L’utilité des sondages

Le système pour sa gestion propre, dispose de deux moyens, l’un d’action, l’autre de vérification des effets de l’action : les médias pour l’action et les sondages pour la vérification.

D’abord, vous passez à la TV : vous faites un discours; puis vous lancez un sondage pour connaître les effets de votre prestation, ou de votre discours.

Lors du premier contact avec les sondés, les sondages ne sont pas présentés pour ce qu’ils sont, une raison, autre que politique, est avancée; sans quoi la plupart des sondés refuseraient de répondre; C’est la théorie de l’engagement qui postule qu’une action engage à la poursuite. C’est-à-dire si l’on accepte de répondre à quelques questions présentées comme anodines, on se sent obligé, par la suite de continuer à répondre, par l’effet de l’acceptation, le « oui », et le fait d’avoir commencé; Alors même que l’on s’aperçoit que les questions vont au-delà de ce à quoi l’on accepte de répondre; et au-delà de ce à quoi le sondeur s’était engagé. Mais le rythme des questions est mené tambour battant et ne laisse pas le temps au sondé de se reconnaître.

Evidemment, les politiques ont besoin de savoir ce que pense les Français, il leur faut connaître leur degrés de confiance dans l’électorat : ce qui plait et déplait, enfin de modifier leur communication.

La règle de base de toute manipulation c’est de se déterminer d’après les autres, APRES les autres. Il faut donc d’abord savoir ce que les Français pensent : l’état de l’opinion publique, pour savoir ce qu’on va dire afin d’obtenir l’accord, l’assentiment, le suffrage.

J’ai été plusieurs fois sondé, personnellement, mais le but est de ne sonder que le minimum de Français, de telle sorte qu’ils restent dans l’ignorance des moyens par lesquels on leur arrache leurs pensées. Quelques personnes suffisent pour connaitre l’état de l’opinion, pour une raison simple, c’est que les lois, l’éducation, les médias sont les mêmes pour tout le monde, en France.

Le système repose sur la confiance qui lui est accordée. Si les Français en venaient, un jour, à postuler la malveillance du système à leur égard: ou ils ne répondraient plus aux sondages ou ils mentiraient aux sondeurs, et une donnée essentielle manquerait à la conduite du pays : la connaissance de « l’opinion » de l’opinion publique; Encore celle-ci pourrait-elle être connue par d’autres moyens, mais aussi longtemps que le système est obligé de respecter la démocratie, uniquement dans les formes, il doit faire avec l’opinion publique et lui donner l’impression qu’elle est libre.

Dessin de Konk :



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