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Une quatrième constitution

août 12, 2009

La 4°

Il existe donc selon Aristote trois constitutions pures et trois constitutions déviées, respectivement : l’aristocratie, la démocratie, la royauté – l’oligarchie, la démagogie, la tyrannie. – Les constitutions pures ont en vue l’intérêt général, les corrompues celui des gouvernants.

A ces constitutions correspondent les quatre caractères donnés dans la rhétorique. On n’argumentera pas de la même façon selon que l’on se trouve en face d’un homme qui considère que la richesse est la supériorité, ou la vertu, ou la force ou la liberté, la fin de toute chose.

Mais aujourd’hui, il manque une constitution, celle dans laquelle les personnes qu’Aristote appelle les magistrats, sont au pouvoir. Les magistratures sont les emplois publics par lesquels on détient une autorité sur les citoyens. Aristote appelle ces emplois:  » les honneurs ».

Ces magistratures constituent l’appareil de l’Etat, nous aurions donc une constitution dans laquelle les magistrats, les fonctionnaires, gouverneraient le pays dans l’intérêt général, et sa déviation: celle dans laquelle ces mêmes magistrats gouverneraient dans leur propre intérêt.

Trou dans le signifiant : Nous nous trouvons face à deux problèmes : quel nom donnerons-nous à la première constitution et quel nom donnerons-nous à la seconde ?

Dans ces constitutions nous aurions donc un état, un appareil, une hiérarchie…. des fonctionnaires, des hommes d’état, des hommes d’appareil, des étatistes, des apparatchiks, des jacobins ou encore des hiérarques.

Le pouvoir appartenant à l’état, c’est-à-dire aux fonctionnaires, cette constitution serait une apparatocratie, une hiérarchie, une étatocratie ou encore une statocratie. Après recherche, le mot statocratie existe.

Il nous faut maintenant des exemples et des noms pour ces deux constitutions. Il est possible que le socialisme tel qu’il était donné sous Mitterrand soit un exemple de statocratie pure : un gouvernement de fonctionnaires dans l’intérêt général. Exemple de statocratie déviée : le système soviétique dans lequel les apparatchiks se sont appropriés le pouvoir et les richesses. Un autre exemple, le communisme, la dictature du prolétariat, les pauvres gouvernent : la  démagogie selon Aristote.

Un caractère particulier correspond à ces constitutions. Nous essayerons de faire ultérieurement un descriptif de chaque caractère suivant chaque constitution.

Les réfutations sophistiques -3

août 12, 2009

Compléments

– Il faut que celui qui enseigne n’interroge pas mais donne lui-même les éclaircissements, tandis que c’est celui qui dispute qui doit seulement interroger.

– En outre réclamer une réponse par oui ou par non n’est pas le rôle de celui qui démontre, mais de celui qui procède à un examen critique. En effet la critique est une espèce de la dialectique, et a en vue non pas celui qui sait, mais celui qui ignore et prétend savoir.

– Ainsi le combat déloyal dans la discussion est l’éristique : car ceux qui sont résolus à vaincre de toute façon s’emparent de tous les moyens pour y parvenir. Ceux donc qui, pour le seul plaisir de la victoire, agissent ainsi, sont généralement considérés comme des gens disputeurs et querelleurs, tandis que ceux qui ont en vue d’acquérir cette réputation qui mène à gagner de l’argent sont des sophistes : car la sophistique avons-nous dit est une sorte d’art de tirer un profit pécuniaire d’une sagesse purement apparente, et c’est pourquoi les sophistes ne recherchent qu’une démonstration purement apparente. Au surplus ce sont les mêmes arguments qu’emploient les querelleurs et les sophistes, mais ce n’est pas en vue des mêmes fins ; le même argument sera sophistique et éristique, mais non sous le même rapport : en tant que ce qu’il vise est une victoire apparente, il sera éristique, et en tant que c’est une sagesse apparente, il sera sophistique, car la sophistique est une certaine sagesse apparente mais sans réalité.

– La dialectique procède par interrogation.

– C’est encore un principe élémentaire pour obtenir de l’adversaire qu’il énonce soit quelque erreur, soit quelque paradoxe, de ne jamais poser directement une question controversée, mais de prétendre qu’on interroge que par simple désir de s’instruire : car cette façon d’interroger donne du champ pour l’attaque.

– On doit argumenter à partir des désirs et des opinions déclarées.

– La critique est une espèce de la dialectique.

Sophiste célèbre

Sophiste célèbre

Les sophistes se sont fait journalistes, ils se sont vendu à l’oligarchie.