La suppression de la rhétorique – 3

Et des hommes et des femmes.

Nos chers démocrates ont supprimé les cours de rhétorique de l’éducation nationale; mais ils en ont conservé la partie la plus manipulatrice et l’ont réservée à l’ENA.  Avec deux ou trois recettes de cuisine, des gens sans intelligence manipulent l’opinion publique.

En supprimant la rhétorique, les républicains ont fait davantage, car on constate que les femmes connaissent d’instinct la nécessité des exordes par insinuation. Ce genre d’exorde répugne aux hommes car il leur semble que la vérité doit se suffire à elle-même : qu’elle est suffisamment éloquente pour se passer d’ornements; ou qu’il doit se trouver quelque malhonnêteté ou quelque hypocrisie, quelque bassesse, à passer par ces tours et détours.

Et c’est qu’en effet les hommes et les femmes sont différents. Les hommes sont dotés du vir, le mot vient de vertu, il a donné les mots : viril, virtuose, avilir (retirer le vir). Le vir c’est le principe mâle, le principe raisonnant !

Dieu dit à la femme : Ton mari dominera sur toi et tu convoiteras. Génèse

Ce qui domine la femme c’est le vir et ce qu’elle convoite c’est le vir.  Le vir c’est ce que les hommes ont et que les femmes n’ont pas.            Rien de nouveau sous le soleil :

– Et je me souviens d’avoir entendu dire d’un grand philosophe, ( Aristote; problemata, 350 avant JC) :

«  D’où vient que la femme aime toujours l’homme qui a été le premier à recevoir d’elle les plaisirs amoureux, et au contraire que l’homme hait la femme qui a été la première à s’unir à lui de cette manière ? Et il donne la cause de cela en affirmant que c’est parce que, dans un tel acte, la femme reçoit de l’homme la perfection, et l’homme de la femme, l’imperfection; et c’est que chacun aime naturellement ce qui le rend plus parfait, et hait ce qui le rend imparfait. Et en outre c’est un grand signe de la perfection de l’homme et de l’imperfection de la femme, que généralement toute femme désire être homme, par un certain instinct de nature qui lui enseigne à désirer sa perfection. »

Castigione, le livre du courtisan, livre III,XV. Publié en 1580, en Italie.

Par contre, et dommage pour nous, les femmes disposent d’une supériorité sur les hommes car le cœur est instinctif chez elles, la suppression de la rhétorique ne leur a donc pas porté préjudice, elles connaissent en naissant, ou par leur mère, je ne sais quelles lois du cœur ; au  contraire des hommes, qui doivent les apprendre :

« La jaserie des femmes savantes n’en impose qu’aux sots. Il n’y a pas une seule grande découverte faite par une femme. Le sexe manque de cette vigueur que le physique prête au moral; mais dans le raisonnement simple, dans la délicatesse du sentiment, enfin dans le genre de mérite qui tient plus du coeur que de l’esprit, les femmes nous sont bien supérieures. »           Casanova; Mémoires

Il suffit aux femmes de ressentir les choses pour les comprendre, elles n’ont pas besoin de les verbaliser, et elles ne le peuvent, elles sont muettes par exemple pour expliquer les règles de l’éloquence, c’est le contraire chez les hommes, il leur faut raisonner pour comprendre et verbaliser….. ils sont handicapés lorsqu’il s’agit de comprendre avec le cœur.

Ainsi les hommes raisonnent et comprennent le monde de cette façon, alors que l’outil de compréhension du monde chez les femmes est leur ressenti, de là viennent les défauts et les qualités des femmes, comme les défauts et les qualités des hommes.

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Exorde par insinuation – >

https://antidragon.wordpress.com/2009/08/03/lexorde/


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