a-dany/

Le résultat des Blame-games =>

https://antidragon.wordpress.com/2009/09/18/les-sophismes-dinteret-damour-propre-et-de-passion/

Manque de temps.

novembre 1, 2009

Je n’ai plus le temps d’approvisionner ce blog, d’autres activités me prennent tout mon temps, j’essayerai de poster de temps en temps, il reste à traiter :

De la culpabilité et de sa gestion, c’est une entrée vers la religion, celles-ci définissent une culpabilité par transgression d’une Loi, avec un grand L. La Loi chrétienne est : « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse»; Celui qui transgresse cette Loi devient coupable, c’est-à-dire condamné à mort, réellement. C’est une entrée vers les suicides et les conduites suicidaires ou l’Amok. Le condamné à mort peut se donne la mort lui-même ou se rendre si insupportable que d’autres le tuent, comme dans l’Amok. La main invisible qui pousse le coupable à se donner la mort, est appelée Dieu dans les religions pacifiantes, animisme ou christianisme. Le problème est de déterminer ce qu’est Dieu et sa Loi.

J’exclu de ces explication les religions sectaires dont le but n’est pas le bonheur ou le bien-être des adeptes, mais un objectif de puissance absolue ou de domination mondiale.

Parmi les façons de gérer la culpabilité, on trouve les pratiques de sacrifice de boucs émissaires, l’ancienne religion des juifs, ainsi que les meurtres rituels ou sacrificiels, c’est la même chose, (voir la fable de La Fontaine : «  les animaux malades de la peste ») ; les pratiques qui visent à pousser des personnes au suicide, et les demandes de pardon, comme dans la religion chrétienne.

Une analyse du gauchiste mènerait vers le verbe créateur : c’est le fait pour un menteur de finir par se convaincre que les mensonges qu’il racontent sont la vérité, alors même qu’il sait qu’il ment. Les gauchistes croient que ce qu’ils disent est la vérité, ou qu’il suffit de dire une chose pour qu’elle soit vraie. La vérité, pour eux, c’est ce qu’ils disent, ce qui sort de leur bouche. Jésus dit :

« Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche de l’homme qui le souille, mais ce qui en sort : ses mauvaises paroles »

Ainsi le gauchiste parle toujours en Bien et jamais en Mal de peur de faire surgir Satan, le Mal.

Saint Jean :  « Au commencement était le verbe et le verbe était auprès de Dieu et le verbe était Dieu »

Avec le verbe créateur, il y a comme un principe premier générateur ou à l’origine de la parole, ce qui fait l’homme, ou qui est Dieu. Ce principe premier sera corrompu par les manœuvres qui visent à corrompre le langage, à lui retirer son sens vrai ; les mensonges, les promesses non tenues, les parjures, les abus, de confiance, de faiblesse, les tromperies, les inhibitions forcées  imposées par les tyrans,  l’interdiction de dire la vérité, la propagande

Les prières seraient comme des paroles magiques destinées à recréer ce qui est perdu, elles doivent être récitées à voix haute, en raison du verbe créateur.

L’ensemble forme un système qui rend cohérent l’histoire, la psychologie, l’éducation, la religion, la politique.