L’anticommunisme d’Aristote

Définition:

« Ainsi on peut admettre que les citoyens échangent en commun enfants, femmes et biens, comme dans la république de Platon : Socrate y dit, en effet, que doivent être communs les enfants, les femmes et les acquêts; sur ce point faut-il donc préférer l’état de choses actuel ou suivre la législation décrite dans la république ? »

Principale objection :

« La formule proposée offre encore un autre  inconvénient, car on se préoccupe très peu de ce qui est commun au très grand nombre; on se soucie surtout de ses biens propres, mais moins des biens communs, si ce n’est dans la mesure de son intérêt personnel; on les néglige davantage, entre autres raisons, parce qu’un autre, pense-t-on, en prend soin : c’est ce qui arrive dans le service domestique, où de nombreux serviteurs font quelque fois moins de besogne qu’un nombre moindre. Si chaque citoyen a mille fils, ceux-ci ne sont pas les fils de chacun, mais le premier venu est également le fils du premier venu, si bien que tous s’en désintéresseront également. »

Aristote ; Politique ; livre II.

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