Discours de la servitude volontaire

Par Prévost Paradol

« De tous les maîtres qu’il peut avoir, le pire, selon La Boétie, ce n’est point celui qui règne par droit de conquête et qui abuse sans scrupule de son butin, ce n’est point non plus celui qui a reçu son temple comme un héritage et qui le traite en naturel esclave; C’est celui qui :«a le royaume par l’élection du peuple», à qui le peuple lui-même a donné l’état. Il est pire, dit La Boétie, parce que résolu «à ne point bouger» du sommet où on l’a mis, et décidé «à rendre à ses enfants la puissance que le peuple lui a baillée»,  il a plus à faire que les autres pour «” estranger  »  ses sujets de la liberté encore que la mémoire ne soit fraîche». Sa tâche est donc plus difficile que celle des autres; aussi est-il réduit à l’exécuter avec plus d’énergie et plus de violence.
Mais la faiblesse de la nature humaine lui vient en aide, et ceux-là même qui ont d’abord servi par force s’accoutument par degrés à servir. Tout va mieux encore quand est éteinte la génération qui a vu la liberté et que pour les nouveaux venus ce n’est plus qu’un mot vide de sens. « Ceux qui, en naissant, se sont trouvés le joug au col, ne s’aperçoivent point du mal». Mais ils ont perdu tout ce qui fait la dignité de l’homme, et quand on va de Venise à Constantinople, « n’estimerait-on pas que sortant d’une cité d’hommes on est entré dans un parc de bêtes ?»
Deux choses entretiennent cette tyrannie, une fois fondée, l’ignorance et le goût des vils plaisirs. Il faut que le tyran donc proscrive  «les livres et la doctrine qui donnent plus que tout autre chose aux hommes le sens de se reconnaître et de haïr la tyrannie»; il faut de plus qu’il leur prodigue les divertissements les plus capables de les énerver et de les étourdir. C’est ainsi que Cyrus, maître de Sardes, y établit avant tout des tavernes, des théâtres, des jeux et tout ce qui pouvait favorise le goût des plaisirs, et «il se trouva si bien de cette garnison» mise dans Sardes, qu’il n’eût plus besoin d’y tirer l’épée. De même à Rome, où les «théâtres, les jeux, les farces, les gladiateurs, les bêtes étranges, les tableaux et autres telles drogueries étaient les appast de la servitude». La tyrannie n’est pas toujours aussi sincère dans son dessein d’efféminer les hommes, mais La Boétie assure que «sous sa main» elle ne pourchasse jamais autre chose.
Et ce succès obtenu, qui dira l’abêtissement sous lequel sert et languit cette multitude ? Les choses les plus claires lui échappe, et il n’est rien qu’on ne puisse attende de sa stupidité.»

Par Prévost- Paradol de l’académie Française, le texte fait une dizaine de pages – Article consacré au discours de la servitude de “La Boétie”.

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Ici on retrouve les défauts actuels de la police française. Elle est trop autoritaire; Elle exige plus d’obéissance qu’il ne lui en est dûe; Elle « estrange » les Français : en fait des étrangers dans leur propre pays.

Le système fonctionne grâce aux policiers : «Si on n’était pas là…..!», ils pensent que sans eux, ce serait l’anarchie. Ils limitent – inhibent – par leur présence des abus qui, sans cela,  se donneraient libre cours, ce serait la loi de la jungle, le plus fort, ou le plus riche, imposerait sa loi aux autres, et je parle uniquement des franco-français.

On note un changement très récent dans l’attitude de la police, je ne sais pas si cela a été remarqué par d’autres personnes, il faudrait faire un sondage, car ceux-ci sont muets et ne permettent pas qu’on leur pose de question. Peut-être ont-ils compris la gravité de la situation et le rôle qui fut le leur. Avant d’être des dhimmis des caïds de cité, les français furent des dhimmis de la république, d’où un certain désir de revanche. (image ci-dessous)

Ensuite, on retrouve dans la citation de Prévost Paradol, les deux objectifs de tout tyran, pour parvenir, puis se maintenir au pouvoir: abêtir et efféminer son peuple :  l’avilir. C’est à dire lui retirer le « vir » : le principe mâle, le principe raisonnant.

On lui retire le principe mâle par son contraire : on le pousse à se féminiser. On lui retire le principe raisonnant en l’abrutissant.

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2 Comments »

  1. 1
    Mikeharvey Says:

    Hey from Toronto, Canada

    Just a quick hello from as I’m new to the board. I’ve seen some interesting posts so far.

    To be honest I’m new to forums and computers in general 🙂

    Mike

  2. 2
    antidragon Says:

    Thank’s ; You’re welcome


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