La conscience selon Hegel – II

Conscience libre

Conscience libre

Hegel était un professeur de philosophie, un aristotélicien ou péripatéticien : qui enseigne en marchant comme le faisait Aristote. L’intérêt de son étude à propos de la conscience : Page 1, ligne1, de l’introduction:

« C’est une représentation tout à fait naturelle de penser qu’en philosophie, avant d’aborder la chose elle-même, savoir, la connaissance effective de ce qui est en vérité, il est nécessaire de s’accorder préalablement sur la connaissance de ce que l’on considère comme l’outil qui permettra de s’emparer de l’absolu, ou comme le moyen au travers duquel on l’aperçoit. »

La conscience est l’outil de perception, d’appréhension de la réalité extérieure. C’est par la perception par la conscience, de la réalité extérieure que s’élabore la vérité de cette réalité du monde extérieur, ou la philosophie de la vie : les conceptions de l’homme. Or le problème est celui-ci : la conscience perçoit-elle la réalité, ou n’en perçoit-elle qu’une apparence à travers le filtre déformant de l’état de conscience dans lequel elle se trouve ? Un exemple d’état de conscience qui conduit à une vision déformée et absurde de la réalité, voir dans la catégorie : loi du cœur, l’état de conscience correspondant à « la loi du cœur et la folie de l’infatuation. »

Voilà la problématique traitée par Hegel. La vie depuis son début, est une succession d’états de conscience, conditionnés par les sensations : ce qui vient des sens, puis par les perceptions : ce que l’on reçoit de la réalité et l’élaboration qui en résulte. Quelques-uns de ces états : la conscience vile, la conscience noble, la conscience raisonnable sans volonté, la raison, la loi du cœur et la folie de l’infatuation ; la vertu et le cours du monde : l’hypocrisie ; la conscience maître et la conscience esclave ; la conviction morale : la belle âme ; ensuite dans l’exposé de l’errance de la conscience à la recherche de la certitude d’elle-même, Hegel termine son livre par la conscience en relation avec la religion chrétienne et finit par le savoir absolu : « contenu simple du Soi-même comme étant l’être ; la science comme concevoir de soi par le Soi-même ; ou encore l’esprit dans son retour à l’immédiateté existante. »

Plus ou moins, la façon de procéder de la conscience est une forme de dialectique, la conscience pour progresser, pour dépasser un état de conscience, créé une autre conscience qui se regarde elle-même de l’extérieur. Mais selon Lacan : le psychanalyste, il semblerait que la conscience, le plus souvent soit dans une refente, c’est-à-dire un état de pétrification, de blocage dans un état de conscience dont elle ne peut plus bouger, dans un immobilisme morbide : « Après l’école….Leur vigueur mentale a fléchi ; la sève féconde est tarie ; l’homme fait apparaît, et, souvent c’est l’homme fini. Celui-ci rangé, marié, résigné à tourner en cercle et  indéfiniment dans le même cercle, se cantonne dans son office restreint ; il le remplit correctement, rien au delà. » Gustave Lebon. Un exemple de blocage dans un état de conscience : l’opiniâtreté, dans la catégorie : «  tante à Dany ».

Maintenant que nous avons établit des états de conscience dans lesquels existent des certitudes, une persuasion et vérité de soi-même, on peut noter que cette vérité de soi-même est projeté dans le monde extérieur, et pris pour la réalité de ce monde extérieur, car il y a une  subjectivité de l’état de conscience dans lequel on se trouve. Si par exemple on naît riche ou pauvre, dans un pays en paix ou en guerre, dans un pays riche ou sous-développé, la perception de la réalité ou la conception de l’homme en société ne sera pas la même. Ensuite on constate au quotidien que l’on a affaire à des personnes : des consciences, dans lesquelles existent un savoir suffisant, un devoir résultant de ce savoir, une conviction et une persuasion censées valoir pour tout le monde…A gauche, nous trouvons des personnes dont les convictions sont extrêmement fortes, des leaders : ces « convaincus énergiques » dont parle Gustave Lebon ; persuadés de tout savoir, d’agir pour le bien de l’humanité, d’avoir un devoir à remplir, une mission sur terre ; Mais si l’on questionne ces gens quant à connaître les raisons par lesquelles elles prétendent commander autrui, savoir ce qui est bon pour lui, savoir de quels droits elles imposent l’obéissance, ces personnes renvoient celui qui les questionne, à son intériorité dans laquelle il est censé trouver les mêmes évidences que celles qui se trouvent en eux, ces personnes sont incapables de verbaliser leur savoir, leur devoir, leur conviction intime : ces entités sont vides. Quel est le programme du parti socialiste ? Personne ne sait, personne n’est capable de le dire.

A droite on trouve des personnes sûres d’elles-mêmes, hautaines, suffisantes, qui en imposent. Ces personnes donnent l’impression de détenir un savoir inconnu du quidam; De ce savoir découlerait leur autorité et l’obligation pour le quidam de leur obéir comme à des supérieurs : c’est un dû qu’elles lui imposent. Ceci n’est qu’un leurre car ce savoir n’existe pas ! Mais pour le savoir encore faut-il connaître intimement ces personnes.

Regardez l’émission:  » Faites entrer l’accusé. » présentée par Christophe Hondelatte, dans laquelle il interviewe des personnes réelles à propos d’affaires réelles, ces personnes ont de la prestance, mais au-delà ……?

Belle âme

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