La statocratie, son outil principal.

Le corps enseignant

Pierre Bourdieu, le sociologue, disait qu’on héritait de sa famille trois « capital » : un capital économique, un capital culturel et un capital relationnel. Or si celui qui naît dans une famille de la bourgeoisie en bénéficie bien, celui qui naît dans une famille ouvrière n’en hérite d’aucuns et le système scolaire ne lui transmet rien.

L’école n’éduque pas. Le fait de passer son enfance le postérieur visé sur une chaise avec interdiction de bouger, interdiction de parler, interdiction de prendre aucune initiative, ne peut pas valoir pour une éducation. Le capital culturel transmis est un apprentissage de la discipline et de l’obéissance. Par contre on farcit la tête des enfants avec des choses qui se servent à rien:  les mathématiques, la physique. On les occupe en leur faisant croire que la résolution de  « ax²+bx+c=0 », est de la plus haute importante, et que de sa réussite dépendra leur avenir. Lorsque les enfants s’inquiètent de savoir : « A quoi ça sert ? », aucune réponse ne leur est fournie; ils doivent apprendre à obéir sans poser de question !

Le capital économique transmis par l’école est inexistant, mais encore, on n’apprend pas aux enfants dans quelle société ils vivent : ni le fonctionnement de cette société, ni les règles économiques de base : créer une société, la loi de l’offre et de la demande e c t. Le capital relationnel est peu important, il s’agit des amis d’enfance, le contexte en lui-même n’est pas vraiment favorable pour se faire des amis. On n’y apprend pas ce qu’est un réseau, ni aucune des nécessités de la vie en société. On n’y parle évidemment jamais d’argent, ce serait briser un tabou pour les fonctionnaires. L’enfant n’apprend que ce que le système a besoin qu’il sache, rien d’autre. Le système reproduit donc les inégalités sociales, le pauvre reste pauvre : confirmé par les statistiques.

Mais aussi, l’action de l’éducation nationale est délétère sur les esprits, le ton comminatoire n’a pour but que d’impressionner les enfants et leur inspirer crainte et respect pour les représentants de l’état, pour le reste de leur existence, et ceci sous couvert du « Bien » des gens.

Ici l’esprit fait un paralogisme, ce qu’il voit : des gens qui disposent de l’autorité et qui savent, alors que lui ignore, s’imprime à vie, de telle sorte qu’il réagisse dans la suite de sa vie comme s’il avait acquis un réflexe de Pavlov d’obéissance vis-à-vis des représentants de l’état :

C’est le but principal recherché !

A la sortie, la seule  » instruction nationale » qui leur soit donné est : « cherchez un employeur », l’unique possibilité de  » living » pour eux est le salariat (comme leurs professeurs), ils sont livrés pieds et poings liés aux employeurs, serfs obéissants ne sachant rien.

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2 Comments »

  1. 1

    Deux remarques :
    – l’école publique transmet un capital économique en fournissant gratuitement des cours que peu de personnes pourraient se payer
    – pourquoi ne retenir que les mathématiques et la physique comme choses enseignées qui ne servent à rien ? J’y ajouterais volontiers la littérature, la philosophie, l’histoire, la géographie, l’éducation physique et artistique et la technologie.

  2. 2
    antidragon Says:

    L’éducation nationale, c’est 25 % du budget de l’état, ce n’est pas gratuit.
    Vous êtes ironique, vous me resservez la doxa, comme si je ne la connaissais pas.


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