Du mépris

On méprise ordinairement ce que l’on considère moralement inférieur à soi. La vertu définie par Aristote : les qualités résultant du vir, de l’intelligence, cette vertu méprise la bassesse (1) ou la scélératesse, dont le symbole est le serpent, – voir l’histoire d’Hercule dans laquelle, petit enfant, il terrasse deux serpents. –  Dans ce cas, la valeur selon laquelle on considère supérieur ou inférieur à soi est la vertu. Mais cette valeur n’est pas reconnue par tous les hommes, enfin si, lorsqu’il s’agit de leur intérêt collectif, tous se retrouvent pour célébrer ces grands principes moralistes professés par la gauche, mais lorsqu’il s’agit de chacun individuellement, c’est alors l’intérêt ou l’amour-propre qui sont privilégiés. Le riche méprisera le pauvre, car la valeur selon laquelle il jugera supérieur ou inférieur est la richesse ; il se croit humainement supérieur en raison de sa richesse ou de son pouvoir, sa valeur est donc pervertie. Un autre jugera supérieur ou inférieur selon son Ego, s’il est aimé d’untel, ce sera un homme de bien, s’il n’en est pas aimé, ce sera le contraire. Le plus courant c’est de prendre pour valeur l’intérêt personnel, et de juger autrui en fonction cet intérêt, celui qui sert cet intérêt sera estimé, celui qui le dessert  sera un homme de rien (Dans l’amitié d’Aristote, il est distingué trois sortes d’amitié : selon la vertu, l’utile, le plaisir.);  Le sentiment du mépris sera perverti si la valeur  est perverse, ces valeurs sont très diverses, pour l’un ce sera une similitude goûts, pour un autre l’appartenance à une côterie, pour cet autre, la mode du moment ; pour cet autre, une revanche à prendre : « On a fait comme ça avec moi, je fais comme ça avec les autres » ; Et ainsi de suite.

Dans tout système existe une valeur centrale autour de laquelle est forgée une moralité, une estime et un mépris, en fonction de ce qui est estimé supérieur ou inférieur à cette valeur ; peut-être tout un univers mental structuré de la façon dont l’explique Descartes (2) dans les passions de l’âme, définies par rapport à un objet dont la présence ou l’absence excite l’amour ou la haine, l’estime ou la mépris, et dont découle tout un système mental.

D’un point de vue pratique, il faut définir les valeurs auxquelles on croit pour éviter le flou, la confusion

1) Article ci-dessous ou ici:

https://antidragon.wordpress.com/2009/10/17/lestime-et-le-mepris/

2) Article ici :

https://antidragon.wordpress.com/2009/08/21/lordre-des-passions-selon-descartes/

https://antidragon.wordpress.com/2009/08/21/simplification-passions/

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