Les réfutations sophistiques

Définitions

I

Parlons maintenant des réfutations sophistiques (1), c’est-à-dire des réfutations qui n’en ont que l’apparence, mais qui sont en réalité des paralogismes (2) et non des réfutations. (3)

Cette confusion se produit en vertu d’une certaine ressemblance.

Le syllogisme (4) est un raisonnement dans lequel certaines prémisses étant posées, une conclusion en découle nécessairement, par le moyen des prémisses posées ; la réfutation est un raisonnement avec contradiction de la conclusion. (5) Or cela les sophistes ne le font pas mais paraissent seulement le faire.

Il existe et un syllogisme et une réfutation apparents et non réels. Et puisque certaines gens trouvent leur avantage à paraître sage plutôt qu’à l’être sans le paraître (car la sophistique est une sagesse apparente mais sans réalité, et le sophiste, un homme qui tire un profit pécuniaire d’une sagesse apparente mais non réelle), il est clair qu’il leur est nécessaire aussi de paraître faire œuvre de sagesse, plutôt que de le faire réellement sans le paraître. Et pour comparer les choses une à une, la tâche de celui qui sait c’est de ne pas dire soi-même de mensonges au sujet de ce qu’il sait et de pouvoir démasquer celui qui en dit ; et cette double tâche consiste, l’une à pouvoir donner la raison des choses, et l’autre à pouvoir la recevoir d’autrui. Il en résulte nécessairement que ceux qui veulent être sophistes doivent rechercher les arguments du genre dont nous venons de parler : cela pour eux en vaut la peine, puisque c’est une capacité de cette sorte qui fera paraître sage, et c’est là ce qu’ils se trouvent précisément avoir en vue.

Qu’ainsi il y ait un tel genre d’arguments, et que ce soit une capacité de ce genre que recherchent ceux que nous appelons sophistes, c’est là une chose évidente.

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1.  Pour dire les choses autrement les réfutations sophistiques sont les âneries que les gauchistes répondent aux militants FN. Ici on s’intéresse aux réponses qui sont faites et en particulier  aux réponses fausses.

2. un paralogisme est un raisonnement faux, involontairement la plupart du temps,  (paralogisme : contre la logique) contrairement au sophisme : raisonnement volontairement faux dont le but est de tromper.

L’étymologie du mot sophiste est sophia: la sagesse. Ce sont des gens qui cherchent à paraître sages comme le dit Aristote.

3. Les sophistes ne font ni raisonnements véritables, ni réfutations véritables.

4. Un syllogisme est un raisonnement juste composé de deux prémisses et d’une conclusion. Des deux prémisses, la majeure est celle qui renferme la mineure.

Majeure : tous les hommes sont mortels.

Mineure : Socrate est un homme.

Conclusion : Socrate est mortel

Les syllogismes sont étudiés dans les analytiques ; On peut mettre les syllogismes en équation à l’aide des signes plus grand, plus petit, appartient, n’appartient pas, inclus, non inclus, inter e c t . . La théorie des ensembles est étudiée en mathématiques, classe de cinquième.

Mineure : Si la suisse est plus petite que la France.

Majeure : Si la France est plus petite que les Etats-Unis.

Conclusion : la Suisse est plus petite que les Etats Unis.

SI S < F et F< EU alors S < EU

5. la réfutation doit contredire l’énoncé de l’adversaire de façon définitive.

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Les réfutations sophistiques font partie des cinq livres de l’organon d’Aristote, la logique, ce sont des livres ardus dont l’utilité n’est pas toujours évidente.

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