La conscience selon Hegel- III

Marx n’a pas inventé le concept de « classe sociale », celui-ci est exposé de façon très claire dans la politique d’Aristote, c’est une lutte pour le pouvoir entre différentes factions qui n’ont pas les mêmes intérêts.  Il n’a pas inventé le concept de conscience, celui-ci se trouvait chez Hegel, et enfin Marx n’a pas inventé non plus le concept de conscience de classe, celui-ci se trouvait chez Aristote, ici :  Aristote; Politique; Riches et pauvres; Marx, comme tous ces intellectuels partisans, a surtout rendu les choses obscures; sa renommé vient probablement de la publicité que lui a fait sa propre communauté à travers les médias qu’elle détient; De la même façon qu’aujourd’hui, la célébrité des artistes vient de la voix des médias plutôt que de leur talent, exemple, Amy Winehouse…..

La conscience comme exposé par Hegel et Aristote se forme lentement au fil des années qui comptent, principalement les années de l’enfance, et selon les modalités du vécu de ces années : des expériences de vie. Ce qui différencie par exemple un Barnier : le ministre,  d’un SDF alcoolique, c’est que l’un a accumulé dans sa mémoire des expériences pénibles, douloureuses et que celles-ci sont présentes à chaque instant dans sa conscience : il boit pour compenser le stress qu’il éprouve, il se sent disqualifié et minable, alors que le premier par les souvenirs d’expériences rassérénantes, de confort de vie aisé, d’adoubement, est sûr de lui-même, bien dans sa peau et se sent qualifié. Ce qui veut dire que la différence entre l’un et l’autre n’est pas une différence d’intelligence ou d’utilisation adroite de la raison, mais une différence d’état de conscience. Pour l’un et l’autre, la vérité de la réalité (le réel) sont différentes, ils jugent de la réalité à travers leur état de conscience, celle-ci venant de la somme des expériences accumulées en mémoire. Il est évident qu’une personne déprimée n’aura pas la même appréciation des évènements à venir qu’une personne optimiste, c’est une différence de subjectivité, les « sujets » sont différents. Même si la conscience est un état relativement stable dans le temps, elle varie aussi en fonction des circonstances provisoires, telle situation rendra joyeux, ou provoquera telle émotion affectant l’état de conscience, puisque sentiment et émotion sont des affects de la conscience.

Pour résumer on pourrait dire : une conscience « EST », rien d’autre ! Elle est dans l’immédiateté, le « ici et maintenant ». Elle ne raisonne pas. Elle est sa propre vérité. C’est un état stable. Les consciences communiquent entre elles : elles sentent; l’état de conscience d’une personne est ce que l’on ressent à son contact.

Pour faire une comparaison qu’on me pardonnera, mais la citation n’est pas de moi :

« Une femme qui n’est pas capable de réflexion trouve quelque soulagement dans la petitesse même de ses vues, elle ne sort point du tourbillon qui l’environne. Elle ne voit rien au delà du présent. En un mot, elle ne pense point. » Histoire de Clarisse ; Richardson

C’est cela une conscience : ce qui est présent dans le ici et maintenant !

Les deux premiers articles:

la-conscience-selon-Hegel

la-conscience-selon-Hegel-II

Conscience qui sélève

Conscience qui s'élève

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