Le bourgeois

« Ce chevalier de la Morlière qui retape son chapeau sur son oreille, qui porte la tête au vent, qui vous regarde le passant par-dessus l’épaule, qui fait battre une longue épée le long de sa cuisse, qui a l’insulte toute prête pour celui qui n’en porte point, et qui semble adresser un défi à tout venant, que fait-il ? Tout ce qu’il peut pour se persuader qu’il est un homme de cœur ; mais il est lâche. Offrez-lui une croquignole sur le bout du nez, et il la recevra avec douceur. Voulez-vous lui faire baisser le ton, élevez-le. Montrez-lui votre canne, ou appliquez votre pied entre ses fesses ; tout étonné de se trouvé lâche, il vous demandera qui  vous l’a appris ? D’où le savez-vous ? Lui-même l’ignorait le moment précédent ; une longue et habituelle singerie de bravoure lui en avait imposé. Il avait tant fait les mines, qu’il se croyait la chose. »

Opinion de Diderot. (?)

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