Loi du cœur et foule

L’emblêmatique C.

Le public applaudit systématiquement les beaux sentiments et siffle systématiquement les mauvais sentiments.

Il semble que ces valeurs du Bien et du Mal soient celles de la Loi du cœur. La transgression de cette Loi fait le coupable, et le public siffle.

Le public réagit dans l’instantané aux propos qui sont tenu, il n’y a aucune réflexion, il applaudit les belles paroles sans tenir compte de la réalité ou des conséquences qui découleraient de ses prises de positions ; Il siffle ce qu’il perçoit comme de mauvaises paroles, alors que ces paroles énoncent des vérités, alors que c’est la prudence qui s’exprime.

Le public est dans l’instant présent, dans l’immédiateté de son ressenti (le ici et maintenant), il n’utilise pas sa raison pour examiner le vrai ou le faux, le juste ou le non-juste  – Il y a abolition du jugement.

« L’homme est un animal doué de raison »  a dit Pascal, mais l’homme dénoué de raison, qu’est-il ? Son niveau intellectuel est celui d’un animal d’étable.

Ce public révèle son caractère, ces hommes  réunit en foule, se sentent puissants et sûrs de l’impunité,  la masse les protège, ils se laissent aller à leurs sentiments. Les mêmes, pris un par un, ne sont pas aussi assurés et n’osent soutenir  leur sottise aussi ouvertement ; ils se surveillent afin d’éviter la désapprobation et  ne diffèrent de la laisser s’exprimer, que pour la laisser mieux paraître dans d’autres occasions.

Et vous savez quoi ?

Ce niveau Zéro de son intelligence, le public est persuadé que c’est ce que l’humanité peut produire de plus grand, de plus beau, de plus abouti. Que toute civilisation a pour but cette humanité ;  Il se glorifie de ce dont il devrait avoir honte s’il avait une once de cervelle.

Ce qui exaspère et met en colère, c’est qu’il n’est pas possible que l’animal le plus bête ne sache pas qu’il est démagogique et n’ait pas conscience, au fond de lui, des conséquences de ce qu’il propose. Ses torts sont donc volontaires, il y a une volonté de malfaire ; ce qui excite la colère selon Aristote.

On pourrait dire comme Charlotte : bla-bla : «la tolérance ! Il faut me prendre comme je suis ! Il ne faut pas me juger» ; Mais ce public vote, c’est-à-dire qu’il fait supporter ses torts volontaires, sa méchanceté, sa malveillance, à l’ensemble de la communauté. Sa sottise – encouragée par les pouvoirs publics –  se retrouve dans son vote.

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